Montréal et la périphérisation économique et politique des régions du Québec : quelques remarques

Montréal et la périphérisation économique et politique  des régions du Québec : quelques remarques

D’où vient l’impression que Montréal se détache un peu plus qu’avant du reste du Québec? Les indices sont nombreux et je n’en ferai pas l’inventaire. Une simple carte électorale avec des couleurs reflétant la représentation politique des circonscriptions en témoigne déjà éloquemment. Mais ces différences ne relèvent pas seulement de la question nationale. S’il est vrai que les circonscriptions anglophones et allophones élisent invariablement des Libéraux, les changements politiques récents témoignent des différences croissantes entre les francophones de Montréal et ceux du reste du Québec. C’est cette dimension qui m’apparaît particulièrement importante. Et contrairement à Bock-Côté, je doute qu’il s’agisse d’une simple imitation du reste de la population montréalaise.

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Quand la radio-poubelle milite contre les poubelles

Quand la radio-poubelle milite contre les poubelles

Les militants « écolos » de ce poste populiste n’en démordent pas. Ils surfent sur des arguments plus ou moins scientifiques qui favoriseraient une autre manière de recycler les déchets de table et autres résidus quotidiens qui n’ont pas d’affaires avec le bac bleu. Ils sont en campagne pour sauver la planète.

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À qui appartient l’accouchement ? À NOUS !

À qui appartient l’accouchement ? À NOUS !

Les voix des femmes et des personnes qui accouchent ne cessent de dénoncer cette emprise sur leur corps depuis des décennies. Là où il devrait y avoir autonomie, il y a infantilisation. Là où il devrait avoir des choix libres et éclairés, il y a souvent une information biaisée, de la coercition et des menaces. Là où il devrait y avoir un esprit de respect des droits universels et des besoins des communautés, il y a centralisation. Et là où l’accouchement devrait prendre son temps et être reconnu comme une expérience unique, il y a une gestion active obsédée avec l’efficacité et la productivité.

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Terrorisme de genre

Terrorisme de genre

Quand le terroriste est un homme cishétéro, qui plus est quand il est blanc, que ses motivations soient misogynes, antiféministes, racistes ou xénophobes, il est magiquement classé sous l’étiquette psychologisante de loup solitaire avec des troubles de santé mentale. Les visées politiques et idéologiques de sa rage meurtrière deviennent soudainement « incompréhensibles », « imprévisibles ». Elles ne le sont pas.

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Aimer comme on fait les révolutions

Aimer comme on fait les révolutions

Le care, ou la disposition à prendre soin et la sollicitude, est généralement réservé aux femmes et relégué à des pratiques largement dévalorisées. Une éthique du care, comme façon d’être et de se présenter à l’autre, n’a rien de la logique et de la rationalité, du calcul et de la compétition, de la performance et de la conquête qui sont mis de l’avant comme mode de vie du succès. Le dévouement, c’est s’exposer, s’exposer au péril, à l’autre tel qu’il est, c’est plonger sans harnais, c’est un geste totalement désinvesti du sentiment de soi, de ses intérêts personnels, c’est un geste d’accueil entier. Le dévouement, c’est l’amour dans sa forme la plus révolutionnaire.

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Soigner sa dépression, c’est bourge !

Soigner sa dépression, c’est bourge !

Là où les préjugés et la panoplie de distractions apaisantes se rejoignent, c’est qu’on fait de la dépression à la fois quelque chose d’exploitable, à la fois un mal individuel dont la responsabilité doit être portée uniquement par celui ou celle qui en souffre. Or, la dépression et les troubles anxieux sont des problèmes de société. Ce sont des réponses normales aux traumatismes, aux abus, aux événements anxiogènes, aux deuils, à la négligence, à la culpabilité, aux patrons tyranniques, à la violence, aux relations utilitaristes, aux relations de pouvoir, aux relations jetables, à la pression de performance, à la faim, à la guerre, à l’exploitation, au mode de vie individualiste, à l’isolation sociale, à la compétition, à la hiérarchie, aux conditions de travail de marde, à la destruction de l’environnement, à l’éclatement du sens, aux carrières qu’on déteste, au sentiment d’impuissance, à l’aliénation, à l’insécurité, name it.

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« Comme des marcassins »

« Comme des marcassins »

Avant-hier de la manière la plus bête qui soit je me suis fait avoir « comme un marcassin* » dirait Astérix. Aujourd’hui, choquée je suis. Contre moi ET mon besoin que la souffrance que je porte s’apaise ET aux conneries que ce besoin semble me pousser à faire. Ce besoin qui devient pressant au point de voiler ma lucidité. Je dois être honnête avec vous. Plus d’une fois j’ai connu cette situation. Par exemple, dans le passé je n’ai pas voulu voir que mon amoureux (de l’époque) était un mythomane, qu’il arnaquait more »

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Rendez-vous Québec Cinéma – Du blanc à faire mal aux yeux

Rendez-vous Québec Cinéma – Du blanc à faire mal aux yeux

Combien de millions dans la production cinématographique et télévisuelle sont ainsi siphonnés des mains des créateurs et artistes professionnels issus de la diversité au profit de la majorité blanche, qui ne vont pas appuyer l’essor socio-économique de cette portion démographique croissante, et contribuer à sa dignité et son bien-être social ?

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Le nom de la bibliothèque d’Arvida rénovée: surtout pas celui de Jean Tremblay – 10 raisons contre

Le nom de la bibliothèque d’Arvida rénovée: surtout pas celui de Jean Tremblay – 10 raisons contre

La rumeur voudrait que le nom de Jean Tremblay circule au sujet de la bibliothèque rénovée d’Arvida. D’aucuns, sans doute ses fidèles acharnés, le peu de membres restant du Parti des citoyens et son chef lui-même entretiendraient cette dite rumeur. Je crois que l’idée d’appeler cette bibliothèque du nom de l’ancien maire serait une décision complètement déplacée pour ne pas dire indécente. Voici pourquoi.

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