Dix ans de radotage

Dix ans de radotage

Comment en sommes-nous arrivés là? Si la situation spécifique et minoritaire des francophones en Amérique du Nord explique en partie pourquoi les questions culturelles se retrouvent régulièrement à l’agenda et que le poids écrasant qu’a déjà eu l’Église catholique explique en partie pourquoi la volonté de laïcité et la méfiance à l’égard de la liberté de culte soit plus forte qu’ailleurs, elles n’expliquent pas tout et surtout, ne justifie en rien l’obsession identitaire et islamophobe dont nous sommes maintenant témoins.

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T’as juste à ignorer…

T’as juste à ignorer…

Avez-vous déjà entendu ça? Solution facile? Manière de se débarrasser des problèmes qui nous sont confiés par un proche? Je vois ça comme de la banalisation d’une situation déplaisante. Sans s’en rendre compte, certaines personnes vont dire ça dans l’espoir que ça aide vraiment quelqu’un mais ça n’aide pas la personne qui se plaint à réaliser qu’elle est dans une situation qui mérite d’être prise au sérieux.

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La croisière ne s’amuse plus

La croisière ne s’amuse plus

Il me semble qu’il faut impérativement écarter des lieux de décisions de la ville tous ceux qui mangent encore à l’auge de l’ancien maire. Tous ceux et celles qui en ont profité pour s’installer à demeure et siphonné les fonds publics sans rendre de compte à personne. Des noms? Vous voulez des noms? Pourquoi pas?

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Brutalité ordinaire?

Brutalité ordinaire?

Et si on voyait les choses autrement? Et si la bienveillance et la douceur étaient la norme? S’il devenait, justement, ordinaire de se faire traiter correctement, avec respect et empathie? Le monde n’en serait-il pas meilleur? La brutalité ne peut JAMAIS être ordinaire, quelle qu’elle soit. Mais, pour ça, il faut d’abord arrêter d’accepter que ce soit ordinaire.

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J’en suis moi aussi

J’en suis moi aussi

Je viens d’un milieu où l’on banalise la culture du viol. Un milieu où les pères passent des commentaires sur la grosseur du cul et des seins de leurs filles. Où les hommes ont les mains longues et la langue salace, et où les femmes se taisent et ne prennent pas leur place. J’ai grandi entre une pile de revues pornos et des affiches de filles à poil sur les murs de la cave chez mon grand-père. Ça m’a complètement fuckée.

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Le NPD et le Québec : réplique à Alexandre Boulerice et critique de la gauche fédéraliste

Le NPD et le Québec : réplique à Alexandre Boulerice et critique de la gauche fédéraliste

Aujourd’hui, en dépit des vœux de la gauche fédéraliste, la faiblesse passagère des forces indépendantistes québécoises ne lui profite aucunement. Les mouvements sociaux voués à la lutte contre les inégalités et l’exploitation ne sont pas plus mobilisés. Ils le sont même beaucoup moins qu’avant. La situation actuelle se caractérise par un blocage majeur. Aussi, si nous voulons cesser de patauger dans les marécages du statu quo, il faut au plus vite opérer la synthèse dialectique de la question nationale et du projet de société dans le cadre de la seule stratégie envisageable dans le contexte actuel : le recours à l’assemblée constituante.

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Carnet de campagne 2 – Comment dire À Dieu à Jean Tremblay?

Carnet de campagne 2 – Comment dire À Dieu à Jean Tremblay?

Certains plus que d’autres vont s’ennuyer du départ de Jean Tremblay comme maire de Saguenay. Ils s’en accommodaient, en profitaient par la bande, en tiraient parti à leur façon. Je pense ici à certains médias (pas tous, mais sûrement la radio radoteuse X et à notre grande étonnement Le Quotidien, acoquiné un moment avec celle-là pour commander un fake-sondage sur la présente campagne électorale municipale). On a demandé aux électeurs si le maire remporterait ses élections s’il se représentait…

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Faux popsicle, faux scandale et autres fausses représentations

Faux popsicle, faux scandale et autres fausses représentations

Ce qui me fait écrire ce matin est le sentiment qu’on s’embourbe dans une polémique qui n’en est pas une. Qu’on s’attaque à une représentation symbolique et sa créatrice, et qu’on l’enrobe d’un discours sans substance. Pourquoi? Selon moi, parce que l’art institutionnalisé ne bouscule rien, si ce ne sont que de pauvres conventions et, dans ce cas-ci de manière encore plus pathétique, autour d’un symbole phallique.

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