L’industrie brassicole québécoise et l’occupation du territoire – une hypothèse

L’industrie brassicole québécoise et l’occupation du territoire – une hypothèse

En cette journée mondiale de l’eau, ressource commune prisée à travers le monde entier, la pertinence de cette action prend tout son sens. La protection des ressources naturelles passe invariablement par l’occupation du territoire. L’implication de la population porte en elle-même l’espoir de sa protection et inspire à plus. Elle nous donne, à nous tous qui habitons ce territoire riche et généreux, la responsabilité de sa défense à tout prix. Pour nous, pour tous les peuples du Monde, pour nos enfants et en l’honneur des défricheurs de ce magnifique pays, nous avons une obligation morale et sociale de nous tenir debout.

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Nous sommes tou(te)s des Barmaids

Nous sommes tou(te)s des Barmaids

Il y a dans cette haine que l’on s’empresse de déverser sur les participantes de Barmaids un aspect profondément paternaliste. N’en a-t-on pas assez de juger les femmes pour ce qu’elles portent (ou ne portent pas, dans ce cas-ci), pour leurs habitudes de vies ou pour leur comportement plus ou moins conforme à l’étiquette féminine? Les filles de Barmaids sont à la fois victimes de pressions sociales qui les poussent à se maquiller ou à s’habiller d’une certaine façon, et shamées de le faire à la manière décomplexée des femmes de tête. Ces femmes sont conscientes de leur pouvoir de séduction et s’en servent, ce qui est effrayant pour ceux qui les regardent, et qui ne cesseront de les remettre à leur place en les insultant (tout en continuant hypocritement de regarder l’émission avec ferveur).

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Pour désintoxiquer le débat : déconsensualisons-le.

Pour désintoxiquer le débat : déconsensualisons-le.

C’est un privilège de pouvoir vivre le débat sans violence, dans le plaisir même de parler pour parler. Il faut prendre compte de ce privilège pour que, lors d’un débat public, si une personne nous applique une étiquette — peut-être même une étiquette infamante —, nous puissions reconnaître la violence de notre propos. Je suis blanche, je ne vis pas le racisme, si une personne racisée me dit que mes propos sont racistes, il faut que je sois capable de le reconnaître pour que le débat se poursuive. Trop souvent je vois des personnes blanches refuser d’admettre que leurs propos sont racistes, ça obstrue la conversation publique, ça violente des prises de parole.

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Les nouvelles hystériques

Les nouvelles hystériques

Mes émotions carbonisent chacun de mes organes, transpercent toute la surface de ma peau; mon corps est lourd d’un vide sans fond, avide de tout ce qui pourrait le combler, quelques secondes durant, au moins, parce que tout ce poids rend ma respiration incertaine. Je ne suis pas une « crisse de folle », je suis tellement plus, folle à la puissance mille, tellement excessive en tout qu’on devrait donner mon prénom aux plus destructrices des tempêtes et, surtout, surtout aux journées les plus ensoleillées.

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Dangereuse Stella

Dangereuse Stella

Le lobby pro-prostitution est très fort ici au Canada et je suis forcée d’admettre que des organismes sous couvert de “soutien” en font partie. On se sert de nous, les membres, pour militer contre les lois qui empêchent la prostitution. On nous pousse même pour aller plus loin; pour décriminaliser l’industrie sous prétexte que cela nous protégera! C’est FAUX. Ce sont les proxénètes eux-mêmes et les clients qui l’espèrent; cette décriminalisation. Ils ont même le culot de nous faire porter les pancartes pour y arriver. Oser dire qu’il faut décriminaliser pour protéger… c’est encore FAUX. Ce milieu restera toujours dangereux.

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Appeler un chat un chat

Appeler un chat un chat

Résister à la culture de l’intimidation qui sévit sur le web implique d’appeler un troll un troll et un cyberharceleur un cyberharceleur. Mieux encore : appeler un cyberharceleur un harceleur, parce que pour la plupart d’entre nous, il n’y a pas de dichotomie entre web et réalité, mais un lien de continuité. Cette continuité devrait faire en sorte qu’on ne diminue pas ce qui se passe sur le web, comme moins vrai parce que virtuel. Les menaces ne sont pas moins des menaces parce qu’elles arrivent par courriel ou par courrier recommandé.

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L’épuisement silencieux des féministes

L’épuisement silencieux des féministes

Quand je parle, on m’écoute d’emblée parce que je suis blanche et éduquée – cette écoute ne doit pas être prise pour acquise, car d’autres n’y auront jamais accès. Cette écoute doit être mise en perspective et critiquée. J’ai côtoyé plusieurs féministes brûlées par le militantisme. Certaines l’ont vécu comme des traumatismes. Certaines se sont tues pour longtemps et elles continuent à être silencieuses. Certaines se reposent temporairement afin de reprendre des forces et de revenir dans un futur proche. Certaines n’ont toujours pas baissé les bras et continuent la lutte. Certaines naviguent toujours comme elles peuvent les eaux tumultueuses de la vie quotidienne, l’engagement militant et leur santé.

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La fin du Progrès-Dimanche: le pire des deux mondes

La fin du Progrès-Dimanche: le pire des deux mondes

Quand je lis dans le papier de Normand Boivin ces phrases suaves tirées du communiqué de presse des patrons du P.D. à l’agonie, j’ai envie de sourire quelque peu pour les avoir lues ailleurs aussi à chaque fois qu’on ferme une entreprise et qu’on met à pied du monde non syndiqué. « Les organisations qui savent s’adapter sont celles qui réussissent le mieux. La nouvelle d’aujourd’hui s’inscrit dans le déploiement de notre nouveau modèles d’affaire » dit Claude Gagnon, pdg du groupe Capitales médias et encore celle-là du président et éditeur du Quotidien, Michel Simard. Le même qui louangeait il y a quelques mois le succès mondial des croisières du maire: « Nous célébrons cette année nos 130 ans d’existence. Notre longévité s’explique par notre leadership en information régionale, notre capacité à prévoir les changements dans les habitudes des lecteurs et notre rapidité à intégrer les nouvelles technologies ».

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Boire et déboires | Qu’est-ce qu’on boit?

Boire et déboires | Qu’est-ce qu’on boit?

Derrière son bar, Patrice me shake un délice à zéro degré d’une extrême simplicité : orange et lime fraîchement pressées, sirop d’orgeat et concombre, le tout servi sur glace et joliment présenté dans un verre en inox. Si plus de bars et restos mettaient autant d’énergie à créer de tels élixirs, j’en serais ravie. Mais les établissements sont frileux à offrir des produits non alcoolisés de qualité. « Il y a une forme de snobisme, déplore Patrice. Pour moi, une carte de restaurant devrait normalement avoir autant de cocktails avec alcool que sans alcool. »

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