L’hymne éditorial

Quand j’avais seize ou dix-sept ans, avec mon premier chum, on écoutait en boucle cette cassette d’Ivy & Reggie, qu’on avait achetée dans un show de brosse (à l’époque, c’était l’unique endroit pour se la procurer). Dans l’auto, même Plume avait pris le bord. On connaissait chacune des paroles de Québec Réveille, on chantait avec tout notre coeur d’adolescent, fous d’espoir. J’ai perdu cette cassette-là en même temps que mon premier chum.

On a lancé Mauvaise Herbe la semaine dernière, après avoir cogité longtemps sur un nom. Au début, j’avais pensé à la Mauvaise Réputation, un genre d’hommage à la chanson de Brassens. Ensuite, on s’est relancés souvent, avec Joël, sans que rien ne nous allume vraiment. Trop ceci, trop cela… Et puis, Joël me dit un jour: la Mauvaise Herbe. Je savais bien qu’il y avait quelque chose de mauvais dans toute cette histoire, on est de la graine de voyous. Tous les deux, on a ce petit quelque chose qui fait qu’on aurait pu mal virer, comme dirait ma grand-mère. Hasard (ou pas), Brassens a aussi une chanson qui s’appelle La Mauvaise Herbe. Plume aussi. Mais celle qu’un ami m’a envoyé cette semaine, je ne la connaissais pas. Étrangement, elle dit tout, très simplement. Tout ce que nous sommes. Tout ce que nous prétendons être. Tout ce que nous devenons. Et elle est d’Ivy.

Effrontée de nature, je lui ai écrit (c’est l’fun pour ça, Facebook). J’ai demandé si on pouvait faire de cette chanson notre hymne éditorial. J’ai poussé l’arrogance jusqu’à lui demander s’il aurait envie de collaborer avec Mauvaise Herbe. À toutes ces questions, la réponse est oui.

Voici donc, en primeur, notre hymne éditorial: Mauvaises Herbes.

Et, à sa guise, comme toute herbe folle et libre, il nous fera l’honneur (et je cite) « à titre de jeannois honorifique et d’amoureux du Saguenay de vous donner des nouvelles de mon île manifestante, ardente et sans sommeil».

Merci Ivy!

Commentaires

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One thought on “L’hymne éditorial

  1. Mr Pink

    J’avais le même âge quand j’ai découvert Ivy et Reggie. Moi c’était à Lévis. Où j’habite encore. Ce sont des influences à jamais ! À ce titre, pourquoi ne pas se servir de FB pour demander pareil à Reggie Brassard, Jeannois pour vrai. Je dis ça d’même 😉

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