Volée de Boisvert contre les carrés rouges

Alors que je me demandais justement par quoi commencer, dans ma série de chroniques sur les ratés des médias face à la crise étudiante, avec comme cas d’école le journal La Presse, la réponse m’est venue en lisant un article de David Desjardins dans le Voir du 14 juin, où l’auteur reconnait en la personne du chroniqueur Yves Boisvert « la voix de la raison », un souci de baser ses opinions sur des « faits en béton», une éloquence certaine et une solide structuration des arguments.

Je reconnais volontiers que Yves Boisvert travaille très fort pour donner à ses chroniques une apparence de mesure et de rigueur logique, mais il aura beau faire, il arrive que son jupon idéologique dépasse.

Je ne prétends pas me situer moi-même en dehors de l’idéologie, au contraire : j’ai les deux pieds dedans et je l’assume. J’aimerais cependant que les journalistes, dont la mission déontologique est de rapporter l’information sans parti pris, reconnaissent également que leur conception du « vrai, du juste et du raisonnable » est susceptible d’être influencée par les valeurs dans lesquelles ils trempent.

Les éditorialistes et chroniqueurs de La Presse semblent convaincus d’œuvrer dans une boîte qui incarne l’opinion équilibrée et la libre expression, mais ils auraient intérêt à s’interroger sur l’influence qu’exerce sur leur jugement un environnement dominé par des idéaux en phase avec le pouvoir politique actuel.

Le phénomène n’est pas exclusif à ce journal, et Noam Chomsky (Manufacturing Consent. The Political Economy of the Mass Media,1988) a montré comment, dans un contexte de concentration et de convergence des médias, le traitement de l’information est souvent biaisé au profit des élites économiques et politiques. Déterminée par le postulat implicite d’une « opinion publique » conçue comme étant majoritairement conservatrice, qu’il convient d’entretenir et de conforter dans ses opinions, la ligne éditoriale tend naturellement à marginaliser les nouvelles jugées menaçantes pour les groupes dominants. Avant d’examiner les raisons profondes de l’existence de ce filtre idéologique, je vais m’attarder à en exposer le fonctionnement.

Pour fins de démonstration, j’ai établi une grille d’analyse en trois axes qui montre comment la désinformation opère dans le dossier de la crise étudiante. Je lis un éditorial ou une chronique en soulignant en jaune tout argument propre à stigmatiser ou marginaliser la position des étudiants (ce qui serait plus admissible si le point de vue gouvernemental était examiné avec la même intransigeance), en bleu tout propos méprisant ou paternaliste envers eux, en vert les arguments avancés sans preuves et la réitération de la propagande gouvernementale (sans jamais la confronter à d’autres sources, comme s’il était inconcevable que le ministère de l’éducation ait pu manipuler les chiffres à son avantage).

Ce qu’il y a d’amusant avec cette technique, c’est que chaque journaliste étudié semble avoir une couleur nettement dominante. Ainsi, on ne s’étonnera pas de constater que le mépris (donc le bleu) l’emporte souvent dans les textes de Pratte et de Dubuc, comme on le verra bientôt dans Mauvaise herbe, alors que chez Yves Boisvert ce sont les arguments tendancieux (et donc le vert) qui triomphent. Faites l’exercice vous-même, vous verrez qu’il ne reste que très peu d’arguments objectifs (laissés en blanc) au terme de la lecture de chacune des chroniques qu’il a consacrées à la lutte étudiante jusqu’à présent.

Que l’on me comprenne bien : Yves Boisvert a droit à son opinion et je ne pense pas qu’il soit de mauvaise foi, mais les arguments réducteurs, le mépris et le manque de distance critique par rapport à ses sources sont à proscrire chez ceux qui prétendent parler au nom de l’intérêt collectif.

Je présente les citations sans commentaires et je m’en remets au jugement du lecteur quant à l’interprétation et la pertinence du classement. Celui-ci n’est pas exhaustif (ce serait beaucoup trop long et fastidieux à faire comme à lire) et il ne rend pas compte des omissions, de tout ce qui aurait pu être dénoncé (arrestations massives, brutalité policière, négation des droits civils), mais qui ne l’a pas été dans sa couverture partielle et partiale des enjeux de la grève étudiante. Je monte ce dossier à des fins documentaires afin que, au sortir de la crise, on se souvienne de ceux qui en ont occulté le sens profond et pour quelles raisons.

 

Réfutation, stigmatisation et marginalisation de la position des étudiants :

 

« S’il y a une «criminalisation» du conflit, c’est que des actes criminels ont été commis au nom de la cause, ou avec la cause comme prétexte. Pas parce que nous vivons dans un État policier. » (La diplomatie étudiante, 17 avril 2012)  

 

« Les premiers responsables des émeutes sont ceux qui la fomentent et la déclenchent – les casseurs. Les suivants, ceux qui l’encouragent ou l’excusent d’avance – toutes sortes de leaders de groupes ou d’opinion. » (Les responsables, 22 mai 2012) 

 

« Il y a des grèves dans des cégeps et des facultés de certaines universités. Après des semaines de tumulte, le gouvernement fait une autre proposition: on étale la hausse sur sept ans. On augmentera les droits de 255 $ par année.

Deux…

Cent…

Cinquante…

Cinq.

Et surtout, les règles des prêts et bourses changeront: pour toutes les familles dont les revenus sont de 60 000 $ ou moins, l’opération sera rentable. L’éducation universitaire coûtera MOINS CHER pour ces familles et sera même un gain net.

Moins…

Cher…

Gain…

Net…

Pour les familles dont les revenus sont de 100 000 $ et moins, l’accès aux prêts sera étendu.

Certains s’endetteront davantage. Mais on prévoit aussi un remboursement proportionnel au revenu, pour aider ceux-là. » (Line Beauchamp, la sacrifiée, 15 mai 2012)

 

« Les leaders étudiants sont assis sur des mandats de grève donnés par moins du tiers des étudiants du Québec. » (Line Beauchamp, la sacrifiée, 15 mai 2012)

 

« Line Beauchamp a défendu une position modérée et parfaitement raisonnable. Elle a présenté un compromis tardif, mais un compromis honorable. Elle a essayé honnêtement jusqu’à l’écoeurement. C’est vrai qu’elle s’est sacrifiée, il n’y a pas d’autre mot. Elle méritait mieux.» (Line Beauchamp, la sacrifiée, 15 mai 2012)

 

« Le règlement proposé par la Ville de Montréal répond à ce problème. Il interdit aux participants à une assemblée de se couvrir le visage «sans motif raisonnable». Le théâtre, le baseball et le cirque sont protégés, n’ayez crainte… » (Le masque, 10 mai 2012)

 

« Ce projet de règlement municipal (régissant les manifestations et le port du masque) ressemble beaucoup à ça: un outil utile, moderne et respectueux de la liberté d’expression. » (Le masque, 10 mai 2012)

 

« Il n’y a pas que les sondages qui confortent Jean Charest. Mine de rien, les deux tiers des étudiants et élèves des universités et cégeps du Québec sont en train de terminer leur trimestre sans drame. À peu près tous les étudiants en sciences, en économie, en commerce, en maths, en droit, en génie, en médecine et en pharmacie sont hors du mouvement. Les associations qui ont voté pour la grève sont essentiellement celles de départements de sciences sociales et humaines et d’arts. » (Les étudiants savent compter, 27 avril 2012)

 

« Mais quand on analyse les améliorations aux bourses et aux prêts proposées hier, les nouvelles modalités de remboursement et l’étalement de la hausse, à 250$ par année, on ne peut plus dire qu’on bloquera l’accès à qui que ce soit. »  (Les étudiants savent compter, 27 avril 2012)

 

« Je rappelle que le gouvernement a décidé de faire passer les droits de scolarité de 2168 $ par année en 2011-2012 à 2493 $ l’an prochain, puis 2818 $ l’année suivante et ainsi de suite pour atteindre 3793 $ en 2016-2017. On peut avoir un très grand nombre d’opinions raisonnables sur la juste part qu’un des futurs nantis de la société devrait payer pour ses études supérieures. Certains disent «zéro». D’autres disent «comme la moyenne canadienne». Le gouvernement a opté pour une augmentation énorme en pourcentage, mais qui nous maintient nettement sous la moyenne canadienne. Cela totalisera au bout de cinq ans 1625 $ de plus par année, soit 813 $ par session. Ce n’est pas négligeable. Mais… une guerre à la jeunesse? Ben coudonc. » (La diplomatie étudiante, 17 avril 2012)

 

Mépris, condescendance et paternalisme :

 

« Mais oui, mais oui. Ce gouvernement a été très nul pour gérer cette crise. Pour l’avoir ignorée si longtemps aussi. Tout ça a trop traîné. Je suggère quand même de conserver un petit bout de chemise pas déchirée. Ça pourrait encore servir. » (Le partage de l’intransigeance, 4 juin 2012)

 

« La cause des étudiants (255$ d’augmentation annuelle sur sept ans, pour laquelle une minorité d’associations ont déclenché une grève illimitée) permet vraiment de dire n’importe quoi. » (La foutue démocratie, 8 juin 2012)

 

« Mauvaise loi, mais on se couvre de ridicule quand on prétend que le Québec «goûte à la médecine de Poutine», comme deux politologues de l’UdeM l’ont fait dans le New York Times. Une p’tite shot de polonium 210 avec ça? » (La foutue démocratie, 8 juin 2012)

 

« Essayons de garder un sens des proportions et de l’histoire, même si l’heure est au lyrisme et aux grandes déclarations sur fond de bruits de casseroles. » (La loi 78 est-elle invalide? 28 mai 2012)

 

« Si bien qu’aucune personne munie d’une calculatrice et d’un minimum d’intelligence ne peut prétendre que l’accès aux études supérieures est compromis. Aucun étudiant québécois talentueux et motivé ne renoncera à l’université à cause de la hausse. (…) Ah, on voudrait des bourses meilleures ET un gel rétroactif? Vous savez quoi? Moi aussi. Et des arbres à caramel. Sauf qu’à un moment donné, un homme a mordu dans une pomme et l’espèce humaine a été expulsée du paradis terrestre. Plate de même. Depuis ce temps-là, on vit dans un monde imparfait. » (Line Beauchamp, la sacrifiée, 15 mai 2012)

 

« Demain, les mêmes qui l’ont traînée dans la boue réclameront qu’on embauche plus de profs dans nos universités. Voilà où on en est ce matin. Juste un peu plus bas. » (Line Beauchamp, la sacrifiée, 15 mai 2012)

 

« Ceux qui défendent le droit de porter un masque dans les manifs ont des arguments valables. Petit hic, ils sont souvent avancés par un groupe en particulier aux États-Unis: le Ku Klux Klan (et ses dérivés). Ah, que voulez-vous, quand on défend le droit fondamental au masque, on ne se retrouve pas seulement avec Julius Grey. » (Le masque, 10 mai 2012)

 

« Hier, on parlait de mépris des étudiants; aujourd’hui, Amir Khadir parle d’une «guerre à la jeunesse». C’est déjà mardi, mais «génocide» et «holocauste du savoir» sont encore disponibles pour quiconque voudrait rajouter une couche de pathos. » (La diplomatie étudiante, 17 avril 2012)  

 

« Pendant ce temps, les leaders étudiants finassent et découvrent avec délices les subtilités du langage diplomatique. Ils ne «condamnent pas» les actes de vandalisme, ils s’en «dissocient». Même ceux qui ne sont pas amateurs de sodomie entomologique auront compris ce que ça veut dire: «On n’a rien à voir là-dedans, mais on n’ira pas jusqu’à dire que c’est pas correct, vu que le gouvernement a vraiment couru après.» Leur argument: il y a déjà les tribunaux pour condamner, ce n’est pas notre mandat. Joli sophisme. » (La diplomatie étudiante, 17 avril 2012) 

 

« Il serait temps que des votes libres soient pris, pour tester l’appui des étudiants à ce refus net de tout compromis. S’ils usent encore de ruses pour empêcher des votes, c’est qu’ils ont de la démocratie une conception qu’ils devraient haïr: l’autocratie. Cette grève, malgré ses allures de mini-carnaval nocturne montréalais, est à bout de souffle et à court d’arguments. » (Une grève à bout de souffle et à court d’arguments, 1er mai 2012)

 

Arguments tendancieux et réitération de la propagande gouvernementale:

 

« Le fond des choses est que l’université québécoise, en particulier l’université francophone, perd du terrain par rapport aux autres universités canadiennes. »  (Les étudiants savent compter, 28 avril 2012)

 

« En comparant les revenus des universités québécoises à la moyenne canadienne, on arrive à plus de 600 millions de manque à gagner. Ça veut dire plus de 1200 profs à temps plein. Et comme les diplômés des universités francophones et les entreprises commencent à peine à fournir leur part pour financer nos universités, on est à la traîne de manière de plus en plus marquée. » (Les étudiants savent compter, 28 avril 2012)

 

« Ça ne paraît pas trop, ça ne fait pas les manchettes, mais petit à petit, l’université québécoise devient de plus en plus médiocre. » (Les étudiants savent compter, 28 avril 2012)

 

« Épluchez tous les comptes de frais des recteurs, sortez toutes les niaiseries administratives, tous les scandales financiers, on n’en sort pas. Cet argent de plus, qui vient des hausses de droits, va combler une partie de ce déficit. La majorité des étudiants l’ont accepté. » (Les étudiants savent compter, 28 avril 2012)

 

« Et quiconque a lu le texte de ma collègue Stépanie Grammond aura bien de la difficulté à prétendre que les propositions du gouvernement sont une terrible injustice. Ce n’est tout simplement pas vrai. L’accès pour les moins nantis est AMÉLIORÉ. Et pour les autres, c’est une contribution supplémentaire étalée dans le temps qui n’a rien d’effrayant. » (Une grève à bout de souffle et à court d’arguments, 1er mai 2012)

 

«Pour résumer ce sondage, on pourrait dire que le Québec en a marre. Ce n’est pas si surprenant. Que ceux qui n’ont jamais changé de poste de radio dans le dernier mois en entendant les mots «conflit étudiant» ou «grève» ou «CLASSE» lèvent la main… » (Le ras-le-bol, 19 mai 2012)

 

« Mais la majorité n’est tout simplement plus capable. Plus capable des images répétitives des manifs de soir, des leaders étudiants abonnés aux chaînes d’info continue, des déclarations ministérielles sur le même et unique et obsédant sujet, jour après jour, heure après heure… Au point d’appuyer largement la loi spéciale. Et de contester majoritairement jusqu’au droit de grève des étudiants, si on se fie à ce sondage. » (Le ras-le-bol, 19 mai 2012)

 

« On sait depuis longtemps que l’opinion publique appuie la hausse des droits de scolarité. Mais on sait depuis plus longtemps encore que les Québécois n’aiment pas la querelle. Ou la manière forte. Alors, une loi spéciale, immédiatement dénoncée comme excessive… J’aurais cru que cela aurait refroidi l’opinion. Eh bien, on dirait que non. Voilà où en est rendu l’écoeurement général. Les deux tiers des répondants y sont favorables – les trois quarts en région! » (Le ras-le-bol, 19 mai 2012) 

 

« Qu’importent les opinions syndicalistes, politiques et médiatiques: le gouvernement a l’appui de la majorité! Un appui de plus en plus fort, à mesure qu’on s’éloigne de Montréal. » (Le ras-le-bol, 19 mai 2012) 

 

« Faut-il rappeler que la majorité des associations et des étudiants ont déjà choisi leur camp? Dans ce contexte, il ne peut pas y avoir de recul phénoménal de la position gouvernementale. » (Les responsables, 22 mai 2012)

 

« Trop facile de ridiculiser ces 35$ de rabais temporaires offerts cette semaine. La hausse a été étalée sur sept ans au lieu de cinq; elle est passée de 325$ à 255$; elle est remboursable proportionnellement au revenu; le régime des bourses et des prêts a été bonifié de telle sorte que les familles les moins riches font un gain net. Le problème de l’accessibilité financière est pratiquement réglé. » (Le partage de l’intransigeance, 4 juin 2012)

 

 « Je sympathise avec ces dizaines de milliers d’étudiants qui seront pris pour reprendre leur trimestre en catastrophe, comprimé à la fin de l’été. Ceux qui sont censés obtenir leur diplôme. Tout ce temps perdu est un gâchis. » (Le partage de l’intransigeance, 4 juin 2012)

 

Commentaires

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11 thoughts on “Volée de Boisvert contre les carrés rouges

  1. Louis-Alexandre Lacoste

    Faut ben être rendu bas pour s’attaquer aux chroniques d’Yves Boisvert. Si les rouges modérés avaient un allié c’était bien lui. Vous auriez dû appeler votre blogue Mauvaise Foi au lieu de Mauvaise Herbe.

    1. Jean-Marc Côté

      ?!!!…

    2. Nicolas Côté

      Je crois que vous mésinterprétez la démarche de M. Vaillancourt, qui travaille à faire ressortir les failles de l’argumentation de Boisvert. Que ce dernier soit considéré comme un « allié » ou « modéré » ne fait qu’ajouter du poids à la démonstration, détaillant ainsi comment il n’y a pas que les démagogues reconnus qui prennent quelques raccourcis…

  2. Alain

    @ Louis-Alexandre. Nous, lecteurs, n’avons pas besoin «d’alliés» mais de journalistes inlassablement curieux qui posent et se posent la sempiternelle question «pourquoi?», pas de «curés» qui assènent LEUR vérité. Autrement dit la vision d’une situation qui les rassure.
    NB La vérité n’est qu’un consensus social, Généralement celui du groupe dominant.

    1. Louis-Alexandre Lacoste

      On est loin de Duhaime et de Martineau ici. Je pense qu’Yves Boisvert fait un excellent travail et qu’il pose les bonnes questions comme vous dites. Il a osé critiquer les rouges (oh malheur) et il devient un ennemi de la vérité, votre vérité évidemment.

      1. Marielle Couture

        C’est drôle, monsieur Lacoste, je trouve qu’en terme de mauvaise foi, vous êtes le plus bel exemple ici. D’ailleurs, qu’avez vous contre Duhaime, ou Martineau?

  3. Daniel Dumaresq

    « Yves Boisvert a droit à son opinion et je ne pense pas qu’il soit de mauvaise foi », je pense que si, qu’il est de mauvaise foi.

    Il y avait dans son article un fait erroné. Je lui ai envoyé la correction par mail avec source fiable à l’appui.

    Je n’ai jamais reçu de réponse, et l’article n’a jamais été corrigé.

  4. daniel laurin

    Bravo m. vaillancourt … un grand-père qui a recu de l’espoir des étudiants pour un monde meilleur ….. oui oui les néo-libéralistes, ça paye pas!

  5. […] Vollée de boivert contre les carrés rouges de Luc Vaillancourt pour Mauvaise herbe http://www.gg.gg/39f […]

  6. […] le bât blesse et je n’ai pas assez insisté, dans mes précédentes chroniques consacrées à Yves Boisvert, Mario Roy, Lysiane Gagnon et Alain Dubuc, sur la situation particulière de l’éditorialiste en […]

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