La fois où j’ai affronté la nostalgie

Parabellum | 5 juillet 2012 | Jonquière

Le 5 juillet dernier, c’était ce fameux concert extérieur de Parabellum à Jonquière en Musique.  Afin de me remettre dans le mood, j’ai ressorti en vitesse quelques CD gravés (les intégraux vols. I et II), finalement trop grafignés, inaudibles. J’ai fouillé dans ma collection de cassettes, mais les copains arrivaient déjà pour boire de la bière de balcon. Ce n’était pas le temps d’écouter du punk/rock sur YouTube avec un montage de photos pixélisées des membres de Parabellum (faut quand même respecter le médium).

J’avais déjà vu ce band deux fois dans ma ville, y’a pas si longtemps. En réalité, je ne les ai pas vraiment vu, parce que des fois, j’ai des réflexions bizarres. J’ai peur de tuer les souvenirs nostalgiques associés à la musique. C’est pourquoi les deux fois que j’y suis allée, je suis restée dehors à fumer des cigarettes, avec les autres gens nostalgiques. Cette fois, j’ai affronté les souvenirs… mes ex, pis le public qui allait avec.

C’est toujours absurde de savoir que le band de France que t’écoutais en boucle à 15-16 ans donne un concert gratuit à trois mètres de ta maison. C’est un peu la même sensation que de voir The Vibrators à Kénogami (2009). On est arrivé après la première partie et l’agent de sécurité a fouillé ma mini-sacoche dans laquelle aucune bière n’y entre, mais seulement 3,4 Tampax. Y’était pas surpris. J’ai tenté différents spots pour voir les gens, sans vraiment apprécier le début du show. La rencontre du premier ex était plutôt agréable. Il faisait encore trop clair. Je feelais tellement pas pour  entendre du nouveau matériel (tant qu’à être nostalgique). La noirceur est apparue en même temps qu’un enchainement de chansons facilement fredonnables, dont le cover de Bang Bang dédiée aux Horny Bitches. Bon, ok. Les vétérans du rock français étaient véritablement top shape sous leurs cheveux blancs. Surtout Sven dans son sublime kit rouge. Les premières notes de guitare de la pièce Osmose 99 ont fait lever les wet t-shirts des garçons plus hyperactifs. Les tranches d’âge se définissaient selon la circonférence du mosh pit. Plus on vieillit, plus on longe les rebords, sauf mon cousin Yves. Lui, il gueulait sans cesse ‘’Si vis pacem Parabellum !’’ J’ai compris que c’tait un vrai fan. Je commençais à trouver ça l’fun. Un moment donné, y’avait deux types en manque d’attention qui sont montés sur le stage. J’ai applaudi. Y’avait aussi une grappe de beaux garçons pas trop humides à droite. J’ai applaudi. Au même moment, j’ai trouvé le truc pour être vraiment aspiré par la musique : Il fallait se planter direct devant le speaker entre les deux Pascale. Le medley de la finale était attendu : La bombe et Moa /ZigZag Rock /Anarchie en chriraquie et même What a Wonderful World (dans un ordre du genre).  Évidemment, Ilot d’Amsterdam est venu chercher en moi quelques émotions. Surtout avec ce contexte extérieur de vent dans les cheveux, près de la rivière. C’tait même un peu kétaine. Mon amie Alex était belle. Je commençais à être dedans, mais la place s’est vidée rapidement à la fin du show. Mon ami Joe a quitté plus tôt, vu qu’il avait une envie pressante. Pourtant, je donnerais un 10 sur 10 aux toilettes chimiques qui étaient ultra spacieuse. C’tait un beau concert frais et familial. J’ai de nouveaux souvenirs, je suis moins nostalgique.

à Ced

facebook.com/parabellumofficiel

photo: Samuel L. C.

Commentaires

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2 thoughts on “La fois où j’ai affronté la nostalgie

  1. Jonathan Gauthier

    l’envie pressante était un prétexte encore bien moins reluisant, crois- moi ! Excellent texte ! J’ai applaudi 🙂

  2. Carl-Luc

    Belle plume j’adore !!

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