728 – Un bon exemple d’intimidation

Connaissez-vous le dicton ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse ? Je trouve que le cas de Stéphanie Trudeau pourrait faire un livre. Vous savez ces livres à morale qu’on nous lisait, petits, Un bon exemple de ? L’histoire de l’agent de police connue désormais sous le nom de matricule 728 pourrait faire un bon exemple d’intimidation.

Je suis d’accord, elle a commis de grosses erreurs. D’énormes erreurs, qui ne peuvent pas demeurer sans conséquences. Elle a manqué de jugement, de discernement. Elle a usé de violence, d’intimidation, abusé de son pouvoir. Elle a négligé l’éthique reliée à son emploi. Elle est un exemple épeurant d’incompétence. Moi aussi, ça m’écoeure. Mais elle a sans doute besoin d’aide…

L’indignation que chacun a exprimé est légitime. Mais les proportions que prennent cette histoire, et la violence de certains propos, lus et/ou entendus sur le sujet me consterne. Que monsieur-madame-tout-le-monde se laisse aller sur les réseaux sociaux n’est pas nouveau, ni surprenant. L’actualité prend souvent une ampleur un peu nounoune sur Facebook et Twitter… en groupe, c’est bien connu, nous ne sommes pas champions de grandeur intellectuelle. Surtout dissimulés derrière notre écran. Mais il y a des limites. Lire un Patrick Lagacé traiter cette policière de TerminaBitch, voir circuler un concours sur Voir pour créer un remix musical sur l’enregistrement de ses paroles, savoir que certaines personnes sont allées jusqu’à divulguer son adresse personnelle sur les Internets et inciter les gens à manifester devant chez elle, qu’on lui profère toutes sortes de menaces, ça me dépasse. Est-ce que vous ne faites pas justement, exactement ce qu’on lui reproche? Violence, intimidation, propos diffamatoires?

Cette personne est un individu qui répond présentement de manière détournée à ses actes. Cette fille-là vit probablement les pires moments de sa vie en ce moment même. Personnellement, je prône la non-violence et le respect. Et c’est exactement ce que nous exigeons des gens qui ont entre les mains autant de pouvoir (et un fusil). Alors, pour paraphraser encore une fois de nombreux parents, tournez donc votre langue (ou votre clavier) sept fois avant de parler. Laissez 728 tranquille.

Oui, c’est toute une culture qui est à changer. Son supérieur a tout entendu et n’a pas réagi à ses propos démesurés et violents. Les policiers se protègent entre eux, et il est difficile, voire impossible, sans preuves solides, de se mesurer à eux devant la justice. Bien oui. Il y a eu de nombreux débordements du côté des policiers durant les événements qui ont secoué le Québec dans les derniers mois. Une enquête publique devrait être réalisée, en bonne et due forme. Mais de grâce, cessez de faire porter à cette seule policière le poids de toute la pourriture du monde…!

Dans une société où l’on a dénoncé l’intimidation à grands coups de publicité, de plogues à Tout le monde en parle, de conférences dans les écoles, de trousses d’information pour les parents, il serait juste de traiter cette personne avec un minimum de respect.

 

 

Commentaires

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32 thoughts on “728 – Un bon exemple d’intimidation

  1. Eric Francis

    Ca te depasse que le monde soit assez en criss pour vouloir des manifs en avant de chez elle?

    Mange 3-4 bons coups dans les cotes pour rien par un policier qui sais qu’il est pratiquement intouchable tu m’en reparleras

    Ce sont des choses que beaucoup de personnes ont vecu cette année dans les manifestations

    Elle a quand meme etouffer quelqu’un pour une histoire de biere dans son cadre de porte… la laisser tranquille?

    Oui elle est comme un paratonnerre de la gronde populaire face au SPVM, mais elle l’a quand meme cherché

    1. Marielle Couture

      Alors dites-moi, elle est où la limite? Sincèrement, vous êtes capable de cautionner un tel acharnement? « Parce que la pointer du doigt, c’est voir l’arbre et oublier la forêt.  » Il faut arrêter de se pointer du doigt et poser les gestes nécessaires envers le SPVM. Cette femme n’est que le symptôme d’un problème plus large, et plus grand. En tant qu’individu, personnellement, je considère qu’elle a probablement suffisamment souffert. Penser le contraire est sadique, et finalement, au même niveau que les gestes qu’elle a commis et les paroles qu’elle a prononcé: d’une bassesse difficile à comprendre.

      1. Eric Francis

        Oui y’a un probleme plus large, mais c’est quand meme des individus qui prennent des decisions qu’ils doivent vivre avec, comme chacun de nous.

        C’est pas « le SPVM » qui a assasiné Freddy Villanueva, c’est Jean-Loup Lapointe.

        Je comprends mal ton indignation, c’est sadique de vouloir pointer du doigt une policiere qui a etouffé quelqu’un pour une histoire de biere dans son cadre de porte?

        Oui elle merite son jour de gloire dans les medias, comme le policier « tin din fesses mon kaliss »

        Je dis pas si on s’acharnerais sur elle pendant des années… mais la la nouvelle a 2 jours…

        1. François

          Met avis que ce que Marielle tente de dire, c’est qu’il n’est pas de notre droit de nous faire justice. Nous avons, en tant que société, accepté le fait que la justice serait prise en charge par certains organismes. Dans le cas de madame Trudeau ce sera le conseil de discipline (ou quelque chose qui prendra une forme semblable je suppose.)

          En fait, on peut faire un parallèle entre cette affaire et celle des pédophiles datant de quelques semaines. Ce n’est pas exactement la même chose, mais dans les deux cas on parle de sécurité publique. Et dans les deux cas, ce n’est pas à moi, ni à toi, ni à Marielle de décider du sort qui attend les contrevenants.

          Maintenant, est-ce que nous sommes en droit de contester ou de questionner les sentences rendues ? Évidemment.

          Donc pour ce qui est de madame Trudeau, je suggère que l’on attende les résultats de l’enquête qui est menée en ce moment (selon le chef du SPVM) et la divulgation des éventuelles sanctions. Après, si ces dits résultats nous semblent injustes, nous serons en droit de lever le ton, mais pas envers madame Trudeau : envers le SPVM.

          1. Katia Michaud

            Ce qui est inquiétant, c’est le laisser-faire du SPVM et des autres instances décisionnelles. Il y a une réaction forte du public et c’est là qu’il y a enfin, une réaction de là-haut. Sinon, après plusieurs trucs du genre des abus qu’elle a fait, peut-être qu’il aurait fallu un mort pour que ça se réveille là haut? Cette expérience filmée et les réactions fortes qui ont suivi du public ressert l’étau sur la prévention et l’éthique que doit avoir tout ceux qui ont un pouvoir sur les individus. En d’autres mots, il y a justice, selon moi, parce qu’en partie, on a réagit!

  2. infotrada

    ssssssssssssssssssss BOn, si mainenant les citoyens ne peuvent plus exprimer leur colère accumulée et leur indignation au nom d’un précepte de sagesse collective, alors vivement un système à la 1984 où chacun est « raisonnable » et pondéré à l’extrème.

  3. Nata_Cz

    Je ne suis pas d’accord avec le fait de faire une chanson, ni se fatiguer à faire des montages avec sa photo et encore moins de dévoiler son adresse mais j’ai beaucoup de difficultés à la plaindre. Cette policière n’est pas la seule qui fait de l’abus de pouvoir basé sur une sorte de profilage et qui se croit elle-même au dessus des lois. Peut-être qu’elle servira d’exemple à d’autres policiers qui eux aussi s’imaginent tout permis. Et c’est fortement dommage qu’il aille fallu que ça se rendre à Radio-Canada pour que les gens agissent. C’est pas la job des journalistes de découvrir toutes les choses croches, il devrait y avoir un encadrement interne. Pareil pour les politiciens qui financent des choses personnelles avec l’argent des contribuables. Tant que les journalistes ne se mettent pas le nez là-dedans, on tient ça mort.

    Aussi, c’est très difficile de rentrer dans la police, très contingenté. Peut-être qu’une réflexion sur ces critères, favorisant ceux qui ont des bonnes notes versus ceux qui ont des capacités sociales, serait une bonne idée. Peut-être que de détecter ceux qui ont des problèmes mentaux, un gros power trip ou un besoin de dominer comme les chiens serait une bonne idée aussi. En tout cas ça mérite réflexion. Et si tout le Québec n’était pas entrain d’en parler on ne sait pas si cette réflexion aurait eu lieu. Il semblerait que dans le cas de Mme Trudelle, les nombreuses poursuites en déontologie n’aillent pas porté fruit.

    Il y a de plus en plus de cas de mauvais traitements par la policière en question qui ressortent dans les médias. Ces personnes, qui se retrouvent avec un casier judiciaire parce que Mme a voulu les punir… leur avenir aussi est potentiellement hypothéqué. Imagine si les 4  »artistes » de l’évènement médiatisé hier n’avaient rien fait, n’avaient pas contacté les médias, peut-être qu’ils auraient été en prison pour entraves et voie de fait.
    Ça gâche la vie, ça coûte cher etc… Eux aussi auront peut-être besoin d’aide.
    Le mec qui se promenait avec son bébé et qui s’est fait traiter comme de la merde et qui a vu la DPJ débarquer chez lui parce que Mme 728 a jugé qu’il poussait mal sa poussette, lui aussi a eu des conséquences à long terme.

    Non, sincèrement je ne suis pas d’accord sur le fait de victimiser cette dame et de la laisser tranquille. Son métier c’est une grosse responsabilité. Elle doit servir et protéger les gens. Pas obliger les gens à se protéger d’elle.
    Peut être que cela servira d’exemple pour tous les autres  »gros bras » qui se pensent tout permis parce qu’ils ont une matraque. Peut-être qu’ils seront obligés de modifier leur comportement…

    Je pousserais même ma pensée plus loin et je dirais qu’elle devrait être répondre devant la justice, la vraie, pour harcèlement, racisme, tenue de propos discriminatoires, abus de pouvoir et voies de fait. Pas seulement devant un comité qui va la suspendre . Les mêmes lois pour tout le monde.

  4. infotrad

    Si les citoyens ne peuvent plus exprimer leur colère accumulée et leur indignation au nom d’un précepte de sagesse collective, alors vivement un système à la 1984 où chacun est « raisonnable » et pondéré à l’extrème

    1. François

      Je comprends mal vos propos. Est-ce que pour vous « indignation » et « raisonnable » sont des propositions qui s’excluent mutuellement ?

  5. Charles

    C’Est vrai cette histore de poussette ?

  6. infotrad

    C’Est tout < fait vrai. Hallucinant. Il se passe des choses bizarres au Service de Polce de la vilel de Montréal. Surtour lorsqu'on voit les bouilles (extrêmement) sympatiques et presqu'affectueuses de leurs porte-paroles. Schi
    Il y a un mécanisme schizophrénique sournois à l'oeuvre
    icitte.

  7. Jean-Serge Baribeau

    *****Violence et vocabulaire*****

    Je crois qu’il est temps, plus que jamais, de rappeler une pétillante et brillante réflexion de Gilles Vigneault, lequel a déjà affirmé:

    «La violence, c’est un manque de vocabulaire.»

    La policière, devenue «vedette», avait un certain vocabulaire, n’est-ce pas! Mais quel vocabulaire atrophié, «barbare» et haineux, lequel n’ouvre assurément pas de larges horizons intellectuels ou artistiques (elle déteste les artistes) et ne permet pas des discussions marquées au sceau de la profondeur et de la finesse.

    Ayant enseigné la sociologie au niveau collégial pendant presque 40 ans, je sais que pour de nombreux étudiants du secteur technique et professionnel, la sociologie, la philosophie, le français et d’autres matières dites «humanistes» sont perçues comme étant des disciplines périphériques et des corvées hélas inévitables.

    Il va falloir que les étudiants en techniques policières soient amenés à comprendre qu’un policier, ce n’est pas seulement un agent de la répression aveugle et systémique.

    Madame Trudeau est loin d’être la seule et unique «coupable» en ce qui concerne les événements récents dont on ne cesse de parler.

    Alors, JE ME TAIS!

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

  8. Josée Renaud

    En fait si on regarde ça avec du recul, cet évènement est un reflet de la propagation de la haine, la société est en colère, ce qui arrive n’est que normal. Nous règlerons le problème par la racine, pas en arrachant des feuilles. Commencer par changer notre vision. L’humain ne fait plus confiance… vers qui se tourner maintenant… en propageant la rage et la violence, on ne fait qu’envenimer la colère. En essayant de comprendre les gestes, la vie de la personne qui a posé ce geste. Se poser la question : pourquoi y a-t-il autant de colère dans cette femme? Avant vous mettre en colère, tourné vous la langue sept fois au lieu de dire j’ai le droit de m’exprimer… Les mots peuvent blesser, les mots peuvent tuer et d’un autre côté, les mots peuvent guérir, les mots peuvent réveiller le beau qui est en chacun de nous. Pensez avant de parler comme le disait si bien nos parents, et s’ils avaient raisons? Celui qui est parfait peut se permettre de juger, si vous ne voulez pas être jugé, ne jugez pas… Au lieu de vous concentrer à vous défendre, et d’accuser, mettez vos énergies à rendre la vie plus belle.

  9. Patrick Dallaire

    Calvaire que je suis écartelé… je lis ce que tu écris et, oui, il y a une grande partie de moi qui est d’accord.

    Oui, elle paie cher. Oui, le système et la gestion du système sont une des principales raisons pour lesquelles c’est arrivé. Au moins trois fois, maintenant.

    Je suis d’accord qu’elle n’a pas à porter sur ses épaules, justement, toute la grogne populaire liée à une partie des interventions lors des manifs du printemps.

    Oui, elle est probablement très malade, et a crissement besoin d’aide.

    En même temps, toutefois, au-delà du système sur ses épaules, il y a sa personne. Et sa personne, elle doit répondre de ce qu’elle a fait.

    Si seulement c’était le premier incident la concernant… mais il s’agit au moins du troisième (une histoire il y a plusieurs années, celle du printemps et maintenant celle du 2 octobre). Elle a donc eu plusieurs fois l’occasion de faire des choix qui l’auraient amenée ailleurs le 2 octobre. Ces choix elle les fait de façon consciente.

    Je souscris à tout ce que tu dis en ce qui a trait à l’intimidation, à la réciprocité, au faisage aux autres ce qu’on voudrait se faire faire.

    Avec ma tête.

    Mais en même temps, y a mon coeur et mes tripes qui ont d’autres penchants. Et j’ai le goût de les exprimer aussi.

    Et j’ai aussi le goût qu’on creuse le système qui permet à une telle terminabitch, justement, de se promener avec un gun, une matraque, du poivre de cayenne et des menottes. Ce système qui fait que quand elle parle de la façon qu’elle parle, son boss à l’autre bout de l’appel semble trouver ça tout à fait normal.

    Ce sur quoi il faut se pencher, et je trouve que ça n’a pas assez été dit, c’est le manque d’amour. Criss, quand tu fais le travail qu’elle fait, il ne faut pas que tu haguisses ta « clientèle ». C’est une job de compassion. Pas une job de répression. Et j’ai l’impression que ça s’est perdu.

    Est-ce que ça s’est perdu volontairement, institutionnellement? J’aimerais croire que non.

    Et qu’elle soit la cause de ces utopiques changements, qu’elle en soit le symbole, le sacrifice? Oui c’est tough. Mais en même temps quand on l’écoute, on ne peut pas s’empêcher de penser qu’elle a choisi ce rôle.

    Et tu parles aujourd’hui que ces temps-ci doivent être les plus mauvais moments de sa vie.

    Sans doute.

    Mais je me demande à quel point elle réalise que c’est elle la mangeuse de marde dans tout ça, et non pas les artiss barbus platoniens…

  10. infotrad

    Pourquoi dites-vous que vous vous taisez? Je trouve votre commentaire très instructif. Surtout qu’il fait valoir l’importance de l’enseignement des sciences humaines.

    1. Jean-Serge Baribeau

      Merci de votre commentaire. Si je me tais, ce n’est pas parce que je ne veux plus rien dire. C’est parce que je pense avoir dit l’essentiel qui est, notamment, de faire valoir l’importance de l’enseignement des sciences humaines. AU PLAISIR!

      JSB

  11. Victor

    Ok, on peut admettre sans hésitations que les insultes et les intrusions dans la vie privée sont de trop.

    Mais on peut aussi espérer que tous ces projecteurs plantés sur ce cas particulier, sur la partie «publique» de ce cas particulier (et les citations exactes de l’agente 728, même remixés, en font partie) pourra accélérer un nécessaire débat social sur la question, peut-être la mise sur pied d’une commission d’enquête, et corriger certains mécanismes qui encouragent les abus policiers.

    Ce n’est pas la première fois, ni la dernière, qu’un cas particulier, intensément médiatisé, se révèle plus efficace pour accélérer les choses que des statistiques et des généralités. C’est bien plate, mais les humains aiment ça mettre des visages sur les situations. Et la lutte contre l’intimidation elle-même est truffée d’exemples particuliers qui ont été fortement médiatisés et qui ont fait bouger les choses.

  12. Marielle Couture nous dit ici « ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse »… bon d’accord, il s’agit d’une citation biblique, qui correspond (malheureusement) aux valeurs de plusieurs dans notre société. Moi, en contrepartie, et en tant que non-croyant, je veux ici utiliser une autre citation biblique pour contredire Marielle. Ecoutez bien:

    Exode 21, 23-25:
    « Mais s’il y a un accident, tu donneras vie pour vie, OEIL pour OEIL, DENT pour DENT, MAIN pour MAIN, PIED pour PIED, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure ».

    Si on applique donc les principles de la bible, on devrait donc:
    – Se saisir de Stéphanie Trudeau,
    – L’étouffer pendant plusieurs minutes,
    – lui envoyer du poivre de cayenne dans la face à plusieurs reprises,
    – la traiter de pleins de qualificatif discriminatoires,
    – lui coller une série d’accusations criminelles sans fondement,
    – et finalement entrer illégalement chez elle, et traumatiser tous ses proches, sans mandat.

    Que cela vous serve de matériel de réflexion, madame Couture, la prochaine fois que vous baserez votre blogue sur des valeurs judéo-chrétiennes. Le même livre maudit, La Bible, renferme bien plus d’appels à la violence que d’appels à la tolérance, à la non-violence et au pardon.

    1. Marielle Couture

      Attention, il y a une différence entre citer un diction bien connu et y « baser son blogue »…

      1. Mais madame Couture, ce dicton que vous avez utilisé, est sur la toute première ligne ! Il semble, après relecture, qu’il est le point pivotant de tout votre argumentaire.

  13. SamB

    Sans doute parce que la population n’est pas dupe. Cette agente a commis des gestes criminels, et pourtant, il n’y aura pas d’accusations portées contre elle. Pourquoi ? Parce que cela créerait un précédant, de la jurisprudence. Ce que la police ne veut certainement pas. Il est là le problème, l’abus de confiance envers les citoyens. Pas de justice ? Alors la population la fait elle-même avec ce que vous appelez de l’intimidation, c’est la sentence de l’agente 728. Dites-vous qu’elle va en subir les conséquences par le peuple et les médias bien moins longtemps que si elle fait de la prison. C’est connu, l’homme oublie vite.
    C’est à elle de se prendre en main, car les autres fois, elle n’a pas compris.

    Peut-être que les quelques claques virtuelles qu’elle recevra lui feront comprendre qu’elle doit se faire soigner/éduquer.

  14. Monica

    Un bel appel à réfléchir à toutes les conséquences de nos actions. Une fille qui se suicide, c’est toujours une de trop même si elle a posé des gestes « dénonçables ». Il faut interpeler les instances concernées à faire leur job!

    1. Nata_Cz

      Effectivement si des personnes lui font des menaces, la police n’a qu’à porter des accusations contre eux. Pour le reste… on ne peut pas toujours penser au fait que les autres pourraient se suicider parce qu’on n’a pas fini… on ne dénoncerait plus les voleurs, fraudeurs ou agresseurs parce qu’ils pourraient se suicider…

  15. JOEL

    Ce sont les hommes qui s’acharnent à cette pauvre femme, la solidarité masculine… Ils ne peuvent pas accepter qu’une femme mette un homme par terre. Combien il ya des hommes policiers qui font les choses pareilles ? Personne ne les pointe du doigt, personne ne compose des chansons dégeuelasses à son propos. Une fois que c’est une femme, tout le monde s’acharne à elle, comme si c’était un bouc émissaire. Les hommes ne sont pas à toucher par une femme, dans cette société machiste. Ce qu’elle a fait, bien sur, n’est pas correcte, mais les gens qui proposent l’exécuter ne sont pas mieux !!!

    1. Nata_Cz

      Je ne pense pas que son sexe aille rapport avec l’attention qu’elle reçoit ou la force avec laquelle on juge ses actions. Dans le passé, ce sont des policiers mâles qui ont été pointés du doigt dans les cas de brutalité policière. Prenons le cas de Barnabé en 1993… La différence majeure de ce cas versus les précédents, c’est l’ère des communications. Et puis il faut rajouter une suite de hasards malencontreux combinés à des gestes vraiment douteux de la part de la madame….
      Si dans la même situation on remplace Mme 728 par exemple par l’agent 123, un homme, pris en photo alors qu’il poivrait des manifestants sans raison (devenu un peu une icone de la force excessive) et que par la suite il vivrait la même situation chez les artissses de la rue Papineau, avec le téléphone qui enregistre et tout, Il lui serait arrivé la même chose selon moi.

      C’est ses gestes à la base qui ont déclenché tout ça. Si elle n’avait pas poivré les gens sans raison personne ne la reconnaîtrait. Si elle n’avait pas ouvert le téléphone (d’ailleurs elle dit qu’ils ont ramassé les caméras et que voulait elle en faire??) là ça aurait été le témoignage des artistes versus la police… Avec quelques photos de l’étranglement peut-être… mais l’effet n’aurait pas été le même. Elle s’en serait ENCORE sortie.

      Alors en somme je pense qu’elle s’est mis dans le caca toute seule. Faudrait pas la défendre d’avantage parce que c’est une femme non plus.

  16. Peut-être qu’elle a besoin d’aide, mais rien ne nous dit qu’elle n’est pas une policière tout à fait normale. Ils et elles ne sont pas tous comme ça, mais il y en a combien des comme ça qui sont protégés par leur chums avec des badges et pas le chef de police et par l’espèce de genre de t’sais d’affaire de déontologie ?

    1. Malheureusement, ils/elles sont tous comme ça. La raison est qu’ils/elles sont tous le produit du même système de formation. C’est dommage, mais c’est la réalité. D’ou le slogan « All Cops Are Bastards » (ACAB).

  17. Je vous avouerai volontiers que je suis parmi les plus actifs sur Facebook pour taper sur 728. Pas mal tout y passe, et c’est un bon défoulement.

    Mes raisons de continuer sur le clou du cercueil ?

    – Stéphanie Trudeau n’a pas encore été congédiee,
    – Elle n’a pas démissioné, mais surtout:

    – ELLE N’A PAS ENCORE FAIT D’EXCUSES PUBLIQUES !

    Qu’elle en fasse, des excuses publiques, et surement nous arrêterons de la harceler sur l’espace virtuel. Jsuqu’à maintenant, seul son patron a fait des excuses auprès des victimes pour les torts causés aux victimes. Alors… pourquoi elle ne s’excuserait pas ? Incapable de le faire derrière son arrogance ??
    Je ne la lacherai pas d’ici là.

    Qu’en pensez-vous ?

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