La folie de Louis-Jean

31 janvier 2013

Louis-Jean Cormier Solo

Théâtre Palace Arvida

 

Mon premier spectacle de l’année, et tout un.

Après un court passage dans le cadre de la tournée Sirius XM le 28 aout dernier, Louis-Jean revient avec un spectacle complet, rodé, une set list solide, et une seule idée en tête ; tout faire casser au Palace.

Promesse tenue, Saguenay a eu droit à un 1h50 rempli de surprises et d’émotions. Cormier a ouvert le bal avec La cassette et un mot de bienvenue alors que Bulls eye, Transistor et J’hais les happy end se sont enchainées  avec force. On s’y attendait, Gaston Miron a fait une petite incursion, avec Au long de tes hanches, suivie d’une nouvelle composition qu’il jouait pour la première fois devant public. Un arrangement qui rend les musiciens nerveux, mais le résultat, au final, était très convaincant. Le titre reste à confirmer, mais la nouvelle chanson d’amour de Louis-Jean devrait s’appeler Si tu reviens.

Après une version très intense et entrainante de Le cœur en téflon, Louis-Jean a interprété Au bord du récif, une chanson composée dans le cadre de l’émission Les voix humaines sur ARTV qui porte sur la situation de la pêche en Gaspésie. Seul sur scène, Louis-Jean avec sa guitare en métal, capricieuse, a su remplir la salle de silence et de respect. Moment bien choisi pour poursuivre avec quelques chansons acoustiques, tous les musiciens autour du même micro, un changement d’ambiance mérité pour Les chansons folles, l’Acenseur, I’ve Just Seen A Face (Beatles) et Un monstre.

Louis-Jean s’est ensuite improvisé humoriste pendant un instant, nous racontant son cauchemar en rapport avec les biscuits aux pépites de chocolat et comme quoi il rageait toujours parce qu’à l’intérieur du sac, les biscuits étaient du côté anglophone de l’emballage… Bref ce fut un moment farfelu, ajoutant à l’imaginaire déjanté de Louis-Jean.

Trêve de bavardage, le show redécolle en force avec un Tout le monde en même temps réarrangé pour tout faire casser. Toute la foule était debout et hochait de la tête de façon très convaincue en suivant le rythme. C’est la cinquième fois que je vois Louis-Jean (avec Karkwa ou en solo) et chaque fois, toutes les chansons ont une touche qui rend l’écoute live unique. Il réussit toujours à aller chercher des arrangements qui prolongent la chanson, qui la diffère de celle de l’album. Chapeau!

On termine le temps règlementaire avec Un refrain trop long et L’air. On finit en douceur, dans la beauté.

En prolongation, le Palace a eu droit à L’épaule froide (de Karkwa) et La seule question,  la dernière chanson de l’album.

En ce qui a trait à l’éclairage, nous avons été grandement gâtés: de beaux effets de lumière, changeants selon l’acoustique, très bien pensés et coordonnés. Et pas de choc électrique cette fois, Louis-Jean avait pensé à tout en amenant une housse pour son micro. Si tu ne comprends pas la référence, l’air est très sec au Théâtre Palace Arvida, et quelques fois les musiciens ont des chocs électriques (léger). Louis-Jean s’en était plaint à plusieurs reprises lors du dernier passage de Karkwa au Palace.

En jasant un peu avec Louis-Jean après le show, j’ai été légèrement déçu, mais pas nécessairement surpris de la confirmation que les chances que Karkwa revienne en studio prochainement sont très minces. « À force de tourner sur des chemins de verre, on finit par glisser », a-t-il lancé sur scène en faisant référence au dernier album du groupe : Les chemins de verre.

J’ai donc passé une soirée mémorable avec de très bons amis, dans un endroit chaleureux, en écoutant un des artistes les plus appréciés et respectés sur la scène indépendante québécoise francophone.

 

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