Antoine Corriveau, le spleen et le St-Maurice

Harmonica, piano, guitare et voix mélancolique. Antoine Corriveau propose un son très folk et parfois country sur St-Maurice/Logan, qu’il a autoproduit.

J’ai découvert l’artiste dans une prestation pour le magazine culturel Voir TV. Son album paru en février dernier, bien qu’il contienne des chansons assez longues, peut devenir assez rapidement un ver d’oreille. Depuis que j’ai acheté l’album, « L’écorce », qui était d’ailleurs la chanson en prestation à Voir, est quasi toujours en boucle sur mon lecteur. La pièce qui débute avec une longue introduction musicale est imprégnée de spleen à peu près comme les quelques douze autres chansons du compact. Bien sur des chansons font exceptions; l’album n’en est pas un qui vous plongera dans une dépression à n’en plus finir, mais on peut croire que dans les cinq, six années qu’Antoine Corriveau a pris pour l’écrire, il a connu plusieurs moments lourds ou sombres.

L’ambiance de l’album se reflète aussi dans la voix du chanteur, Antoine Corriveau, qui y va de nonchalance une piste après l’autre. Dans certaines, comme « L’uniforme » qui est plus rock, on reconnait entre autres des teintes de voix semblables à ce qu’on pourrait s’attendre de Jean Leloup. Il y a aussi l’influence d’Alex Nevsky, qui a collaboré à la création de ce premier opus, qui se fait sentir sur « Qu’est-ce qui te va? ». Corriveau s’est également entouré d’Émilie Proulx, de Guillaume Bacon et de Guillaume Chartrain, qui est en plus bassiste avec Louis-Jean Cormier (du moins il l’était au Théâtre Palace Arvida le 31 janvier dernier).

On devrait entendre le prochain album d’Antoine Corriveau d’ici la fin de 2013 « si tout va bien », dit-il, et il faudra attendre après le lancement de cet album avant son prochain spectacle au Saguenay.

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