Groenland au Sous-Bois

Près d’une centaine de personnes ont décidé de terminer leur semaine par un spectacle de Groenland vendredi le 3 mai. Le groupe était de passage au Sous-Bois de Chicoutimi après une chaude journée ensoleillée.

La nouvelle formation montréalaise a fait paraitre son premier album, The Chase, le 15 avril dernier. Depuis, ils se sont fait connaitre autant par les plus petits médias que par des grands comme Le Devoir, La Presse ou le Voir. Cette reconnaissance médiatique répond peut-être en partie à la quête (chase) de la cofondatrice du groupe, Sabrina Halde, qui est de « trouver sa place dans la musique ». « C’est beau de vouloir faire de la musique, mais c’est la chose la moins certaine du monde », précise-t-elle. La quête de l’autre cofondateur, Jean-Vivier Lévesque, est un peu différente : « c’est une quête d’identité, de jeunesse, de rêve de faire un album, de style ».

Cette quête-là, c’est parti de deux musiciens, qui se sont rencontré à Toronto et qui ont fondé Groenland, auquel se sont greffés d’autres musiciens. Aujourd’hui, ils sont six dans la formation qui agence voix, ukulele, violon, claviers, et autres. Le tout donne un son entre la pop, l’électro et le folk, lié par la voix soul de la chanteuse Sabrina Halde. Son grain de voix explique aussi en partie le choix de l’anglais dans les paroles selon les cofondateurs. Lorsque je les ai questionnés sur le sujet, Jean-Vivier Lévesque a spontanément répondu : « C’était vraiment la voix de Sab ». Pour moi, le choix est un peu décevant parce que leur langue est le français, mais le résultat est tout de même intéressant. Du moins, si c’est pour assurer qu’ils créent, tant mieux : « La musique m’inspire et j’ai des mots qui popent et c’est en anglais. Je ne me pose pas de questions, déjà que j’avais peur de ne pas être capable d’écrire du tout, même en français », a ajouté Sabrina Halde.

Le groupe est « hanté » par un autre stress maintenant qu’ils sont connus. Le défaut de la popularité : « Les gens viennent parce que ils ont entendu parler de nous. Il faut vraiment être bon. Avant on jouait dans des endroits safe pour nous, des endroits qu’on fréquente avec nos amis », explique Sabrina Halde. La foule du Sous-Bois lui a probablement enlevé ce stress. Malgré les 50 minutes de retard, elle a accueilli chaleureusement Groenland et ça s’est poursuivi tout au long du spectacle. Il faut dire que les musiciens étaient bons techniquement; on aurait cru écouter l’album, mais en plus fort. Pour ma part, j’aurais aimé un peu plus de laisser-aller et d’improvisation musicale pour sentir que je vivais un moment unique, un moment que les spectateurs des autres salles n’ont pas vécu. C’est souvent ce qui me déçoit des spectacles des nouveaux groupes, mais, à part ça, j’ai bien apprécié ma soirée : de la musique parfaite pour l’été, parfaite pour un début de fin de semaine.

Et pourtant, il fait froid au Groenland, « Groenland, c’est comme un monde imaginaire où c’est l’hiver, ou on survit en gang où il y a des animaux vraiment « nice », c’est un monde inventé », confie Sabrina Halde.

 

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