Une lettre d’amour

Cher homme québécois, mon semblable, mon égal.

Depuis quelque temps je réfléchis. J’essaie de voir exactement ce que je pense de toi, comment je te vois. Et je me rends compte que je n’aime pas ce que je pense de toi. Je me demande si ce ne sont pas, quelque part, les réseaux sociaux qui me farcissent la tête de pessimisme. Les journaux, la publicité. Pas la télé, je n’ai pas la télé. Mais bon, il m’arrive d’attraper une ou deux émissions au vol, dans une chambre d’hôtel ou chez des amis. Pas trop la radio non plus, ou alors seulement la radio nationale, qui parfois — de plus en plus, misère — tend à verser dans le populisme.

Selon eux, donc, tu es mou, ignorant, testostéroné au point d’en avoir le cerveau ramolli ou bien complètement castré par les retombées du féminisme. Indécis, potentiellement violent, paresseux, souvent abruti, parfois franchement stupide. Raciste. Homophobe. Misogyne. Grossier. Égoïste. Obsédé par ton body pis ton char.

Et quant à moi, selon ce que je peux lire/voir/entendre je suis une ostie de frustrée, trop vieille et trop ronde pour mériter le respect (et l’amour encore moins), une féministe enragée, une bobo de la gaugauche caviar (sérieux, caviar ???), une crisse d’intellectuelle, une crottée d’artisse qui a été trop longtemps à l’école, une mère dénaturée qui devrait passer plus de temps avec sa famille et moins dans les Salons du livre, une cochonne qui écrit des livres avec du sexe dedans, une fucking indian lover, une frappée qui s’habille bizarre et qui reste dans le bois pas de téléphone pis pas de tévé.

Pourtant quand je me regarde, je ne vois pas ça. Je vois une femme libre qui fait tout ce qu’elle peut pour le rester, dans sa tête et dans son corps, et qui milite et agit pour que le monde soit un peu meilleur, une femme qui aime, qui prend soin de sa famille du mieux qu’elle le peut, une enseignante compétente, une personne passionnée, assoiffée de connaissance, une amoureuse aussi, et quelqu’un qui a la curiosité de l’autre et à qui la rencontre de celui qui partage le territoire (et qui était là avant) a fait le plus grand bien, et puis qui écrit des histoires depuis sa toute enfance parce que sans ça elle serait sans doute morte plusieurs fois.

Et toi ? Homme, mon semblable, mon égal. Que sais-je véritablement de toi ?

Si j’éteignais pour de vrai la télé, la radio, Facebook ? Si je refermais les journaux qui tachent l’esprit autant que les doigts, les magazines au papier glacé qui aveugle ? Quel homme verrais-je ? Je regarde autour de moi. Les hommes que je connais. Amoureux, amis, voisins, collègues, parents. Ce sont eux que je vois. Les vrais, en chair et en os.

Y a-t-il un mou dans la salle ? Je n’en connais pas. Je vois des hommes avec toutes sortes de tempéraments, certains plus vifs, certains plus doux, mais pas de mous.

Y a-t-il un ignorant ? Il y a des gars qui ne sont pas allés longtemps à l’école, c’est vrai. Mais ceux-là ils savent remonter un moteur, fabriquer un meuble, jouer de la musique ; ils peuvent reconnaître les pistes de vingt animaux différents ; ils vont réparer ta toiture ; ils vont te raconter toutes sortes d’histoires intéressantes qui n’ont pas cours dans les universités. Il y a aussi ceux qui y sont allés, à l’école, et qui sont intéressants pour autant de raisons. Mais des ignorants dans mon entourage ? Non.

Qu’en est-il de la testostérone alors ? Je vois des amoureux et des pas amoureux. Des qui aiment les femmes et d’autres qui les aiment moins, et certains qui les aiment trop, mais pas de cerveau ramolli par les hormones. Je vois des vrais hommes qui ont à cœur l’égalité de tous et qui se réjouissent que les femmes aient enfin leur place de décideuses en ce monde. La plupart de mes amis mâles, en outre, savent parfaitement bien tourner un compliment, font l’amour dans la tendresse et trouvent niaiseux de siffler une fille dans la rue.

Indécis ? Non. Les hommes que je connais savent ce qu’ils veulent et ne veulent pas. Il arrive parfois que les choses prennent du temps à se faire, qu’ils doivent se réserver des moments d’arrêt pour réfléchir. Mais ils savent où ils vont, mes hommes.

Et la violence ? Ils sont violents, les hommes, non ? Avec toutes ces histoires de viol et de femmes battues ? Là c’est plus délicat. Je connais des femmes qui ont été violées ou battues (ou les deux), mais aucun homme qui ait été victime d’une telle agression. Peut-être qu’il y en a parmi mes amis et qu’ils ne me le disent pas, c’est vrai. En revanche, les gars que je connais ne correspondent pas au signalement de l’homme violent. Certains sont prompts, un peu sanguins. Mais tous considèrent la violence comme l’argument des faibles.

Paresseux ? Voyons donc ! À quoi mesure-t-on le degré de vaillance d’un homme ? Au nombre de fois qu’il crie « Timber ! » dans une journée ? À la quantité de cals qu’il a dans la main, comme un de mes oncles me l’a déjà dit ? Il y a tant de façons d’être vaillant. Tous les hommes que je connais le sont.

Et ils sont intelligents, mes hommes, la plupart sont même brillants. Aucun abruti, aucun stupide.

Raciste ? Homophobe ? Misogyne ? Ouais. Qui n’a pas peur de l’Autre ? Nous entretenons tous une méfiance atavique envers ce qui ne nous ressemble pas. Mais cela surmonté, et assez vite à part ça, je vois des êtres ouverts et accueillants, prêts à partager la table et le vin.

Grossier ? Bon. On s’entend. Mais moi aussi je pète, je rote et je conte des histoires de belles-mères, vous savez. Et puis, parmi les gars que je connais, je n’en vois pas un qui insulterait grassement — et gratuitement — quelqu’un parce qu’il ou elle ne pense pas comme lui, ou qui traiterait une femme de plote, ou… enfin, vous voyez. Non, sérieux, mes hommes, ils ont de la classe.

Ils sont loin d’être égoïstes, aussi. Combien de fois n’ai-je pas vu l’un d’eux interrompre son activité pour aller donner un coup de main au voisin ? Offrir son expertise pour effectuer tel travail ? Prêter ses outils, son char, etc. ? Donner de son temps et de son énergie ? Scraper son samedi pour tenir une vieille promesse ?

Et puis, autour de moi il y a des hommes qui font de la musculation et d’autres qui n’en font pas, des qui ont du poil et d’autres qui n’en veulent pas. Question de goût personnel. Et il y a des gars qui aiment leur bolide, le flattent et le frottent, d’autres qui n’en ont même pas, et entre les deux des gars qui s’en foutent, en autant que le véhicule les conduise du point A au point B. Question de personnalité, là aussi.

Wow, me direz-vous, dans quel monde enchanté vis-tu, pauvre toi, pour ne voir que des princes charmants ? Ben voyons. Je vis dans le vrai monde, tsé. Il y en a quand même quelques-uns, dans mon entourage, des cons. Et comme on s’enfarge plus souvent dans les cons que dans les autres, alors ils sont peut-être plus évidents. Mais…

Mais voilà. Ce que je constate, quand je regarde autour de moi et que je fais fi des images débiles dont me bombardent les médias (dont l’essence n’est pas de dire la vérité mais de nous raconter des histoires pour nous divertir, et surtout pour nous faire peur, ne l’oublions pas), c’est que j’aime l’homme que je vois. J’aime mon Québécois comme il est.

Bien sûr je vais continuer de râler contre les imbéciles. Contre le fait que les femmes sont plus victimes de viol et d’agression, et qu’on leur fait trop souvent porter la culpabilité de cette horreur (t’avais juste à pas t’habiller de même). Contre la loi du deux poids, deux mesures (Hey buddy, trois filles en une semaine, wow, t’es un mec ! Mais toi, fille, trois mecs en une semaine, t’es une salope). Contre le fait qu’on ne prenne pas autant au sérieux les femmes politiques que les hommes politiques, bien qu’ils puissent être aussi crétins l’un que l’autre. Contre l’indifférence devant la situation des Autochtones. Contre… contre… Bref, je râlerai toujours contre la bêtise. Je crois sincèrement que mon don d’écrire doit aussi servir à ça.

Mais bon. Ce dont je me rends compte, après cet examen de conscience, c’est que la réalité masculine de mon entourage ne correspond en rien au mensonge que nous renvoient les médias. En général, les hommes que je fréquente sont volontaires, connaissants, juste bien virils, forts mais doux, vaillants, ouverts, respectueux, aimants, civilisés, généreux, bien dans leur corps et leur tête. J’imagine bien qu’ils représentent la majorité. Et je n’ai pas parlé de la manière dont ils s’occupent des enfants, dont ils nous soignent quand nous sommes malades, dont ils nous cuisinent des petits plats, dont ils nous regardent, les yeux brillants, pleins d’amour, rondeurs ou pas. De comment ils montent sur le toit détruire le nid de guêpe, gossent tout leur dimanche après la tondeuse, nous rassurent dans nos doutes — fondés ou non. Comme ils sont beaux, poils pas poils, muscles pas muscles. Oui, il y a encore plein de choses belles que je n’ai pas mentionnées.

Alors voilà. Homme québécois, mon semblable, mon égal. Je t’aime.

Mais peux-tu, s’il te plaît, ne plus laisser dans l’armoire la @#$% ?&* de boîte de biscuits une fois qu’elle est vide ?

Commentaires

commentaires

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39 thoughts on “Une lettre d’amour

  1. V

    Merveilleux. Je vous aime aussi.

  2. Ah ben merci de recadrer les choses!
    Excellent texte!

  3. Wow, merci pour ce beau texte!

  4. MarieJosee Magny

    Enfin ! merci ! Moi aussi j’l’aime mon homme québécois !

  5. Manon

    Je constate en lisant votre très beau texte que nous avons le même entourage 🙂

  6. merci d’avoir « recrinqué » du côté positif mon appréciation de la société québécoise … un texte rafraîchissant et réconfortant !

    Merci encore 🙂

  7. Daniel Lafond

    Pardonnez mon dernier commentaire, il n’était pas destiné à cet article… pourriez-vous l’effacer, merci 😉

    1. Marie Christine Bernard

      C’est fait. Il était en colère, d’ailleurs, votre dernier commentaire. Je serais curieuse de savoir à quel article il s’adressait. 😉

  8. Un élément qui explique le malaise grandissant que vivent les hommes au Québec, c’est la ma misandrie qui est ici élevée au rang de religion d’état, un véritable Féministan qui s’ignore http://bit.ly/gJuC0N

    1. Marie Christine Bernard

      Heille, c’était une lettre d’amour. D’a-mour. Aucune misandrie chez moi, je voulais justement remettre les pendules à l’heure. Vous avez lu?

      1. Mon commentaire ne concerne pas votre lettre, mais concerne davantage l’ambiance délétère qui règne dans les rapports entre les sexes au Québec en raison de l’idéologie toxique des féministes d’état grassement subventionnées par le trésor public pour semer le chaos au sein de la société en détruisant systématiquement les familles, dernier rempart de disponible afin de se prémunir contre l’arbitraire de l’état voyou.

        1. Marie Christine Bernard

          Vous me trouvez à court d’arguments.

    1. Marie Christine Bernard

      Ben oui.

  9. Alex

    C’est effectivement rafraîchissant de lire une femme qui a fait une examen de conscience sur sa propre culture. Des injustices il y en a des deux bords. Autant du bord des hommes que des femmes. Merci a cette dame de nous donner enfin un début du crédit qui nous reviens. Moi aussi, je vous aime.

  10. Sue

    Que c’était bon comme texte! J’ai vraiment beaucoup aimé; merci

  11. Qui fait la lessive ? Le gars ou la fille ? Quel homme sait quel savon mettre dans la laveuse pour laver tel type de vêtements et sous-vêtement de sa compagne et de ceux de ses fils et de ses filles ? Quelle femme ne sait pas quel savon mettre dans la laveuse pour laver le linge de son frère, de son père, de son chum, de ses enfants ? Qui fait à manger 3 fois par jour ? Qui fait la vaisselle 2 fois par jour ? Qui passe l’aspirateur une fois par semaine ? Qui vide l’aspirateur ?

    1. Marie Christine Bernard

      Chez moi, l’homme autant que la femme. 🙂

    2. Pierre Potvin

      Moi ,je répare,je construit (rénovation) aussi l’auto,électricité plomberie mécanique ,bref tout ce qu’une maison et une famille de trois enfants peut avoir de besoin pour se loger se divertir bref la vie; et oui ma femme fait le ménage le lavage et la cuisine,ah oui j’oubliais elle n’a jamais travaillée à l’extérieur ,jusqu’à dernièrement alors que le bébé à eu 14 ans:),il est la le secret, être capable de se serrer la ceinture.
      Voilà notre histoire,celle de bien d’hommes et de femmes du Québec des années 1950 et que nous avons rééditer en 1984
      Aujourd’hui nous en sommes bien fiers de cette vie qui nous a permis de voir grandir nos enfants sans toujours courir .

      1. Marie Christine Bernard

        Il s’agit de faire les choses par choix et non par obligation. D’un côté ou de l’autre. Merci pour ce beau témoignage, et longue vie à votre belle famille.

    3. Gilles Turcotte

      Un homme égalitaire doit tout faire ce que faisait une femme il y a 50 ans ?
      Et faire aussi le reste ?
      Ça, ça s’appelle le sentiment de culpabilité.
      Je dirais coupable du péché d’être un homme.
      La définition égalitaire n’est pas dans les tâches ménagères, mais dans la répartition égale des tâches.

      Ceci dit, il faut cesser d’en comprendre que les tâches ménagères sont indignes du fait que les luttes féministes ont réclamé le droit de n’y plus être obligée.
      Les femmes ont gagné le droit de choisir, cela n’emporte pas que les hommes n’ont en conséquence plus aucun droit ni choix.
      L’égalité c’est choisir ce qu’on aime faire et négocier le reste.
      Du moment qu’elle déteste entretenir l’extérieur et moi l’intérieur, et que moi faire à manger (même en forçant très fort) est une punition pour elle, ça ne fait pas des grosses négociations.

  12. johanne

    Très beau texte merci!!!

  13. Vous êtes une femme bien consciente de son environnement, votre texte est rafraichissant et plein d’amour, merci pour cette belle lecture.

    1. Mon prénom est Lorraine

  14. Gilles Turcotte

    Bien écrit, très équilibré, très réfléchit.
    Mon grain de sel serait d’être tolérant.
    Les hommes (en tant que groupe) ont vachement progressé en seulement deux générations, c’est notable positif quand-même.
    J’ai 47 ans, je n’ai jamais connu l’inégalité que dans la tête d’hommes et de femmes que je considéraient en retard.
    Ils n’étaient pas mauvais ou morons, juste moins rapide (la nature c’est ça, il y a des trop et des pas assez).

    Mais moi j’ai grandit fucké dans ma tête, parce que j’étais égal dans ma tête dans une société qui continuait de me dire que j’étais coupable de quelque-chose.
    Nous sommes deux générations d’hommes à avoir écopé durant cette marche en avant.
    Il faut le comprendre.
    Il faut le tolérer.

    Et il y en aura encore d’autres.
    Il faudra le tolérer.
    Car il faut bien plus que 50 ans pour changer ce qui a existé plusieurs siècles.

    Les femmes aussi ont subit les perturbations de ces luttes.
    Deux, trois, quatre générations de luttes féministes ça perturbe.
    Se battre ça perturbe.

    Hommes et femmes contemporains, nous sommes les générations sacrifiées au profit de nos descendants qui vivront mieux.

    Il faut juste le réaliser, et cesser de se bouffer le nez.
    Les hommes sont stressés d’avoir autant cheminé.
    Les femmes sont stressées d’avoir tant lutté.
    Nous ne sommes pas coupable, personne n’est coupable, il n’y a pas de coupable, ce n’est la faute de personne.

    Nous sommes venus au monde dans une société dont nous ne sommes pas responsable de son état.
    Je n’ai pas de péché originel de ce qu’ont fait les hommes avant moi.
    J’ai été un égalitaire, j’ai négligé ma carrière pour paterner mes enfants (amusant, ici le correcteur d’orthographe me dit que partener n’existe pas et me suggère materner), alors je laisse une société meilleure que celle où je suis né, donc au final je suis un homme correct.
    Ma responsabilité d’homme est de faire mieux que ceux d’avant, auquel cas je ne suis coupable de rien.

    La responsabilité des femmes, comme groupe, sera de savoir s’arrêter de lutter, ne pas se laisser aller à se venger sur ceux du futur, pour les erreurs du passé.

    Dans l’intérim nous sommes tous maganés.
    Et c’est ça qui est difficile à comprendre.
    On tend naturellement à chercher un coupable (le bon côté des religions c’est que le coupable c’est le malin, on peut pas se venger de lui), mais il n’y a pas de coupable.

    Les choses sont toujours comme elles sont et jamais comme on voudrait qu’elles soient.

    1. Étant de la même génération que vous, je partage totalement votre raisonnement; très belle analise.

  15. Je suis d’accord avec cette femme qui écrit une magnifique lettre émouvante qui fait réfléchir, je pense du biens des hommes et des femmes de mon entourage je suis optimiste de nature,il y a encore beaucoup de bons citoyens parmi nous.

  16. Peux-tu me présenter tes amis?

  17. comme c’est plaisant et rassurant de lire un texte plein de vérités comme ça. Ce que la télé, les journaux et les magasines écrivent, ce sont souvent des propos déformés et tendancieux qui ne servent qu’a vendre plus. Comme vous dites c’est loin d’être le reflet de la société. Par contre, pour beaucoup de jeunes hommes, ça sème le doute et après on dit que l’homme québécois se cherche. S’il y avait plus de femmes et d’hommes qui s’exprimeraient d’une façon aussi lucide que vous, je suis convaincu que tous s’en porteraient mieux.

  18. Sara Lafrance

    Enfin! Merci 🙂

  19. Séb

    On peut faire le choix de voir le beau (et la belle)
    Être victime, c’est trop souvant dans nos têtes…
    Merci pour cette belle lettre que montre qu’on peut choisir de voir le beau autour de soi 🙂

  20. François Privé

    Chapeau Marie-Christine! Ça fait du bien à lire!

  21. Kathleen Cotton

    J’aime, j’adore, j’aime j’adore! Tout ce que tu écris est porteur de sens. Puisse ce message être fort et à la hauteur de ce talent qui est en toi. Continue d’écrire si bien…

  22. E.awashish.

    Aci sa erowek, ma ni pekocin :)))
    Traduction : enfin ! Je ne suis pas seule…….

    1. Marie Christine Bernard

      Ehe!

  23. Que voilà un texte humain, sur l’humain qui se veut humain. Aux humains qui y ont balayé leur regard, je vous étreins chaleureusement 🙂

  24. Philippe

    tout simplement adorable comme texte…il devrait faire la une de La Presse…:)

  25. Claude-Henri DEROUIN

    Bonjour,

    En tant que français je suis un peu étonné des échanges ci-dessus.

    Pour ce qui du texte et du contenu, je le trouve très beau, plein de fraîcheur, d’humanité et d’humanisme….

    J’ai quarante huit ans et suis étonné, mais je suis peu être un extra-terrestre, car dans ma famille, j’ai toujours vu mon père, né en 1936, s’occuper de nous, faire la lessive, le ménage et participer de façon équitable aux tâches ménagères qui sont souvent ennuyeuse, sauf faire à manger. J’aime trop mon ventre et faire plaisir aux autres en cuisinant. Et mon grand père paternel, né en 1892, aidait son épouse et ma grand mère à tenir la maison en faisant du ménage………. Il était pas du tout doué pour la cuisine mais pratiquait le jardinage avec plaisir et amour car il aimait cultiver fruit et légume et était, comme ma grand mère, issue de famille modeste mais cultivés.

    Je sais faire le ménage, le repassage, la lessive, la cuisine, de la couture, changer un enfant, le nourrir, lui donner le bain et plein d’autres choses….. Je trouve cela naturel d’être un homme autonome pour « les plus ou moins basses tâches ». Et j’ai été éduqué comme cela. Mes parents travaillaient tous les deux, nous étions cinq enfants et à tous les âges nous avons tous participé à la vie de la maison selon nos possibilités y compris faire le ménage de sa chambre.

    Pour le sujet de l’article, tout est histoire d’éducation, d’équilibre, de discussions entre partenaires, de goûts et surtout de bon sens. Et comme disait si bien ce grand humoriste français Coluche : « les coups et les douleurs cela ne se discute pas »………..

    Je vous salue tous bien bas et respectueusement.

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