Changer des choses

J’ai toujours rêvé de faire partie de la révolution. De toutes les révolutions.

J’aime le changement. J’aime casser la routine. J’ai le cœur et l’âme nomades même si en réalité, je bouge rarement de chez moi.

Paradoxalement, il y a certains domaines où la routine est bienvenue puisque synonyme d’une plus grande liberté. Je sais pas pour vous, mais chez nous, l’été dure une semaine de trop. Juste assez de trop, pour pousser le plus long soupir de soulagement du monde le matin où enfin la marmaille disparaît au bout du chemin vers l’école et que le silence reprend ses droits dans la maison. Alors je me prépare un deuxième café, que je boirai chaud. Et là, du bout des doigts, du fin fond de mon p’tit village de 460 habitants, avec un clavier et un écran, je change des choses.

En vrai, je ne change pas grand chose. Mais des fois, ça ne prend vraiment pas grand chose.

  • Joël, j’aspire à être rédactrice en chef de Mauvaise Herbe.
  • Ok, oui.

C’était tellement simple, tellement plate, que j’en ai fait un statut Facebook pour officialiser la chose. Sauf que cette grande conversation philosophique ne s’est pas arrêtée là. Non non non. Avec Joël, on a pris plein de décisions de la plus haute importance. Du sérieux. Watch out.

D’abord, on change de peau. C’était bien, un template WordPress pour débuter. Mais là, on a du beat, ça fait qu’on va rocker notre image un peu. Fini le blogue. Bonjour le zine. Ensuite – c’est pas trop tôt vous me direz – le calendrier sera remis au goût du jour et entretenu régulièrement. Et c’est là que vient le gros morceau.

C’est tellement pratique, un calendrier. Tu sais tout ce qui se passe, tout le temps. Ça fait que nous autres, on va économiser du temps et de l’argent, pis laisser faire les pré-papiers de promo pis la course à l’événement culturel. Tranquillement, et je pense que la tendance sera de plus en plus présente dans nos médias, on se dirige vers un espace médiatique qui permet la réflexion, le recul, l’analyse. L’exclusivité de l’information est un concept révolu. La « nouvelle » ne fera donc pas partie de notre mandat. Plutôt, on est en train de vous concocter la plus savoureuse des brochettes de chroniqueurs : artistes, politologues, historiens, musiciens, cinéastes et plus. Parce que « toute est dans toute », la culture s’étend et s’imbrique naturellement dans le vaste domaine de la vie au sens le plus général. Préparez-vous à lire, à réfléchir, à rire. Exit les textes de moins de 2500 caractères parce que le monde sont trop paresseux pour se rendre en bas de la page. Si t’es écoeuré de penser, tu sais quelle radio syntoniser.

Bon. Y’a plein d’autres affaires aussi – dont le plus que sympathique et très érotique feuilleton dominical -, mais on te garde quelques nananes pour tantôt. Et puis on va avoir besoin de toi. Ben oui. On va essayer de te vendre un abonnement, pis peut-être même un t-shirt. On va aussi essayer de pas être trop tannants avec ça.

 

 

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