Pour un printemps municipal

Il fait parfois froid, parfois chaud. Les couleurs de feuilles passent du vert au orangé, puis au rouge. Un vent d’automne se fait sentir tranquillement. Il n’y a pas à dire un changement s’amorce quelques jours après l’équinoxe de septembre. L’approche des élections quant à elle ne suscite pas le même renouveau, et ce, même si ce mot est sur la moitié des pancartes.

Les journées rétrécissent au même rythme que mon espoir en la démocratie municipale. Il y a quelque chose à faire avec cette ville. Il y a un bouillonnement culturel indéniable, une population qui connaît de nouveau une croissance, des paysages à couper le souffle, une proximité entre la nature et la ville… Et qu’est-ce qu’on fait? On développe la plus grande banlieue du Québec en permettant un étalement urbain effréné, on accentue un manque de communications dans le réseau routier à cause des nouveaux quartiers et on nous cache les chiffres d’organismes paramunicipaux.

Pourquoi ne pas développer des nouveaux quartiers plus près de nos centre-ville? Pourquoi ne pas s’inspirer de Malmö en Suède qui a réinvesti son ancien port pour créer un quartier vert et moderne? Ça serait possible à La Baie, mais on ne le fait pas.

Je ne sens pas de volonté de faire différent, d’agir autrement. Ça peut avoir l’air galvaudé comme expression, mais c’est ce que j’aimerais sentir quand-même. Non, je ne veux pas d’une campagne « C’est assez, faut que ça change! » à la sauce caquiste 2.0, je veux des vrais engagements qui promettent un changement. Ce changement, il le faut dans la transparence de la démocratie municipale, dans le développement de notre ville, dans la vision des élus, dans une multitude d’aspects. Mais qui le propose? Jean Tremblay et « son équipe », qui le suit tacitement? L’Équipe du renouveau démocratique qui ne m’emballe pas plus qu’il le faille en ne faisant que critiquer le maire au lieu de proposer des projets novateurs? Des candidats indépendants et indépendantes de l’équipe Tremblay avec leurs pancartes pires que celles de certains agents immobiliers?

Évidemment, il y a quelques candidats qui sont intéressants. J’ai trois ou quatre noms en tête, mais ce ne sont pas ces quelques candidatures intéressantes qui me donnent espoir que les prochaines quatre années seront plus vivantes démocratiquement que les quatre dernières. Ce ne sont pas non plus ces candidatures qui attireront massivement les jeunes et moins jeunes aux urnes le 4 novembre prochain.

J’espère que ce ne sera pas l’hiver pour les quatre prochaines années à l’Hôtel de Ville. J’espère qu’on verra des changements dans la Ville et pour le mieux. J’espère que le printemps arrivera après l’obscurantisme de la vie démocratique de Saguenay. Croisons-nous les doigts pour un développement intelligent de la Ville.
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Commentaires

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4 thoughts on “Pour un printemps municipal

  1. Daniel lavertu

    Je crois que ce ne sera plus 19 muets au conseil le 19 novembre. Rester positif.

    1. Daniel lavertu

      Oups, je veux dire le 3 novembre.

  2. Guillaume St-Pierre

    Il y a certains passages obligés, qui le sont davantage dans une ville comme Saguenay. Le « c’est assez, faut que ça change » est malheureusement nécessaire: il n’est pas possible de continuer la démocratie comme elle n’existe d’ailleurs pas à Saguenay. Reprocher à l’ERD de critiquer uniquement le maire n’est pas faux en soi, mais avouons qu’il est grand temps qu’un mouvement le fasse: on a l’impression que tout le monde gobe tout, en regardant bâtir la Place du citoyen.

    Les paquebots se suivent et se ressemblent, tels l’implication citoyenne qui n’arrive toujours pas à quai. Le tout est un cercle vicieux: qui aurait le goût de dire son opinion, de s’impliquer, alors qu’il sera rabroué par le maire, ridiculisé dans ses propos, voire se verra censuré dans les médias parlés, écrits et sociaux? Il faut être un peu débile pour oser croire au changement. La très grande majorité de la population de Saguenay croit que Jean Tremblay sera réélu: c’est là un symbole décevant de l’impuissance avouée d’une population bien endoctrinée par le pouvoir usé. Donnons-nous les moyens, le 3 novembre, d’à la limite instaurer un dialogue au conseil municipal.

    Finalement, merci pour cet article. En dépit de votre attitude manifestement défaitiste et pessimiste, il faut parler de cette campagne. Osons être débiles et croyons que des projets coûteux sans l’aval de la population, des demandes à la loi à l’accès à l’information pour connaître des pacotilles, des rapports du MAMROT qui ne « disent que des niaiseries », des attaques personnelles virulentes à propos de ceux qui osent contredire l’administration en place, des périodes de questions au conseil dirigées par un seul individu, des personnes qui occupent deux, voire trois postes à l’intérieur de la même municipalité, des manipulations médiatiques à coups de promesses de contrats publicitaires et de menaces de poursuites, C’EST ASSEZ.

    Manifestement, « C’est assez, faut que ça change! »

    Je vous ai reproché d’être pessimiste: je remarque que mon commentaire l’est aussi. Faut-il croire que l’optimisme est disparu, à Saguenay?

    Je vous laisse réfléchir sur cette maxime:

    « L’optimisme c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. »
    « Candide », Voltaire

  3. Éric

    Se croiser les doigts, c’est bien. Réfléchir, en parler et agir, c’est mieux!

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