Pourquoi je vais voter Paul Grimard

Comme le dit la sagesse populaire, je crois que Jean Tremblay a fait son temps. Après 16 ans de vie politique, celui qui a été le seul maire de Saguenay doit partir pour que cette ville puisse connaître le renouveau dont elle a besoin.

Jean Tremblay s’est aménagé un pouvoir sans partage qui lui a permis de mener à terme les projets qu’il considérait importants, dont le quai de croisières et son village portuaire, le développement de l’aéroport, les centrales hydroélectriques, la desserte ferroviaire et le parc industriel de Grande-Anse, ainsi que plusieurs projets locaux de toute nature comme la Bibliothèque de Jonquière et la Place du citoyen. Ses réalisations apparaissent nombreuses et impressionnantes. Mais le bilan de Jean Tremblay pèse lourd sur les finances municipales, la vie démocratique, le développement urbain et la distribution des services de base aux citoyens. Dans les prochaines années ses choix exerceront une forte pression sur la dette, et auront un impact imprévisible sur le développement économique, la configuration urbaine et la qualité des services aux citoyens.

Quand il nous parle de l’avenir pour soutenir sa réélection, Jean Tremblay reste vague en affirmant qu’on n’a encore rien vu. Je pense que c’est le contraire, on a tout vu de lui. Il a donné sa mesure, il est temps qu’il parte, il ne répond plus aux besoins de la ville. Ce dont les citoyens ont d’abord besoin, justement, c’est de voir clair, de faire le point, de savoir où cette ville fusionnée est rendue après douze ans. Ensemble nous devons faire un bilan réaliste, déterminer où nous voulons aller et nous entendre sur une stratégie pour y parvenir.

Paul Grimard correspond à ce profil politique. Dans les derniers jours de cette drôle de campagne électorale sans débat des aspirants à la mairie, il se présente clairement comme l’homme de la situation.

Évidemment, il est aussi chef de l’ERD et des 18 candidats qui se présentent sous sa bannière. Pour certains c’est un avantage, pour d’autres c’est un handicap, pour plusieurs c’est une incertitude. M. Grimard est chef de l’ERD depuis avril. Jusque-là le parti créé il y a trois ans était en déficit de crédibilité. M. Grimard a dû consacrer beaucoup d’énergie à constituer une équipe de candidats et donner à l’ERD l’envergure politique attendue. Il l’a fait de son mieux et avec succès, malgré les lacunes et les imprécisions que plusieurs ont constatées. Dans les premiers mois, il a laissé en friche ses qualités personnelles d’aspirant à la mairie pour faire campagne comme chef de parti et leader d’une équipe. En revanche, son incessant travail sur le terrain a été pour lui une épreuve du feu particulièrement profitable en adoucissant les angles pointus de sa personnalité naturellement sévère et en humanisant son ton professoral. Sa campagne terrain lui a manifestement donné le goût du contact étroit avec la population et a finalement révélé ses talents de politicien.

De plus, la stratégie de fuite en avant de Jean Tremblay a permis à M. Grimard de prendre sa place sur plusieurs tribunes et de se présenter comme un aspirant sérieux à la mairie. On reconnaissait déjà son expérience et ses compétences de gestionnaire capable de se confronter à des dossiers complexes et exigeants. Les dernières semaines nous ont aussi révélé ses capacités de communicateur, son jugement pour les questions d’intérêt public et son potentiel de rassembleur. Lors de sa dernière présence au Cercle de presse du Saguenay, M. Grimard a amplement démontré qu’il avait l’étoffe d’un maire qui relèvera les défis qui confrontent la ville et la région pour les prochaines années. Il pourra travailler efficacement avec la fonction publique municipale, les divers intervenants socioéconomiques, les groupes et les institutions.

Et bien sûr, ses antécédents garantissent qu’il fera équipe avec les conseillers élus. Plusieurs excellents candidats, indépendants et ERD, sont sur les rangs. Je ne préjuge pas de la qualité des candidats ERD ni ne présume des résultats de la prochaine élection. Je veux simplement souligner que Paul Grimard fera un très bon maire, et qu’il s’adaptera avec brio aux résultats de l’élection du 3 novembre, que l’ERD fasse élire dix-huit conseillers ou aucun.

Je crois donc que les électeurs et électrices de Saguenay doivent voter pour Paul Grimard comme maire de Saguenay en faisant abstraction de son rôle de chef de parti. C’est ce que je ferai le 3 novembre, sans exclure mon vote à l’échevinage pour un candidat ERD, s’il me semble le meilleur.

 

 

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One thought on “Pourquoi je vais voter Paul Grimard

  1. Guy Laberge

    En plein dans le mille.

    Guy

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