Le pont Dubuc fermé – 10 solutions radicales

Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts

Isaac Newton

 

Ça devait arriver un jour ou l’autre. Le conseiller municipal de Chicoutimi-Nord, Marc Pettersen, nous avait averti pendant sa dernière campagne électorale… fédérale du haut de sa cabine d’observation. Il nous faut un nouveau pont sur la rivière Saguenay avant que la catastrophe arrive. Il avait raison. La catastrophe est arrivée ce matin le 10 décembre 2013, quinze jours avant Noël. Le pont Dubuc a pris au feu hier soir vers les 23 heures. Vous allez me dire, un pont en ciment ça ne prend pas en feu ? Et non, et pourtant c’est arrivé. Je vous épargne les détails. Je ne vous dis pas que les employés du Ministère des affaires municipales qui travaillaient sous le pont à sa rénovation ont laissé des mégots à demi allumés avant de quitter. La toile qui les protégeait a sans doute fait le reste sous l’effet du vent et d’un combustible quelconque. Qui sait ? Ce matin, le maire attend les fonctionnaires des affaires municipales pour amorcer l’enquête. Il dit à tous les médias, avec sa voix grave, que «nous sommes dans le trouble», le nous incluant la personne qui parle. Radio X couvre la fermeture du pont «en temps réel» (Jusqu’à Québec) comme le souligne l’animateur du matin qui n’en finit plus de compatir avec les automobilistes ses frères et ses «journalistes» qui sont sur place à se geler les doigts de pieds. Comment fait-on ça la couverture en direct de la fermeture d’un pont ? C’est simple, il y a deux moments clés. Quand le pont ferme et quand le pont ouvre. Entre les deux, on attend et on fait des détours pour se rendre où l’on veut bien se rendre. On peut aussi aller voir sur place les policiers municipaux qui bloquent les accès assis dans leur char, la cerise allumée. Il faut réagir à cette catastrophe qui nous propulse dans la cour des grandes villes embouteillées, enfin. C’est notre tour de parler de notre pont Champlain à nous autres. Et ce, sans ménagement. Pour ma part, je propose 10 solutions radicales en attendant que le pont ouvre.

  1. Rester chez soi en pyjama en attendant que le pont ouvre.

  2. Déménager le centre-ville de Chicoutimi à Chicoutimi-Nord.

  3. J’ai entendu dire à travers les branches qu’un traversier entre Québec et Lévis serait disponible. Aller le chercher.

  4. Ouvrir une boutique de skis de fond et de raquettes pour faciliter la traversée du vieux pont.

  5. Demander à votre employeur de vous payer 50 sous du kilomètre pour vous rendre au travail en voiture comme certains fonctionnaires, certains élus, certains privilégiés.

  6. Partir dans le sud plus tôt que prévu.

  7. Demander à l’armée canadienne d’intervenir en aménageant un pont flottant sur la rivière Saguenay.

  8. Faire construire par la ville un funiculaire horizontal entre les deux rives.

  9. Expédier des lettres de protestation au nouveau conseil municipal et au maire actuel pour leur souligner qu’ «On n’a pas voté pour ça».

  10. Déménager à Chicoutimi ou à Jonquière et exiger un contingentement des voitures et un transport en commun plus efficace.

Pierre Demers, cinéaste et poète rouge d’Arvida, donc du bon côté du pont Dubuc

Commentaires

commentaires

Vous aimerez aussi :

3 thoughts on “Le pont Dubuc fermé – 10 solutions radicales

  1. Jackson Harper

    Expédier des lettres de protestation au nouveau conseil municipal et au maire actuel pour leur souligner qu’ «On n’a pas voté pour ça».

    Les ponts sont de juridiction provinciale. Essai de rabaisser le conseil municipal: raté!

    1. Je crois que c’était un peu ironique…

  2. Juste a réouvrir l’ancien pont au automobiliste. C’est un pont pas assez large mais installer une lumière a chaque bout. C’est un pont de Pierre et d’acier comme le pont Victoria. Ils sont bien plus solide que les nouveaux pont

Laisser un commentaire