Composite de Monogrenade: atmosphère lunaire

Le nouvel album de Monogrenade, Composite, s’ouvre doucement au son atmosphérique d’un synthétiseur auquel s’ajoute un piano qui fait la transition entre la première pièce, Portal, et la suivante, Composite.

Dans cette pièce éponyme de l’album, comme pour plusieurs autres, la combinaison de violon et de piano est efficace et trace une ligne directrice pour l’opus. Qu’importe la pièce qu’on écoute, on se sent porté par le groupe dans une aventure crépusculaire sous un ciel étoilé.

Composite n’est donc pas trop étranger à Tantale, qui avait une ambiance assez similaire. Monogrenade a ainsi renforcé sa signature tout en ajoutant des éléments plus rock dans le style de Composite, avec une bass plus forte et un son moins orchestral. Le rendu est toutefois aussi soigné que sur le premier album, voire plus. Le chanteur, Jean-Michel Pigeon, a d’ailleurs gardé la même voix douce. La voix de Marie-Pierre Arthur s’ajoute à la sienne sur Labyrinthe. Une collaboration réussie à mon avis.

Composite est par ailleurs marqué par des sonorités des années 80, surtout dans les premières chansons. C’est un côté qui n’était pas vraiment présent sur Tantale et qui s’apparente un peu à cette influence rétro qu’on retrouve sur le dernier disque d’Aracde Fire, Reflektor. Pour continuer dans les comparaisons, certaines autres pistes peuvent rappeler l’ambiance du dernier album de Patrick Watson, Adventures in Your Own Backyard.

L’album se termine quant à elle par une pièce très mélodique loin des années 80. La chanson Le fantôme longue de 7 minutes 30, se sépare en deux segments : le premier met en valeur la voix de Jean-Michel Pigeon avec un piano lent et doux alors qu’après la transition la pièce devient seulement musicale, le piano s’accélère, un violon s’y ajoute, mais surtout une batterie complète l’intensité de la chanson.

En ce qui a trait aux textes, le chanteur les dit imprégnés des rapports humains. « Nous sommes des êtres complexes, composés de notre bagage génétique, de notre environnement, des autres, du hasard », croit Jean-Michel Pigeon. Comme le composite, les humains et leurs relations sont formés d’éléments différents. D’où l’inspiration pour le titre de l’album.

Composite paraitra le 4 février prochain chez Bonsound.

 

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