PKP au PQ

Il n’y a qu’une façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d’impôts.
Karl Marx

Il a fait le saut le PKP. Il a osé. Il sera candidat péquiste dans Saint-Jérôme, au nord de Montréal. Il a dit hier qu’il voulait servir le bien public et travailler à l’indépendance du pays. C’est bien, mais il y a un mais. Comme a dit Lego qui ne sait plus à quels saints se vouer depuis le début de la campagne, ce monsieur-là contrôle une bonne partie de l’opinion publique du pays qu’il veut créer avec ses médias de masse. Il a tout mis ses actions et son contrôle en fiducie sans droit de regard pour sa nouvelle carrière politique, mais on n’est pas fou. Ce gars-là a un poids médiatique considérable. Qui pourrait le nier ? J’ai hâte de voir et de lire ses journalistes et autres chroniqueurs vedettes patiner sur la bottine pour essayer de nous faire croire qu’ils seront objectifs durant la campagne et après, si le PKP en question se retrouve sur un siège de ministre. J’ai hâte.
Mais ce n’est pas tout à fait ça qui me dérange. Ce qui me dérange c’est que ce gars-là, ce capitaliste québécois de souche qui a profité de la fortune de sa famille, se retrouve au PQ. Ça, ça me dérange.

J’ai encore de vagues souvenirs assez précis des deux lock-out tout de même assez récents du Journal de Québec et du Journal de Montréal au cours desquels le beau Richard Martineau s’est fait une niche à droite pour planter les syndiqués avant de faire la même chose avec les carrés rouges. Je me souviens aussi du lock-out du Réveil de Jonquière que PKP a traîné longtemps avec la complicité et les contrats municipaux de Saguenay et de notre bon maire anti syndicaliste jusqu’à la fermeture momentanée du journal et de la mise à pied de tous ses employés.
Mais PKP, c’est pas un exemple à suivre comme boss. C’est de la graine de capitaliste sans cœur qui a passé jusqu’ici toute sa vie à piler sur ses employés syndiqués pour satisfaire ses actionnaires et ses propres actions. Que vient-il faire dans la galère péquiste ? Je vous le demande.

À moins que le PQ ait vraiment changé depuis qu’il a pris le pouvoir il y a 14 mois. À moins que la fin justifiait les moyens comme dit le porte-parole du SPQ Libre, Marc Laviolette, ex-président de la CSN, qui ne semble plus se souvenir de ses années syndicales. Ça va mal à shop comme dirait sans doute Michel Chartrand. Le PQ veut tellement obtenir sa fameuse majorité (silencieuse) qu’il est prêt à jouer le jeu des élections paquetées jusqu’au bout.

Les prochains candidats vedettes du PQ

On les devine à l’avance déjà, des présidents de chambres de commerce, des présidents de banques, des maires « vedettes » comme le nôtre, encore des gros noms connus qui ont fait les beaux soirs de Tout le monde en parle. La dérive du PQ vers la droite, pas du tout le centre droit, commence à faire peur. La candidature de PKP m’inquiète. J’ai hâte de lire les chroniqueurs et les éditorialistes de ses quotidiens et de ses autres médias. Moi qui ne les lis jamais parce qu’ils me donnent de l’urticaire.

Il y a des limites à vouloir gagner des élections et à vouloir être majoritaire à l’Assemblée nationale. Est-ce possible de les avertir avant qu’ils aillent trop loin dans les compromis idéologiques ?
Françoise David a raison, le PQ vient de donner un « beau cadeau » à Québec Solidaire en acceptant la candidature de PKP dans Saint-Jérôme, longtemps considéré comme un comté ouvrier. Michel Chartrand doit se virer dans sa tombe.
Pierre Demers, cinéaste et poète rouge d’Arvida, ville ouvrière et patrimoniale depuis peu.

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