Le court métrage n’est pas qu’émergent

« Regard, c’est le plus beau festival du monde. Ça ne veut pas dire le plus gros, ça ne veut pas dire le plus riche, mais ça veut dire le plus représentatif de sa communauté », a lancé le directeur général de REGARD sur le court métrage, Ian Gailer, au lancement officiel de la 18e édition hier.

D’ailleurs, il a ajouté : « l’émergence, ce n’est pas l’apanage de la région, ni l’apanage du court. On n’est plus émergents, on a 18 ans, lâchez-nous! » La présence de Robert Lepage donnait de la crédibilité à ce propos. Il présentait hier Thomas, un des trois courts métrages qui composait son long métrage Triptyque. C’était une première mondiale pour la diffusion séparée de ce film.

Thomas, et Triptyque dans son ensemble, ont permis au dramaturge et cinéaste de se réconcilier avec le cinéma, lui qui avait juré ne plus jamais en faire après La Face cachée de la Lune. « J’ai arrêté de faire du cinéma parce que j’étais en rogne contre les institutions : on travaillait dans un milieu qui ne fonctionnait pas, indique-t-il. Moi je suis de la scène, donc je me suis dit que les gens du cinéma allaient se défendre eux-mêmes. Pour revenir au cinéma, j’ai donné ma longue liste de critères à ma sœur et elle l’a remplie. »

Cette fois-ci, tout porte à croire que Robert Lepage ne quittera pas le cinéma à la suite de Triptyque. Le public a semblé apprécier Thomas avec son esthétique un peu sombre et son opération au cerveau qui pouvait en dégouter plus d’un tellement elle était réaliste. Reste à savoir si le jury l’appréciera autant, puisque le film est en compétition nationale.

Parmi les courts de l’étranger cette fois, Le fjord des baleines de Gudmundur Arnar Gumundsson m’a marqué. L’histoire se déroule en Scandinavie au bord d’un fjord où l’ainé d’une famille, Arnar, tente de se suicider avant que son jeune frère, Ivar, le voie faire. Le benjamin tente d’aider Arnar dans sa détresse, mais devant un père froid, il ne sait plus quoi faire. Le drame poignant se termine toutefois sur une note d’espoir.

Art médiatique

Le collectif régional Banane et pain pita a proposé une œuvre d’art qui faisait suite au premier court métrage, Flocons, de Marie-José St-Pierre. On y voyait une chaise, une dame debout et une maison tourner devant un stroboscope blanc sous la musique de Tchaïkovsky, la même trame que le court dont il était inspiré. Les deux artistes du collectif se sont faits découvrir lors du 12e Festival des finissants en art de l’UQAC. Cette oeuvre était une commande et le collectif l’a très bien remplie.

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