De l’âme à l’écran: l’occasion de découvrir des talents prometteurs

Même si le court métrage n’est pas qu’émergent, il permet aussi à de jeunes créateurs d’expérimenter le cinéma à travers un médium qui laisse une grande marge de manœuvre. Pour la 11e fois cette année, le Cégep de Jonquière est l’hôte de De l’âme à l’écran, qui est en fait le volet étudiant du festival Regard sur le court métrage.

La première projection d’hier a été l’occasion de découvrir près d’une dizaine de films dont la fiction Le frein des frères Gabriel-Antoine Roy et Jonathan Roy, le documentaire Ni vu, ni connu de David Gamache et l’animation Epectase de Cynthia Arseneault et Yani Hébert.

Le court des frères Roy était plutôt humoristique, il met en scène une équipe de curling qui, pour prendre l’exemple de leur skippeur préféré dans le but de gagner, décide ensemble de ne plus se masturber pendant deux mois. « On s’est inspiré de Trainspotting, je trouve que c’est toujours une bonne idée pour partir, explique le coréalisateur, Gabriel-Antoine Roy. Mais étant donné que c’est pas de quoi qui nous est familier, la cocaïne ou l’héroïne, on a choisi une autre dépendance. » La situation dans laquelle se retrouve l’équipe a bien fait rire le public. En plus du propos, Le Frein est bien réalisé: qualité des images, choix de la musique, insères efficaces, etc. Si la remise des prix ne tenait compte que de la première représentation de De l’âme à l’écran, il gagnerait certainement pour la catégorie fiction. Tout comme Ni vu, ni connu l’emporterait pour les documentaires.

Le film de David Gamache faisait connaître un jeune itinérant montréalais qui avait tout pour réussir, mais une série d’événements l’a poussé à la rue. « Dès le départ, je voulais trouver un jeune sans-abri parce que, souvent, ils sont plus marginalisé », explique-t-il. Au moment où il l’a croisé, coin Sainte-Catherine/Saint-Laurent, David Gamache a tout de suite su que son histoire allait être intéressante. « Il a commencé à me quêter, je lui ai dit que j’avais mieux à offrir. On est allé manger et il s’est ouvert à moi », indique le réalisateur. Le portrait dressé par celui-ci était attachant et ouvre la porte à une question qu’on pose trop souvent sans trouver de réponse: pourquoi des jeunes sains d’esprit, qui semble issus de familles « normales », se retrouvent dans la rue si tôt?

Le court métrage d’animation Epectase avait aussi un propos assez critique sur la société. Cynthia Arseneault et Yani Hébert ont présenté une animation simple mais esthétique dans laquelle un bonhomme se mouvait sur différents fonds fixes. Sans dialogues, les réalisateurs ont plutôt misé sur une narration presque slammée du texte qui est l’inspiration centrale du film.

Il reste encore une projection aujourd’hui avant de connaître les gagnants de toutes les catégories de De l’âme à l’écran.

Commentaires

commentaires

Vous aimerez aussi :

Laisser un commentaire