Les Crapules et Jesuslesfilles au Sous-Bois

Pendant que Diffusion Saguenay payait sa salle neuve avec des billets trop chers, et que Daniel Desnoyers faisait tourner le même beat qu’il y a 25 ans, Le Sous-Bois offrait à prix populaire, en ce samedi de ville triste et presque morte, une soirée punk. Les Crapules puis Jésuslesfilles ont fait crier les amplis pour le bonheur de ceux qui étaient au bon endroit au bon moment.

Réchauffant la salle, Les Crapules ont craché un rock honnête, limité par les temps comptés du batteur et une présence scénique globalement amorphe. Les quelques coups de génie du guitariste soliste étaient estompés par des structures trop rigides et une certaine gêne d’être sur scène, partagée par l’ensemble du quatuor. Ce groupe devrait changer de drogue ou relaxer ses vertèbres, il ne lui en manque pas beaucoup pour faire jouir ceux qui savent entendre la richesse de la distorsion. Il faudra dépasser la qualité de vos amplis, les gars, tout punks que vous fûtes.

Violent contraste avec Jésuslesfilles. Menés par un batteur qui, lui, avait le beat au fond des tripes, et par deux guitares connectées dans leurs veines, les montréalais ont fait vibrer les livres insipides des bibliothèques encadrant la salle. Ici les rythmes sont fluides dans leurs variations, nombreux et vibrants, tout en gardant l’aspect direct et organique qu’on attend toujours de ce qui fait vivre. Quelques contre-temps pour relancer la nuque de temps en temps, le bruit senti puis retransmis et ma foi, on se réconcilierait presqu’avec Saguenay! C’est bon, du bruit d’humain amplifié, même si des fois deux voix ça sert à rien.

 

Sur ces quelques vacheries mais avec de multiples bons mots, je vous souhaite à tous une excellente journée.

 

https://vimeo.com/97032010

jesuslesfilles.bandcamp.com

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