King Buzzo – This machine kills artists

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King Buzzo – This machine kills artists

Ipecac recording / sortie le 3 juin 2014

 

Roger Osborne (alias King Buzzo/Buzz Osborne) est reconnu par plusieurs comme étant l’un des pères spirituels de la musique grunge, celle qu’on dit « vraie », pas celle de Pearl Jam, mais celle qui tend vers le sludge metal. Membre fondateur et leader de la formation (the) Melvins, le Roi Buzzo éteint ici ses lampes d’ampli Marshall et nous livre un album acoustique à la fois convaincant et étonnant, voire détonnant par moments, à l’image de son groupe rock, battements sauvages et distorsions en moins. This machine kills artists (clin d’oeil au This Machine Kills Fascists du renommé Woody Guthrie) est un album qui s’apprivoise subtilement au fur et à mesure que défilent les dix-sept pièces de sa royauté.

En ouverture, cet opus nous accueille avec la pièce Dark brown teeth sur laquelle on reconnaît instantanément le timbre de voix et surtout la plume d’Osborne : « There’s a magic drunken lord/Filled with paper on the river/Watch it burn down ». Plus l’album avance, plus on se laisse bercer par la voix particulière d’Osborne ainsi que par les riffs et le picking de cet excellent guitariste. Ceux qui doutaient encore de la qualité du jeu de guitare de cet artiste singulier seront sans doute médusés par la justesse et la complexité des chansons qui s’y trouvent, notamment en ce qui a trait aux pièces Rough Democracy et The Ripping Driving.

Néanmoins, cet album s’adresse avant tout au fan invétéré des Melvins, mais ouvre également la porte à l’amateur de folk. À cet effet, King Buzzo soutenait récemment, en entrevue au magazine Rolling Stone, que cet album n’était ni métal, ni folk, mais qu’il se rangeait plutôt dans la catégorie « molk »! Grand bien lui fasse d’inventer un style, toujours est-il que cet album est d’une qualité impressionnante pour quiconque sait apprécier la musique à sa juste valeur. Mention honorable aux pièces Instrument Of God, Vaulting Over a Microphone et Drunken Baby.

Note: 8/10

Écouter un extrait ICI.

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