La faute à Galarneau

Oooh Soleil! Comme elle est divine, la caresse de tes faisceaux gorgés d’ultraviolets et de vitamines! Comme elle est jolie, ma peau de porcelaine qui se teinte de beige au gré de tes jours radieux! Comme elles sont joyeuses, mes méninges, de naturellement baisser le tempo sous l’effet de ta moiteur!

Tu es bon, tu es beau, Galarneau. On t’a attendu, espéré. Tous ces longs mois polaires à se les geler, à fracasser des records de consommation d’hydroélectricité. À rêver de toi, de l’été, cette saison où tu domines, éclipsant toute déprime. Mais… putain que ta brillance a sur moi un effet anesthésiant!

Mes doigts, chair extension de mes pensées, si aisément volubiles sur le clavier : les voilà en panne d’idées, les pauvres. J’ai dû esquisser une demi-douzaine de chroniques, et pas moyen d’en achever une seule. La torpeur des jours caniculaires m’enlève tout désir d’accomplissement et de performance. Mon intellect et ma créativité sont partis en vacances.

Je rêve de vacuité. Donnez-moi une forêt, un lac pis un « shack », que je me vautre au plus sacrant dans le farniente. J’ai cette vision limpide (et clichée) de moi dans un hamac. Je m’y prélasse, un pot de limonade et une pile de livres posés sur la table. Le chat batifole dans les herbes hautes, juste avant de se lover contre mon ventre nu. Et il y a toi. Tu adores l’eau glacée; tu me prends dans tes bras et me portes en riant jusqu’au quai. Nos jeux mouillés se prolongent jusqu’à ce que le ciel s’embrase derrière la cime des géants.

En attendant que ton halo devienne moins chaud, Galarneau, je pause ma plume. Ma tête prend congé. J’ai besoin d’un break pour me ressourcer et m’inspirer.

Je vous souhaite le plus magnifique été de votre vie. Bon soleil!

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