Les compressions politiques

Le mot «démocratie» remonte à la Grèce antique et, du point de vue étymologique, il désigne le pouvoir (kratos) du peuple (demos). Bien que la démocratie puisse prendre différentes formes, elle postule que les humains sont des êtres rationnels, doués de la faculté de raisonner. Ses ennemis s’en méfient, prétendant qu’au contraire, la masse, la foule, le peuple, ne rassemblent pas les qualités nécessaires pour prendre les décisions qui vont dans le sens de leurs intérêts. Les nazis disaient que le pouvoir devait être exercé par les plus forts, que la démocratie était le régime politique des faibles. D’autres pensent que l’exercice du pouvoir et la désignation des dirigeants devraient constituer l’apanage des plus intelligents. Au XIXe siècle, la bourgeoisie estimait que le droit de vote devait se limiter aux possédants, pratique en vigueur presque partout dans les démocraties du monde occidental.

 

Les luttes menées par la classe ouvrière et, plus tard, par les femmes, aboutiront à l’instauration du suffrage universel. Des théoriciens marxistes comme Eduard Bernstein ont cru voir dans cette conquête la disparition de l’État de classe au profit d’un État universel, rendant possible une transition pacifique vers le socialisme, par la voie parlementaire. Hostile au début, la bourgeoisie finira par s’accommoder du droit de vote des classes non possédantes quand elle se rendra compte que cette situation ne menait pas forcément à son renversement. Elle s’est aperçue que son pouvoir ne reposait pas uniquement sur son contrôle des institutions politiques par le biais du parlement, mais aussi et surtout sur son monopole des leviers essentiels de l’économie et sur l’hégémonie idéologique qu’elle exerce sur l’ensemble de la société. Les êtres rationnels, doués de la faculté de raisonner, étaient peut-être plus manipulables qu’on ne l’avait cru. À tout le moins, une partie importante de l’électorat ne dispose pas toujours des outils nécessaires pour assurer la promotion ou la défense de ses intérêts sur la scène politique.

 

En dépit de cette hégémonie idéologique de la bourgeoisie, diverses batailles ont permis aux classes non possédantes d’adoucir les conditions de leur exploitation. La peur du communisme, devenue viscérale chez les classes dominantes après la révolution russe d’octobre 1917, s’est amplifiée avec la crise économique des années 1930 et l’influence grandissante de l’URSS après la Deuxième Guerre mondiale. Parallèlement à cela, le mouvement ouvrier a su s’organiser en développant des syndicats puissants, en se donnant des partis politiques, des organisations sociales, des coopératives, etc. Ce contexte qui rendait la bourgeoisie plus fragile lui a fait accepter plus facilement les mesures keynésiennes visant à régulariser l’économie pour éviter les crises trop menaçantes par le recours aux nationalisations, à la redistribution de la richesse du haut vers le bas, à de vastes travaux publics, etc. En luttant contre le chômage, on espérait réduire le nombre d’ennemis de la libre entreprise. Le développement de l’État-providence couronnait le tout.

 

Ainsi, de la fin de la Deuxième Guerre mondiale à la fin des années 1970, les inégalités ont cessé de se creuser entre les plus riches et l’ensemble des salariés. Le tournant néolibéral impulsé à la fin des années 1970 en Grande-Bretagne puis ailleurs dans les années 1980 a amorcé une nouvelle phase d’approfondissement dramatique des inégalités entre les plus riches et les autres. Le communisme avait cessé d’agir comme force d’attraction. Le keynésianisme n’arrivait plus à contenir la progression du chômage. Les gouvernements formés de partis politiques réformistes issus du mouvement ouvrier peinaient à résoudre les problèmes auxquels faisaient face les économies des pays développés. L’offensive néolibérale servirait précisément à restaurer le taux de profit, par une série d’attaques aux programmes sociaux, au mouvement ouvrier organisé, à la réglementation étatique et aux entraves à la mobilité du capital.

 

Cette offensive se situe dans une conjoncture où le virage technologique (qui exige moins d’ouvriers) et le transfert de la production dans les Nouveaux pays industriels opèrent, dans les pays les plus développés, une transition vers la société dite «postindustrielle», comme l’a qualifiée le sociologue Alain Touraine dès 1969. L’une des caractéristiques de cette société postindustrielle réside dans une diminution  marquée des effectifs de la classe ouvrière traditionnelle, celle qui produit les marchandises manufacturées, qui travaille dans les mines ou les forêts. À titre d’exemple, en 1966, 34,9% de la main-d’œuvre travaillait dans le secteur secondaire, contre 23% en 1995. Au cours de la même période, le secteur primaire, qui comprend les employés des mines et des forêts, est passé de 8,2 à 3,5% de l’ensemble de la main-d’œuvre. Ces pertes se sont transformées en autant de gains pour le secteur tertiaire.

 

Cette évolution inévitable se traduit toutefois par des changements importants sur le plan de la structure sociale, des relations de travail, de la conscience de classe et de l’idéologie. Les emplois deviennent de plus en plus atypiques, avec l’apparition d’unités de travail plus petites, l’augmentation du travail à temps partiel et du travail autonome. Tout cela entraîne une forte mobilité de la main-d’œuvre. L’époque où un salarié passait 30 ou 35 ans dans la même grande entreprise est révolue, à tout le moins pour la majorité. L’identité collective de classe reposant sur des conditions communes d’exploitation fait place à une différenciation sans cesse croissante des conditions de travail. Ce phénomène affecte considérablement la conscience de classe.

 

La classe ouvrière s’efface au profit d’une «classe moyenne». Cette classe moyenne se compose d’éléments plus qualifiés qu’auparavant, comportant beaucoup de professionnels, parfois avec un statut de cadre. Le sentiment d’appartenance à une classe sociale exploitée devant mener une lutte collective pour améliorer ses conditions de travail se métamorphose pour prendre des formes multiples dans une société caractérisée par l’éclatement identitaire. Certains s’identifient davantage aux intérêts des patrons ou à ceux de la petite entreprise où ils travaillent.

 

Dans les années de l’après-guerre, des ouvriers peu instruits comprenaient d’instinct leur intérêt à mener la bataille pour améliorer leur situation et, ce faisant, celle de l’ensemble de la société. On estimait que toute hausse de la productivité devait profiter au moins en partie aux employés. Quand les patrons n’étaient pas d’accord, on avait recours à la grève. La grève pouvait parfois être très dure. Aujourd’hui, avec la tertiarisation et la mondialisation de l’économie, avec l’affaiblissement des syndicats, avec la différenciation plus poussée des conditions de travail, avec la quasi disparition de la conscience de classe, la conscience politique des masses repose sur une perception des rapports sociaux plus floue qu’autrefois.

 

De son côté, la bourgeoisie n’éprouve aucune difficulté à comprendre ses intérêts sur le plan politique, sa position sociale reposant sur des fondements matériels solides, c’est-à-dire sur sa propriété. Ce n’est pas la même chose pour la classe dite «moyenne» et pour les éléments les plus pauvres, les plus fragiles de notre société postindustrielle, ceux qu’on pourrait appeler les déclassés.

 

Le taux de syndicalisation a diminué dans les pays de l’OCDE, passant, en l’espace de 30 ans, d’un peu plus du tiers à environ un cinquième de la population active[1]. Les syndicats sont de plus en plus composés de professionnels et de cadres, sinon d’ouvriers spécialisés dont les salaires les éloignent des conditions de misère d’autrefois. Cela aussi affecte le regard que l’on pose sur la société. Les conflits de travail ont d’ailleurs chuté de manière spectaculaire dans l’ensemble du monde développé. Le Québec n’y fait pas exception, comme le démontre le tableau 1.

 

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TABLEAU 1 : Évolution du nombre d’arrêts de travail, au Québec, 1981-2010

Source : Alexis Labrosse et Gabrielle Larente, «Les arrêts de travail au Québec de 1981 à 2010 : portrait statistique de trois décennies», Regards sur le travail, Vol. 9, numéro spécial, Forum 2012, p. 2.

 

 

La répression gouvernementale et judiciaire dans le contexte de la crise économique au début des années 1980 a fini par inciter les syndicats, qui éprouvaient des difficultés croissantes à mobiliser leurs membres, à chercher à s’intégrer au système, allant jusqu’à jouer le jeu du capitalisme en participant à des «Sommets», en créant des fonds destinés à soutenir des entreprises tout en offrant des avantages financiers à leurs membres (Fonds de solidarité des travailleurs du Québec, Fondaction), etc. L’incapacité de Québec solidaire à obtenir l’appui des grandes centrales ne saurait surprendre, dans un tel contexte. Ce parti doit mener un combat de titan pour faire élire des députés ailleurs que dans les quartiers populaires francophones de Montréal.

 

Les laissés-pour-compte ne disposent ni de syndicats, ni même de partis politiques relativement forts pour prendre leur défense. Ils deviennent la proie facile des démagogues pourfendant les «élites» (radio-poubelle, chroniqueurs populistes des grands journaux) et des politiciens et politiciennes qui leur offrent une vision simpliste des grands enjeux pour atteindre leurs objectifs.

 

Le néolibéralisme a donc réussi à se déployer dans un contexte fort différent de celui qui a présidé à l’émergence du keynésianisme. La structure sociale témoigne du poids écrasant des travailleurs et travailleuses œuvrant dans le secteur tertiaire. Les unités de travail sont  plus petites, y compris dans la sphère de la production. L’URSS est devenue un repoussoir. Même le keynésianisme apparaît comme un avatar du socialisme et on l’accuse d’être responsable d’une dette publique monstrueuse. Les plus jeunes accusent les «baby-boomers» de s’être servis les premiers dans le frigo et de ne rien avoir laissé aux générations suivantes. Les syndicats sont pointés du doigt comme obstacles à la concurrence, à la mobilité de la main-d’œuvre, à l’investissement. Ce discours sera martelé pendant des années par les cardinaux du néolibéralisme qui trônent dans les grandes institutions internationales. Ils sont relayés par les curés de certaines facultés universitaires et think tanks subventionnés par le patronat, et par des servants de messe de bas niveau, éditorialistes ou chroniqueurs philistins des mass media.

 

La faiblesse du mouvement ouvrier a livré les partis de type social-démocrate ou socialiste réformiste ou ayant un «préjugé favorable aux travailleurs» pieds et poings liés aux disciples de Milton Friedman et de Friedrich Hayek et à toutes les associations patronales du monde. C’est d’ailleurs ce qui explique la crise que connaissent ces partis et la hausse du taux d’abstention dans presque tous les pays de l’OCDE depuis les années 1980.

 

Dans la mesure où l’État libéralise les marchés financiers, impose le libre-échange et déréglemente l’économie, il parvient, à la manière d’une prophétie autoréalisatrice, à inculquer l’idée voulant que le marché soit mu par des lois aussi naturelles que celles de la physique. Cette idée bénéficie d’ailleurs de la mathématisation à outrance de la science économique, ce qui permet à cette dernière de dissimuler les rapports de pouvoir derrière un écran de formules économétriques complexes. Autrefois, cette discipline portait le nom d’«économie politique». Tout le monde comprenait qu’il s’agissait d’un champ où se rencontraient le pouvoir et la production et distribution des richesses. Aujourd’hui, ce point de vue n’est en vogue que du côté de la critique de l’ordre établi.

 

Ainsi, l’austérité qu’on nous impose devient indiscutable. Seules les modalités de son application peuvent faire l’objet de débats. Elle devient un principe. Naturellement, on omet de spécifier que l’austérité ne s’applique qu’aux salariés de la classe dite moyenne et aux personnes qui se trouvent au bas de l’échelle. Du côté du capital et des plus riches, c’est le statu quo sinon des mesures qui les favorisent encore et toujours.

 

Cette logique n’a pas de fin. Le gouvernement Couillard promet d’ailleurs de réduire les impôts lorsque l’équilibre budgétaire aura été atteint. Mais s’il le fait, les revenus de l’État vont rapetisser, alors que les besoins sociaux n’auront pas diminué pour autant. Quand remettrons-nous de l’argent dans les hôpitaux, les écoles, les universités, les fonds de pension, l’aide aux plus démunis?

 

On peut légitimement s’interroger sur l’urgence de réduire coûte que coûte le poids des dépenses publiques. Par rapport au PIB, ces dernières ne sont pourtant pas plus élevées qu’en 1981, avec ou sans le service de la dette[2]. En réalité, partout dans le monde, l’austérité a pour but de réduire les coûts de la main-d’œuvre en s’attaquant aux salaires relatifs et aux politiques sociales acquises dans la période précédente.

 

Le gouvernement procède à des choix et, à ce titre, il s’agit de choix politiques ayant peu à voir avec la bonne volonté ou une froide neutralité. Ces choix favorisent certains groupes de la population au détriment des autres. Ce qu’il faut comprendre, derrière tout cela, est que nous assistons à une offensive des classes possédantes depuis l’échec du keynésianisme. Cette offensive a consisté à accélérer l’accumulation du capital, c’est-à-dire à concentrer davantage la richesse entre quelques mains. C’est depuis le début des années 1980 que l’écart entre les plus riches et la moyenne des salariés est reparti à la hausse, pour atteindre un niveau jamais vu dans l’histoire de la société capitaliste. De 1982 à 2010, les revenus du 1% le plus riche s’est accru de 86%, en dollars constants[3]. Chez les 99% restants, la hausse n’a été que de 12%[4], en dépit d’une hausse bien supérieure de la productivité au cours de la même période. Ajoutons encore que de 1996 à 2006, le temps de travail des familles québécoises, essentiellement celles dont le revenu se situe dans la moitié la plus pauvre, s’est accru en moyenne de 321 heures, soit huit semaines[5].

 

Diverses organisations, nullement identifiées à la gauche, commencent à s’inquiéter des conséquences des inégalités croissantes, non pas parce qu’elles se sentent subitement prises de remords, mais parce qu’elles craignent l’instabilité politique et les désordres sociaux qui risquent d’en résulter. Le Forum économique mondial de Davos tenu en janvier 2014 et qui rassemble les plus riches et les plus puissants de ce monde, considère désormais les inégalités comme un danger. «Après avoir longtemps cru dur comme fer que les inégalités de revenus étaient nécessaires pour récompenser le talent et inciter à l’innovation, le Forum commence à écouter les économistes qui alertaient sur la dangerosité du fossé en train de s’élargir entre les riches et les pauvres, à l’instar de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001, ou François Bourguignon, ancien chef économiste de la Banque mondiale (2003-2007)[6]. » Le FMI n’est pas en reste. Une note de recherche publiée en avril 2014 en arrive notamment aux conclusions suivantes :

  • les inégalités nettes plus faibles sont fortement corrélées avec une croissance plus rapide et plus durable pour un niveau donné de redistribution;
  • sauf dans les cas extrêmes, la redistribution n’a généralement qu’un impact mineur sur la croissance[7].

 

Bien qu’il ne s’agisse pas là de la position officielle du FMI, on peut comprendre que des fractures s’opèrent dans le «consensus de Washington». Et on pourrait multiplier les exemples. Mais en dépit de tout cela, le gouvernement Couillard maintient le cap en s’attaquant aux futurs retraités, aux écoles, aux services sociaux, aux universités, aux institutions culturelles. Le pompage de la richesse du bas vers le haut va se poursuivre. Pour cela, il compte sur la grande difficulté de la moyenne des électeurs et électrices, assommés par le discours néolibéral depuis des décennies, à bien comprendre les grandes orientations économiques de l’État et leurs conséquences. Il compte sur ces gens ordinaires et parfois très modestes dont la posture individualiste consécutive à leurs conditions de travail dans le contexte de la société postindustrielle les amène à identifier leurs intérêts à ceux des puissants de ce monde. C’est cela qui leur fait accepter l’austérité, même s’ils en sont les premières victimes. Pour faire court, le gouvernement libéral n’a rien à craindre des institutions politiques qui constituent l’État, de la liberté de la presse, du suffrage universel, du pluralisme des partis politiques. La domination idéologique de la bourgeoisie et de son discours  «austéritaire» est écrasante.

 

Philippe Couillard va monopoliser le pouvoir pendant au moins quatre ans. Sur le principe de l’austérité, il est appuyé par la CAQ. Au Parti québécois, on s’apprête à choisir pour chef un multimillionnaire, un patron dont le bilan en matière de relations de travail figure parmi les pires des dix dernières années et qui a mis ses entreprises médiatiques au service du néolibéralisme. Québec solidaire, l’unique parti en rupture ouverte avec le néolibéralisme, demeure dans la marginalité, confiné à trois circonscriptions atypiques de Montréal. Même s’il a réussi là où toutes les tentatives précédentes de création d’un parti de gauche ont échoué, il ne semble pas prêt de franchir le pont Champlain, avec ou sans péage.

 

Le combat politique contre les compressions politiques devra se faire dans la rue, faute d’alliés nombreux parmi les élus. Ce sera une rude bataille compte tenu des obstacles structurels évoqués plus haut et qui favorisent le discours néolibéral. Mais même si une partie importante de la population témoigne de son hostilité ou de son indifférence envers cette bataille, nous ne pouvons rester là sans réagir. En 2012, le mouvement étudiant nous a donné une solide leçon à cet effet. Et il a gagné.

[1] Thierry Pech, «Le syndicalisme à l’épreuve du capitalisme séparateur», La vie des idées, 11 décembre 2007, http://www.laviedesidees.fr/Le-syndicalisme-a-l-epreuve-du.html#nb5

[2] Jonathan Deslauriers et Robert Gagné, «Dépenses publiques au Québec : comparaisons et tendances», Centre sur la productivité et la prospérité, HEC, Montréal, avril 2013, p. 10.

[3] Julia Posca et Simon Tremblay-Pepin, «Les inégalités: le 1% au Québec», Institut de recherche et d’informations socio-économiques, octobre 2013, http://www.ledevoir.com/documents/pdf/iris_1pourcent.pdf

[4] Ibid.

[5] Ève-Lyne Couturier et Bretrand Schepper, «Qui s’enrichit, qui s’appauvrit – 1976-2006», Institut de recherche et d’informations socio-économiques, 19 mai 2010, p. 6. http://www.iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2011/09/Qui-senrichit-qui-sappauvrit.pdf

[6] Alain Faujas, «Les dangers de la montée des inégalités au menu du Forum de Davos», Le Monde, 20 janvier 2014. http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/20/les-dangers-de-la-montee-des-inegalites-au-menu-du-forum-de-davos_4350849_3234.html

[7] Jonathan D. Ostry, Andrew Berg, Charalambos G. Tsangarides, «Redistribution, Inequality, and Growth», Département de la recherché, Fonds monétaire international, avril 2014, p. 4.

 

Commentaires

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3 thoughts on “Les compressions politiques

  1. robert boucher

    Je suis en accord avec votre analyse de la situation actuelle. Pour l’enrichir, avez- vous un point-de vue sur l’état de l’environnement de la planète et sur la situation internationale(ébola, le climat de guerre insoutenable(l’ÉI,Boko Haram, l’Ukraine, etc…)) M. Roche?

    1. Michel Roche

      Je suis spécialiste de la Russie. J’ai évidemment un point de vue au sujet de l’Ukraine, que vous pouvez consulter dans la revue À Babord, no. 54, avril-mai 2014. Il m’arrive de faire des commentaires sur l’Ukraine dans ma page facebook. Pour le reste (Ebola, I.E.), je ne suis pas un expert.

  2. Lynda Youde

    Ce texte est très instructif. Le constat est clair. Un gouvernement majoritaire avec 41% des votes aux dernières élections est aberrant. Le Mouvement Démocratie Nouvelle milite depuis 15 ans afin que le mode de scrutin soit changé pour une proportionnelle. Ainsi, les partis et les régions auraient un nombre de députés plus représentatif des % de votes. L’environnement, la justice sociale, la lutte aux inégalités et au néolibéralisme, tous ces débats que nous partageons doivent se faire à l’assemblée nationale, ce que le mode de scrutin actuel ne permet pas. Nous avons vu avec la Commission Charbonneau que la propagande de certains partis passe par le marketing et l’argent (enveloppes brunes, retour d’ascenseur et prête-noms) durant les campagnes électorales. Comme peuple, nous méritons le respect et l’intégrité. L’élite économique instrumentalise les partis de droite, il faut maintenant que la démocratie reprenne ses droits !

Pas de commentaires, merci.