Pourquoi le maire colle-t-il au municipal? – Dix (10) raisons parmi d’autres

Ne deviens pas maire si tu ne veux pas voir du crottin de cheval devant ta porte

Proverbe créole

 

Or donc, à «la surprise générale» le maire de Saguenay, la meilleure personne pour occuper ce poste, dit-il lui même dans sa lettre d’explication, ne se présentera pas comme candidat aux prochaines élections fédérales malgré les propositions nombreuses toujours selon lui-même. Malgré les demandes répétées des médias complices de ses hésitations qui encore une fois tombent dans son panneau de faire durer le suspense. Pourquoi donc le maire gaffeur qui ne fait les manchettes nationales que pour répandre un peu plus ses gaffes politiques et ses obsessions religieuses ne plonge-t-il pas à chaque élection dans l’arène provinciale ou fédérale? Voici quelques raisons parmi tant d’autres qui peuvent expliquer ceci et cela.

 

1-Personne n’en veut vraiment de ce politicien-là. Aucun parti politique provincial ou fédéral n’est assez suicidaire pour accepter dans ses rangs cet énergumène tout à fait incontrôlable. En fait, il y a de bonnes chances qu’il n’ait jamais eu d’invitation ferme pour représenter un quelconque parti aux élections provinciales ou fédérales. C’est donc pour entretenir sa fausse réputation de «politicien recherché» qu’il fait courrir ces rumeurs depuis qu’il est maire de Saguenay.

 

2- Ici à Saguenay, depuis ses débuts comme maire, il a atteint très rapidement son principe de Peter, c’est à dire, son niveau ultime d’incompétence. Comment? Dans la mesure où il a multiplié les décisions politiques douteuses et anti démocratiques qui n’ont jamais démontré leur nécessité (Ex. Le quai de croisière, la place du citoyen chicoutimienne, le dénigrement de l’opposition, les dizaines de projets de développement économique avortés, la démolition systématique d’édifices historiques pour faire pousser des bureaux touristiques démesurés et des réservoirs d’ingénieurs qu’ils vénèrent, etc.).

 

3-Le rôe qu’il fait jouer à son organisme de soutien politique, Promotion Saguenay, nulle part ailleurs il pourrait le faire jouer. À savoir financer avec des fonds publics son pouvoir politique et ses influences dans tous les milieux de sa Ville sans jamais rendre des comptes à qui que ce soit.

 

4-La manipulation du conseil municipal et de ses conseillers fait parti de sa vision politique. Il ne pourrait jamais exercer une telle influence et un tel contrôle ailleurs qu’ici.

Le chantage qu’il préconise auprès de ses conseillers en leur attribuant des postes sur les commissions de la Ville et des tours de parole aux réunions publiques et privées le démontre.

 

5-La manipulation des médias constitue l’une de ses armes de persuasion massive. Il ne pourrait pas occuper autant de temps d’antenne en politique provinciale ou fédérale à moins d’être premier ministre ou ministre de l’Éducation… Seuls Radio-Canada et Le Quotidien le confrontent vraiment ici. C’est sans doute pour cette raison qu’ils les boycotte à son gré . Par contre, il alimente radio X et Le Journal de Québec en «nouvelles» et en spots municipaux à souhait.

 

6- Ailleurs il ne pourrait pas accorder à un conseiller politique comme Ghislain Harvey, non élu, autant de pouvoir sur les décisions de la Ville. Le principal intéressé l’avoue lui-même, en tant qu’ «ami du maire», il a doit à des égards que même les conseillers n’ont pas. Il serait intéressant de connaître les salaires et le compte de dépenses de ce fidèle conseiller.

 

7-S’il se présentait en politique provincial ou fédéral, il devrait suivre la ligne de parti. Dans son cas, c’est impossible. Ce politicien-là est une atome libre de tout contrôle. D’où sa dangerosité politique extrême.

 

8-Je crois qu’il ne pourrait pas réclamer autant de frais de kilométrage qu’il le fait actuellement comme maire de Saguenay sur quatre roues. Il roule autant qu’un chauffeur de taxi pour répandre sa bonne nouvelle.

 

9- S’il ne se présente pas comme candidat au provincial ou au fédéral c’est peut-être qu’il a jugé que ses chances d’être élu étaient plus minces que le croit la population régionale en général toujours obnubilée par son bagout régionalo-religieux.

 

10-Il craint peut-être que s’il s’efface de la scène municipale, ceux qui prendront la relève découvriront dans les dossiers de la Ville ses manières de faire et ses mille et une magouilles étouffées par son mantra de toujours: notre compte de taxes reste le moins élevé de toutes les villes comparables….

Bref, on pourrait maintenant questionner le degré de conscience politique régionale qui tolère ce type de politicien interdit de séjour ailleurs.

 

Pierre Demers, cinéaste et poète rouge d’Arvida

 

Commentaires

commentaires

Vous aimerez aussi :