You are here (help!)

Hier soir, une lubie.

Je suis écoeurée de la face du site de Mauvaise Herbe.

Comme une allergie printanière, j’ai commencé à avoir les yeux qui piquent rien qu’à regarder le vieux site à fond gris avec un slogan déphasé.

Et quand quelque chose a fait son temps, croyez-moi, j’ai le piton basta! assez facile.

Parce que la culture résiste”.
Quand on a démarré Mauvaise Herbe en 2012, Joël et moi, on était en atterrissage forcé du Voir qui fermait sa section Saguenay/Alma, et nous l’apprenions via une erreur de courriel (oups). En moins de 24 heures, nous avions chacun pondu un édito et lancions, en toute naïveté, notre petite plateforme culturelle. Pas de pub, pas de subs. Un beau mantra qui rime, mais pas payant pantoute.

Force fut de constater que la culture résiste surtout quand elle a du pain et du beurre à mettre sur la table. Quoi de plus normal! Alors comme il n’y a aucun revenu chez Mauvaise Herbe, il n’y a pas de commande de texte possible non plus. J’ai donc adopté cette posture ouverte, que je transmets à celleux qui collaborent. Mon nouveau mantra : liberté et bonheur.

Au fil des années, j’ai choisi de tenir le fort Mauvaise Herbe. Toute seule. Il y a des bouts où je me dis que je vais tout fermer. D’autres, où je tente de recruter. Up and down. Mais steady. Parce qu’il y a toujours quelqu’un.e quelque part qui a un bon texte à publier, une idée à soulever, une réponse à envoyer. Il y a toujours une graine de Mauvaise Herbe en train de germer, et qui me donne envie de continuer à fertiliser le terreau de la résistance.

Alors me voici, en toute humilité, avec mon nouveau thème WordPress. Je ne suis pas pro. Je gosse mes trucs au mieux de mes connaissances. Toute seule dans mon coin. Le soir, jusqu’à ben tard. Je n’ai rien d’autre à investir dans Mauvaise Herbe que du temps pis de l’amour.

Il reste beaucoup de fine tuning à faire. Entre autres, j’aurai besoin d’aide pour traduire le thème (il y a des “read more”, “you are here” et plein de trucs en anglais). Je tâcherai d’illustrer les articles – petit (gros) défi personnel de graphiste – plutôt que d’afficher la tronche des auteur.e.s. Je pousserai l’audace jusqu’à mentionner que j’ai une petite idée pour financer celleux qui contribuent, alors si quelqu’un.e a envie de programmer ça, je me sens ben open source.

Alors voilà. Un site pas fini, mais beaucoup de volonté de changement. Et la constance de la jardinière. Parce que j’ai épuisé ma patience sur les forums et que visiblement ça dépasse mes compétences, j’ai le culot ce matin de solliciter ma communauté, pour finir le site et offrir une plateforme francophone de qualité. Qui sait? Peut-être que quelqu’un.e, quelque part, a un peu de temps à perdre pour ma noble cause. Ou pas. Mais comme on dit, « qui sème la mauvaise herbe récolte la liberté ».

So, are you in?

MàJ : Alors ça n’aura pas pris 5 minutes qu’une gentille personne se proposait pour m’aider à traduire le site. J’aurais peut-être juste dû faire un statut Facebook, finalement. Je suis impressionnée, et heureuse d’annoncer que nous aurons un site entièrement fonctionnel et francophone d’ici la fin de la semaine (si tout se passe bien).

Commentaires

commentaires

Vous aimerez aussi :

Laisser un commentaire