Boire et déboires – 28 jours pour en parler

28jours

Je suis une adepte du Défi 28 jours sans alcool de la Fondation Jean Lapointe. Je le fais pour la cause, pertinente et nécessaire, mais aussi pour moi : je profite de ce moment pour réfléchir à certains comportements et changer quelques habitudes devenues nuisances et dépendances.

La première année, février s’est avéré extrêmement difficile. J’étais dans une période creuse, et encore aujourd’hui, je ne sais pas si c’est l’alcool qui accentuait mon état dépressif ou mes idées noires qui m’amenaient à boire… J’avais entrepris le Défi avec l’espoir de rayer l’alcool de ma vie, de me défaire de son emprise, de sa présence quasi quotidienne qui pourrissait mes nuits. J’ai triché plusieurs fois. J’ai ressenti tellement de honte et de culpabilité que l’année suivante, je n’ai pas osé participer!

Mais je ne lâche pas facilement le morceau : l’an dernier, j’ai relevé le Défi avec brio. Cette édition a été déterminante. Elle m’a permis de faire le point sur ma relation avec l’alcool, et elle m’a aidée à graduellement cesser de consommer. Étant aux prises avec quelques ennuis de santé, l’abstinence est la plus belle chose qui pouvait m’arriver! Je ne bois plus depuis plusieurs mois déjà. Bon, un verre de vin blanc à Noël, quelques lampées de bière par-ci par-là, pas de quoi fouetter un chat. Toutefois, je ne suis plus sous le joug de mes pulsions alcooliques, et j’en suis extrêmement fière. C’est ma plus grande réalisation de l’année 2016.

On peut donc présumer que cette année, c’est pratiquement gagné. Que je vais remporter le Défi les doigts dans le nez. Or, je n’ai pas la capacité de prédire l’avenir. Et je connais mes faiblesses. L’envie est toujours là, tapie au fond de moi. Elle refait surface à l’occasion. Dur de ne pas succomber à un verre quand ton amoureux se délecte d’une bonne bière!

Le projet d’écrire sur le sujet me titille depuis longtemps. Mais comment l’aborder, sans nécessairement exposer publiquement mes déboires de fille en mal de boire? Le déclic s’est fait très tôt un vendredi matin, après une nuit peuplée de songes. L’idée : produire une série d’articles sur la sobriété à l’occasion du Défi 28 jours sans alcool.

Parce que ne pas boire en 2017, c’est tabou. Parce que j’en ai plus qu’assez des questions et des regards condescendants quand j’écluse un Perrier dans un party. Parce que la dépendance est loin d’être banale et que la prévention est la clé.

Parce que je crois que c’est important d’en parler.

 

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