Le transport en commun au Saguenay : un manque de civisme

L’an dernier, fin mars, j’avais trouvé aussi facilement des abribus débordés de neige. Les usagers devaient y penser deux fois avant de s’y abriter ou tout simplement tenter d’enjamber le bloc de glace qui les séparait de la porte de l’autobus. On m’avait répondu à l’époque à la Société des Transports de Saguenay (STS) que c’était la même compagnie qui gérait les affiches publicitaires qu’on retrouve dans les abris en question qui s’occupait du déneigement de ceux-ci. Et, comme le contrat venait à terme à la fin du mois on avait cessé de l’honorer. Va-t-on me radoter le même billevesée cet hiver?

Cette année, même situation de débordement de neige et de glace dans les abribus et autour. La photo qui accompagne ce texte en fait foi. Croyez-vous vraiment que le transport en commun au Saguenay soit une priorité pour l’administration en place?

Je crois qu’on préfère servir d’abord et avant tout les automobilistes rois et reines de nos artères municipales. J’aurais pu photographier des dizaines d’abribus non fonctionnels comme celui-là, trouvé pas très loin du Centre des données fiscales sur le boulevard René-Lévesque à Jonquière. Ou ailleurs un peu partout dans la ville. Dans une autre ville au Québec ce crime de lèse-piéton serait fortement dénoncé. Ici, on s’en balance outrageusement. Cette ville a du retard à reprendre afin d’atteindre un degré raisonnable de civisme pour ne pas dire de civilisation moderne.

Pierre Demers, cinéaste et poète rouge en bus d’Arvida

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