Les Très Extravagantes Aventures d’Adélaïde-Naneushkuess

Les Très Extravagantes Aventures d’Adélaïde-Naneushkuess

Épisode 8 : Kassi-patshitin (chute haute et abrupte) En remontant la Rivière-des-Petits-Remous, on arrivait au pied d’une chute fort impressionnante. Les gens du clan des Porc-Épics s’y rendaient pour pêcher, pour la beauté du paysage, mais aussi pour y trouver, tout en haut de la chute, de beaux bouleaux blancs, bien forts, prêts à offrir leur écorce pour fabriquer des canots. Au milieu de l’automne, on y chassait le lièvre dont la fourrure, déjà blanche et bien visible au travers des grandes herbes brunies, servirait à fabriquer de bonnes couvertures et more »

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Les très extravagantes aventures d’Adélaïde

Les très extravagantes aventures d’Adélaïde

Épisode 7 : La position du missionnaire   Un hiver avait passé. Adélaïde, maintenant Naneushkuess — Naneush pour ses amis—, avait suivi sa nouvelle famille dans un périple d’au moins cent lieues, au cœur d’une immense forêt dont elle eût eu bien peur dans son ancienne vie, mais qui maintenant lui paraissait amie, protectrice et bien riche en provende. On avait marché sur le blanc pur d’une neige épaisse, aidés par de grands souliers plats, faits de bouleau et de lanières tressées, et que l’on attachait à ses pieds bien au chaud more »

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Les Très extravagantes aventures d’Adélaïde

Les Très extravagantes aventures d’Adélaïde

Épisode 6 : Double-Esprit  Ils marchèrent tous les trois durant peut-être la moitié d’une heure, avant d’arriver à l’embouchure d’une rivière. Adélaïde, que  ses deux compagnons tenaient par la main, reprenait de la vigueur. Elle se souvenait bien de sa noyade. N’était-elle pas morte ? Ou bien, les paroles de cette vieille sorcière étaient donc vérité ? Car elle n’avait pas émergé sur une grève maritime, ainsi qu’il en eût été si la mer l’avait recrachée. Non : le sable de cette plage ne portait pas d’algues, ni de traces de marées. Pas d’embruns more »

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Les très extravagantes aventures d’Adélaïde

Les très extravagantes aventures d’Adélaïde

Épisode 4 : Abandonnées ! Marguerite était grosse. Adélaïde l’avait deviné dès qu’elle l’avait vue porter ses mains à son ventre. Elles se retrouvaient donc seules sur un îlot, à la merci des intempéries, de la famine et d’innombrables dangers dont d’éventuels marins en manque de femmes n’était pas le moins probable, et avec un nourrisson à venir. La jeune Bretonne savait, pour l’avoir entendu dire maintes fois sur la Valentine et sur la Marie, que cette partie de la Grande Rivière du Canada était beaucoup fréquentée par les Basques qui venaient more »

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Les très extravagantes aventures d’Adélaïde

Les très extravagantes aventures d’Adélaïde

Épisode 3 : La traversée Adélaïde avait froid, faim, et surtout grand soif. De tout le jour elle n’avait osé sortir de sous sa bâche, transie de peur à cause des récits qui venaient à son oreille de toutes sortes d’horreurs que faisait subir aux désobéissants le sieur de Roberval, commandant de cette expédition : qui était au hunier pendu pour vol, qui fouetté, qui mis aux fers pour tout petits larcins. N’ayant rien à faire que d’écouter, elle avait ouï d’abord qu’un grand nombre de personnes prenaient part à ce voyage more »

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Les très extravagantes aventures d’Adélaïde Minette

Les très extravagantes aventures d’Adélaïde Minette

Épisode 2 : La prophétie de la Corneille   Qu’est-ce qu’elle était venue fabriquer aux épousailles de Kilian, celle-là ? Elle n’avait certes pas été invitée. Dans tout le pays on la fuyait comme la peste. La Corneille tenait son surnom à la fois de sa noire chevelure, sur laquelle le temps ne semblait pas avoir prise — et pourtant elle était vieille, on disait même qu’elle sévissait déjà au temps des tailleurs de pierre —, de sa voix rauque qui s’obstinait à colporter des vérités que personne ne voulait entendre et du more »

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Les très extravagantes aventures d’Adélaïde Minette

Les très extravagantes aventures d’Adélaïde Minette

Épisode 1: La trahison de l’oncle Ygwen Il y avait noce ce soir-là à l’auberge du Joyeux Pouce-pied. Depuis l’aube, Adélaïde s’affairait dans la cuisine à nettoyer des coquillages, vider des tourteaux, griller des gigots et bouillir des poulardes.  Les fruits macéraient dans l’hydromel, la crème grasse attendait dans les jattes qu’on s’en servît pour épaissir les sauces. Depuis que son oncle Ygwen l’avait prise en apprentissage cinq ans plus tôt, il ne se passait pas un soir sans que la jeune fille se couchât complètement fourbue, sur la paille more »

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