Appeler un chat un chat

Appeler un chat un chat

Résister à la culture de l’intimidation qui sévit sur le web implique d’appeler un troll un troll et un cyberharceleur un cyberharceleur. Mieux encore : appeler un cyberharceleur un harceleur, parce que pour la plupart d’entre nous, il n’y a pas de dichotomie entre web et réalité, mais un lien de continuité. Cette continuité devrait faire en sorte qu’on ne diminue pas ce qui se passe sur le web, comme moins vrai parce que virtuel. Les menaces ne sont pas moins des menaces parce qu’elles arrivent par courriel ou par courrier recommandé.

Lire la suite

L’épuisement silencieux des féministes

L’épuisement silencieux des féministes

Quand je parle, on m’écoute d’emblée parce que je suis blanche et éduquée – cette écoute ne doit pas être prise pour acquise, car d’autres n’y auront jamais accès. Cette écoute doit être mise en perspective et critiquée. J’ai côtoyé plusieurs féministes brûlées par le militantisme. Certaines l’ont vécu comme des traumatismes. Certaines se sont tues pour longtemps et elles continuent à être silencieuses. Certaines se reposent temporairement afin de reprendre des forces et de revenir dans un futur proche. Certaines n’ont toujours pas baissé les bras et continuent la lutte. Certaines naviguent toujours comme elles peuvent les eaux tumultueuses de la vie quotidienne, l’engagement militant et leur santé.

Lire la suite

La fin du Progrès-Dimanche: le pire des deux mondes

La fin du Progrès-Dimanche: le pire des deux mondes

Quand je lis dans le papier de Normand Boivin ces phrases suaves tirées du communiqué de presse des patrons du P.D. à l’agonie, j’ai envie de sourire quelque peu pour les avoir lues ailleurs aussi à chaque fois qu’on ferme une entreprise et qu’on met à pied du monde non syndiqué. « Les organisations qui savent s’adapter sont celles qui réussissent le mieux. La nouvelle d’aujourd’hui s’inscrit dans le déploiement de notre nouveau modèles d’affaire » dit Claude Gagnon, pdg du groupe Capitales médias et encore celle-là du président et éditeur du Quotidien, Michel Simard. Le même qui louangeait il y a quelques mois le succès mondial des croisières du maire: « Nous célébrons cette année nos 130 ans d’existence. Notre longévité s’explique par notre leadership en information régionale, notre capacité à prévoir les changements dans les habitudes des lecteurs et notre rapidité à intégrer les nouvelles technologies ».

Lire la suite

Boire et déboires | Qu’est-ce qu’on boit?

Boire et déboires | Qu’est-ce qu’on boit?

Derrière son bar, Patrice me shake un délice à zéro degré d’une extrême simplicité : orange et lime fraîchement pressées, sirop d’orgeat et concombre, le tout servi sur glace et joliment présenté dans un verre en inox. Si plus de bars et restos mettaient autant d’énergie à créer de tels élixirs, j’en serais ravie. Mais les établissements sont frileux à offrir des produits non alcoolisés de qualité. « Il y a une forme de snobisme, déplore Patrice. Pour moi, une carte de restaurant devrait normalement avoir autant de cocktails avec alcool que sans alcool. »

Lire la suite

Boire et déboires | Sans vouloir te mettre de la pression

Boire et déboires | Sans vouloir te mettre de la pression

Ce qu’il est puissant, le désir d’être aimé! On suit le troupeau, on se fond dans la masse par peur d’être exclus, ostracisé. La pression sociale est encore ce qui me fait boire aujourd’hui. J’ai grandi, la confiance s’est installée; mais ce besoin de faire partie d’un tout, d’une communauté ne m’a jamais quittée. Cette fraternité, je la retrouve dans la bouteille de rouge savourée goulûment avec mon amant. Dans la pinte de IPA éclusée entre amis à la microbrasserie. Dans le shooter de vodka qu’on sirote ou s’envoie aux confins de la nuit.

Lire la suite

Réplique à l’éditorial de Marc St-Hilaire

Réplique à l’éditorial de Marc St-Hilaire

Les allégations et affirmations contenues dans votre éditorial de ce jeudi 9 février tordent les faits d’une manière totalement inacceptable et insultent la grande majorité des personnes qui travaillent à l’UQAC. Vous vous demandez s’il s’agit d’une « guerre de pouvoir ». La guerre de pouvoir est menée par l’administration actuelle de l’Université, qui n’accepte pas le verdict prononcé par toutes les catégories d’employés sur le travail accompli au cours des cinq dernières années.

Lire la suite

Boire et déboires – 28 jours pour en parler

Boire et déboires – 28 jours pour en parler

La première année, février s’est avéré extrêmement difficile. J’étais dans une période creuse, et encore aujourd’hui, je ne sais pas si c’est l’alcool qui accentuait mon état dépressif ou mes idées noires qui m’amenaient à boire… J’avais entrepris le Défi avec l’espoir de rayer l’alcool de ma vie, de me défaire de son emprise, de sa présence quasi quotidienne qui pourrissait mes nuits. J’ai triché plusieurs fois. J’ai ressenti tellement de honte et de culpabilité que l’année suivante, je n’ai pas osé participer!

Mais je ne lâche pas facilement le morceau : l’an dernier, j’ai relevé le Défi avec brio.

Lire la suite

GNL Québec: à contresens de l’avenir

GNL Québec: à contresens de l’avenir

Il faut alors questionner l’appellation « énergie de transition », car c’est de cette façon que le gaz naturel est mis de l’avant dans la « Politique énergétique 2030 du Québec ». On s’en doute, le concept est une opération marketing propagée par le lobby du gaz naturel afin de garder sa place dans le portefeuille énergétique des investisseurs. Elle instaure l’idée d’un étapisme de la transition énergétique. Comme s’il fallait ajouter une option du « moins pire » entre le problème et la solution. Certes, le passage d’une « civilisation fossile » vers une civilisation décarbonisée sera progressif. Mais, a-t-on besoin d’une énergie intermédiaire?

Lire la suite

Quelques devises pour Saguenay

Quelques devises pour Saguenay

Dans un effort plus ou moins avoué de contribution à la chose publique et à l’avenir de cette belle ville de Saguenay jamais tout à fait fusionnée, voici quelques propositions de devise pour elle et pour nous tous. Sachant que le maire bien aimé vient d’en faire malgré lui l’une de ses priorités, au lieu de loger les mal logés de Jonquière à Jonquière, au lieu de fournir aux organismes culturels des locaux adaptés à leurs besoins, au lieu de manipuler discrètement le sort des prochaines élections municipales sans même s’y présenter, au lieu de s’occuper des vrais enjeux démocratiques de cette ville, bref au lieu de consulter régulièrement ses citoyens d’abord qui passent toujours en dernier quand il est temps de décider quelque chose, osons formuler quelques devises ou «slogans» rassembleurs ou perturbateurs, s’ils en sont.

Lire la suite

Détester la beauté physique?

Détester la beauté physique?

On dit à ces personnes qui aiment avoir un beau physique par le biais du maquillage ou de la chirurgie esthétique qu’elles sont superficielles. En tant que féministe, ça me dépasse. On incite toujours les gens à faire ce qu’ils et elles désirent, mais lorsqu’ils et elles le font, ils et elles sont jugés(es). Pour cette jeune femme qui a mis du temps chez la coiffeuse ou Sephora, il ne faut pas oublier la notion de plaisir, qui est un besoin qui nous habite tous et toutes. Pensez-vous vraiment que c’est plaisant d’aller chez le gynécologue ? Zéro moins une barre. Plaisir ressenti à s’acheter des petites gâteries ? Inestimable pour la personne qui en profite. Si ce plaisir est de se dorloter avec des produits de beauté, pourquoi serait-il moins légitime ?

Lire la suite