J’en suis moi aussi

J’en suis moi aussi

Je viens d’un milieu où l’on banalise la culture du viol. Un milieu où les pères passent des commentaires sur la grosseur du cul et des seins de leurs filles. Où les hommes ont les mains longues et la langue salace, et où les femmes se taisent et ne prennent pas leur place. J’ai grandi entre une pile de revues pornos et des affiches de filles à poil sur les murs de la cave chez mon grand-père. Ça m’a complètement fuckée.

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Ma réponse à Lysiane Gagnon

Ma réponse à Lysiane Gagnon

Si l’on décortique vos propos, vous signifiez que les seules agressions condamnables sont celles qui impliquent une pénétration, de même que les attouchements et baisers non-désirés ne sont pas graves. La partie la plus violente de votre chronique est certainement la fin ; vous insinuez qu’une femme qui est touchée sans le désirer doit l’accepter, voire le banaliser, sans quoi, elle est folle. Suite à tout ce paragraphe que je considère violent, voire dangereux (on se le cachera pas, vous venez carrément de dire aux hommes que ce n’est pas grave, par exemple, de toucher les fesses d’une femme sans son consentement), il y a plusieurs questionnements qui me viennent à l’esprit. Qui êtes-vous pour juger les victimes au point de les traiter de folles ? Qui êtes-vous pour décider comment nous devons réagir face à une agression sexuelle ?

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#stopcultureduviol

#stopcultureduviol

La culture du viol est dans ma tête, quand je me dis que je suis privilégiée de n’avoir jamais été violée. Que tout ce que j’ai subi, tout au long de ma vie, est le lot normal de la féminité.

La culture du viol, c’est quand tout le monde sait, mais que personne parle.
C’est élever nos filles dans la peur.
C’est élever nos garçons en oubliant de leur dire SANS OUI C’EST NON.

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Inventaire

Inventaire

J’ai fait un inventaire. Un inventaire qui, à mesure que je m’en énumérais les éléments, devenait de plus en plus cuisant. Et je me disais, effarée devant la longue de la liste, qui n’est pourtant pas du tout exhaustive: si je porte tout ça, malgré mon statut d’enfant gâtée, qu’en est-il de celles qui n’ont pas eu la même chance que moi?

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Légiférer le corps des femmes

Légiférer le corps des femmes

Des signes religieux ostentatoires, on est passé au niquab comme enjeu politique. Ça n’était bien pas populaire, les signes religieux ostentatoires. D’une part, parce que les bons catholiques en portent, parce que c’est pas logique d’imposer une laïcité à deux vitesses qui ne tient pas compte d’un immense crucifix en plein parlement, mais qui tient compte du turban de M. Singh au guichet trois d’Emploi-Québec. D’autre part, il manque l’oppression à la kippa de M. Strauss, au chachia de M. Khan ou au grand boubou de M. Diop. Pour remporter more »

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Laver ses péchés de féministe frustrée dans un bain de larmes d’hommes cis

Laver ses péchés de féministe frustrée dans un bain de larmes d’hommes cis

L’homme cis blanc hétérosexuel s’autoproclamant proféministe est un spécimen plein de surprises. Souvent plus plates les unes que les autres. Le 31 mars dernier se tenait une manifestation de soir féministe portant sur des enjeux spécifiquement féminins. Thèmes abordés : le projet de loi 20 avec ses restrictions dans l’accessibilité à l’IVG et à la santé reproductive, les mesures d’austérité qui touchent plus durement les femmes, la violence à caractère misogyne dont les militantes paient les frais dans tout espace public (tangible ou virtuel) et l’omniprésence de la culture du viol (à l’intérieur more »

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Culture du viol, sport et médias : le cas Leclerc

Culture du viol, sport et médias :  le cas Leclerc

Sandrine Ricci et Marie-Christine Lemieux-Couture Outre les normes de virilité et de masculinité agressives auxquelles sont soumis les athlètes, force est de constater que le milieu du sport et le traitement de la nouvelle sportive sont gangrenés par la culture du viol. Une culture où l’on déresponsabilise l’agresseur, questionne la crédibilité de la victime, blâme une féminité qui appellerait à l’agression, exige le silence autour de la violence sexuelle notamment pour ne pas gâcher la réputation de l’équipe ou la noblesse du sport. Tout se passe comme si la victime more »

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Il faut qu’on parle de silence

Il faut qu’on parle de silence

C’était à prévoir, le contre-coup. Dès qu’on parle de culture du viol, de rapports de force entre les sexes, d’une socialisation de ce rapport de genres, de violence symbolique systématique, on entre dans une zone d’inconfort. J’en ai parlé dans mon dernier billet. Mais j’insiste, parce que devant le déni qui cultive le silence, reste la parole. En matière d’agressions sexuelles, une critique socialement acceptable ne saurait reposer sur autre chose (du moins en apparence) que sur des points juridiques : la notion (souvent floue) de consentement, la présomption d’innocence, le more »

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Le viol parfait

Le viol parfait

Le Bien est transparent : on voit à travers. Le Mal, lui, transparaît : c’est lui qu’on voit à travers. — Jean Baudrillard C’est en filigrane de l’actualité, pourtant chaque fois que j’évoque la notion de « culture du viol » dans une conversation (en particulier dans une conversation numérique), je constate cette tendance générale à la crise d’urticaire et aux convulsions idéologiques. Une société progressiste, civilisée, transformée par plusieurs générations de luttes féministes, une société dont la brillance d’esprit se manifeste explicitement de ses réussites technologiques au déploiement mondial de son système économique, more »

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