Il faut parfois tirer sur le messager

Il faut parfois tirer sur le messager

Je parle au sens figuré, bien sûr, mais aussi en réaction à cet article de Nathalie Colard, où la chroniqueuse médias de La Presse s’inquiète de la méfiance et de l’animosité que suscite son journal. Elle insiste notamment sur une distinction qui sera utile à notre propos : « Le boulot des éditorialistes est séparé de celui de la salle de rédaction. (…) Ils présentent habituellement (cela peut varier d’un média à l’autre) la position des propriétaires du journal. » Or, c’est justement là que le bât blesse et je n’ai pas assez more »

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Si La Presse n’existait pas… il faudrait ne pas l’inventer

Si La Presse n’existait pas… il faudrait ne pas l’inventer

Cette boutade que je prends pour titre est empruntée aux Illusions perdues de Balzac et visait la presse en général, mais je propose de l’envisager aujourd’hui dans la perspective d’un journal en particulier : le fleuron de l’empire Gesca. Qu’est-ce qu’un personnage de Balzac pouvait donc trouver à redire du travail des journalistes au XIXe siècle? Attention, ça décape : « Le journal au lieu d’être un sacerdoce est devenu un moyen pour les partis ; de moyen, il s’est fait commerce ; et comme tous les commerces, il est sans foi ni more »

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Presse-toi à droite!

Presse-toi à droite!

Polémiquons. Lit-on La Presse parce qu’on est de droite ou est-on de droite parce qu’on lit La Presse? La question est subjective, voire tendancieuse, même si on reconnait intuitivement un fond de vérité à ce chiasme. Mine de rien, en posant cette question, j’ai procédé à une « restriction de champ», postulant implicitement que La Presse loge à droite du spectre politique et que ce parti pris influe sur sa couverture de l’actualité.  C’est une évidence pour peu qu’on l’ait lue, et malgré la présence de quelques voix dissidentes pour se more »

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