Colloque: Printemps érable, un an après

Colloque: Printemps érable, un an après

Une cinquantaine de professeurs, d’étudiants, de citoyens réunis pour un retour sur le « printemps érable », un an après. C’est arrivé vendredi dernier à l’UQÀC lors d’un colloque organisé par le Groupe de recherche et intervention régionale. Une quinzaine d’intervenants ont défilé tour à tour pour parler d’un aspect de ce qu’il pense du conflit de l’an dernier. Tous en faveur des revendications étudiantes, certains ont parlé des stratégies de campagne utilisées par les étudiants, d’autres de la sociologie du mouvement ou encore de la couverture médiatique faite par les médias more »

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Les restes du 22 mars

Les restes du 22 mars

Il y a un an presque jour pour jour, des milliers de personnes marchaient dans les rues de Montréal pour une des plus grandes, sinon la plus grande, manifestation de l’histoire du Québec contre la hausse des frais de scolarité de 1625 $. Contrairement à aujourd’hui, il faisait chaud. Il n’y avait pas seulement la température qui était chaude, il y avait aussi un climat social plus chaud, plus tendu. Aujourd’hui, il fait froid et le seul vent qu’il y a, c’est un vent froid, pas un vent de changement. Le more »

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La violence qui éteint

La violence qui éteint

Les manifestants contre le Plan Nord ont fait du grabuge devant les portes du Palais des Congrès en fin de semaine. Je n’ai rien contre leur cause, bien au contraire : je pense qu’il faudrait mieux définir les redevances des minières, les impacts pour les communautés, les façons de faire ce gigantesque chantier. Mais est-ce que le message est passé? Est-ce que quelqu’un a compris pourquoi ces gens s’opposaient? Pas pantoute. Tout ce qu’on a vu ce sont des images de violence : des autos de police démolies, des gens qui donnent more »

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Année rouge – Nicolas Langelier

Année rouge – Nicolas Langelier

Des émotions, des manifestations, des gens, c’est ce qu’on suit dans Année rouge, le nouveau livre de la collection Documents, écrit par Nicolas Langelier. Il revient sur la dernière année au Québec qui, on le sait, a été mouvementée. Divisé en quatre saisons, ce court récit autobiographique mélange des histoires personnelles et collectives. On commence en résumant la fin du mouvement Occupy pour ensuite s’intéresser aux balbutiements de la grève étudiante qui protestait contre la hausse des frais de scolarité. Cette contestation sociale deviendra la trame de fond de tout more »

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Grève étudiante : l’épreuve du feu

Grève étudiante : l’épreuve du feu

On n’en a pas beaucoup parlé après les élections. Et pour cause! D’autres nouvelles ont pris le dessus, dont l’attentat contre la nouvelle Première ministre, les résultats étonnants de l’élection du 4 septembre et l’importance d’avoir élu pour la première fois une femme à la tête de notre gouvernement. Pourtant, ce fut pour moi la fin d’une grève qui aura duré sept mois puisque mon département a été parmi les premiers à déclencher la grève, le 13 février dernier. Au niveau personnel, cette grève fut extrêmement difficile. D’abord parce que more »

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Le sacrifice de Gabriel Nadeau-Dubois

Le sacrifice de Gabriel Nadeau-Dubois

Au moment où j’écris ces lignes, Gabriel Nadeau-Dubois n’est plus représentant de la CLASSE, la plupart des Cégeps ont voté pour la reprise des cours et bon nombre de journalistes et savants chroniqueurs claironnent la fin du mouvement étudiant. Pourtant, je ne suis pas inquiet pour la suite des choses. Non pas que je sois devenu indifférent aux enjeux de la lutte étudiante, au contraire, je les ai plus à cœur que jamais, mais la sérénité me gagne en songeant que le piège tendu par Jean Charest est en passe more »

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Les filtres idéologiques et la crise étudiante

Les filtres idéologiques et la crise étudiante

Dans ma série de chroniques consacrées à la couverture médiatique de la crise étudiante, j’ai tenté de mettre en lumière les distorsions, manipulations et effets de loupe assimilables au discours propagandiste. L’initiative semble avoir choqué certains et m’a valu quelques critiques, mais aussi de bonnes blagues, dont la meilleure à ce jour demeure un portrait présumé de ma personne, coiffé d’un chapeau en aluminium qui évoque la folie et le délire paranoïaque, et publié sur l’agrégateur de nouvelles Reddit. Je n’ai pourtant rien inventé et mon travail s’est tout juste more »

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La trahison des médias

La trahison des médias

Si Albert Camus a eu un jour raison de dire « un journal, c’est la conscience d’une nation », il est plus que temps, au Québec, d’examiner sérieusement de quoi est faite la nôtre pour mériter les journaux que l’on a. L’un des constats les plus douloureux de la crise étudiante fut sans conteste la couverture tendancieuse des médias de masse. On l’aura vue venir, certes, sachant bien que le milieu est largement dominé par des éditorialistes et chroniqueurs de droite, mais on a très vite dépassé le cadre habituel du débat more »

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Il faut parfois tirer sur le messager

Il faut parfois tirer sur le messager

Je parle au sens figuré, bien sûr, mais aussi en réaction à cet article de Nathalie Colard, où la chroniqueuse médias de La Presse s’inquiète de la méfiance et de l’animosité que suscite son journal. Elle insiste notamment sur une distinction qui sera utile à notre propos : « Le boulot des éditorialistes est séparé de celui de la salle de rédaction. (…) Ils présentent habituellement (cela peut varier d’un média à l’autre) la position des propriétaires du journal. » Or, c’est justement là que le bât blesse et je n’ai pas assez more »

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Si La Presse n’existait pas… il faudrait ne pas l’inventer

Si La Presse n’existait pas… il faudrait ne pas l’inventer

Cette boutade que je prends pour titre est empruntée aux Illusions perdues de Balzac et visait la presse en général, mais je propose de l’envisager aujourd’hui dans la perspective d’un journal en particulier : le fleuron de l’empire Gesca. Qu’est-ce qu’un personnage de Balzac pouvait donc trouver à redire du travail des journalistes au XIXe siècle? Attention, ça décape : « Le journal au lieu d’être un sacerdoce est devenu un moyen pour les partis ; de moyen, il s’est fait commerce ; et comme tous les commerces, il est sans foi ni more »

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