La vie laisse un cerne – Un fanzine de Laurence Lemieux

Chez nous, à Sainte-Rose-du-Nord, on se déplace pour aller au bureau de poste chercher le courrier. Et ce matin, j’ai vécu le bonheur de recevoir une enveloppe écrite à la main, toute seule, avec des p’tits coeurs dessus Please do not fold, SVP ne pas plier. Non accompagnée de factures et/ou de flyers irritants. Du pur bonheur, enfin mon zine de Laurence Lemieux, que j’avais commandé et miraculeusement payé par Paypal la semaine dernière. La vie laisse un cerne, c’est un tout p’tit zine mais un immense plaisir, celui de retrouver le trait de crayon d’une bédéiste d’ici exilée aux Îles-de-la-Madeleine.

Du temps où elle habitait Chicoutimi, j’ai souvent vu Laurence crayonner au Café Cambio. En fait, chaque fois que j’allais au Cambio, Laurence y était, et je ne pourrais pas dire si vraiment elle crayonnait si souvent, parce que le café de la main de Chicout, c’est l’endroit où il ne faut pas avoir une réunion. On y croise à peu près tout le monde, on jase, on mouche les enfants des autres et le café devient froid le temps d’une bise amicale.

Il y a sans doute un café pas Cambio aux Îles, où Laurence continue de crayonner. Le café, lieu de rencontres, fruit de discussions qui pourraient avoir l’air superficielles. D’un dessin à l’autre, d’un personnage à l’autre, d’une parole à l’autre, il y a un fil conducteur. Celui de gens qui se retrouvent, hétéroclites, dans un même lieu. Qui vivent des moments personnels, charnières, des émotions, des morceaux de vie. Tous ensemble, dans l’unicité de leur vécu pourtant. Et dans la simplicité, dans l’instant de chacun mis tout ensemble, bien que lisse de l’extérieur, la texture globale donne l’impression que tout n’est pas parfait. Parce que comme le titre le dit si bien, La vie laisse un cerne.

Du Lemieux pur et doux, juste bien dosé, entre la légerté et un regard lucide (et ludique) sur la vie.

6$ seulement, et une dédicace en prime!

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