L’intimité des artistes: Stéréo-Séquence

Vent de fraîcheur multimédia, petit phénomène sur les internets, la plate-forme Stéréo-Séquence présente régulièrement des captations de performances musicales mettant en scène de nombreux artistes de la relève ou plus établis.

Projet florissant du A4 collectif, le concept de Stéréo-Séquence est à la fois simple et efficace. Il s’agit de présenter des artistes et musiciens dans des lieux inusités, à la fois banals mais par le fait même extraordinaire, et ce d’une manière toujours aussi spontanée que possible.

C’est ce qui fait toute la magie de ce type de captations dans des environnements non-conventionnels, installant des ambiances jamais vues et par le fait même des conditions propices à des prestations plus authentiques, à des moments musicaux uniques. Sans artifices, sans jeux scéniques, sans coulisses et sans maquillage, les prestations sont offertes, presqu’à froid. Les artistes se donnent, enthousiastes et confiants que le résultat sera impressionnant vu la qualité technique et artistique des productions du collectif.

 

En écoutant les épisodes de Stéréo-Séquence on se retrouve vraiment dans une forme de spectacle de proximité. On est là, un peu voyeur, collé sur un (ou des) musiciens, sans aucun décorum usuel. Comme un surplus d’âme ajouté, on remarquera toute une série de détails, amplifiés par cette manière plus intime de faire une prestation, de filmer et de monter les épisodes.

On pourra entre autres voir et apprécier (de très près) le charme tapageur qui brille dans l’oeil du truculent Mononc Serge, l’amusement sur les visages des membres du groupe Canailles alors qu’ils interprétaient, en préambule à leur capsule, une chanson des Backstreet Boys en a capella sur le toit du Capitole de Québec, ou enfin la stupeur dans les yeux des membres du groupe Malajube quand un autobus a laissé sa marque en fin de prestation pour leur capsule à Tadoussac (prestation qu’ils n’ont pas interrompu pour autant).

Mais en dehors de ces joyeux « accidents » de parcours qui font le charme de la spontanéité, comme l’explique Jay Kearney, « en général, les moments magiques proviennent de la musique, des versions que les artistes nous livres, de leur performance, Chad VanGaalen et Imbert Imbert par exemple. Simple mais puissant en même temps. C’est souvent le cas. »

 

Plus souvent qu’autrement dans la grande région de Québec mais parfois ailleurs, comme le dirait le Roi Heenok, énième personnage ayant fait la preuve que le ridicule, loin de tuer, rendait souvent populaire sur internet, les choses se passent.

A4 collectif

« Né autour d’une feuille de papier », le A4 collectif rassemble quatre photographes de la relève qui souhaitaient travailler ensemble sur des projets touchant deux de leurs passions communes, c’est-à-dire la musique et les arts visuels. Formé de Jimmy Voyer, Étienne Loiselle, Maxime Wehinger et Jérôme Kearney, le collectif trace son chemin depuis la fin des études en photographie de ses quatre membres.

Les capsules Stéréo-Séquence

Coopérative de travail à but non lucratif, le projet Stéréo-Séquence est né l’année dernière et a fait son baptême du feu pendant le Festival de la chanson de Tadoussac. En un peu plus d’un an, avec le soutien du Centre Local de Développement de Québec, les membres du collectif ont accompli énormément, faisant don de leur temps et de leurs expertises pour faire rayonner le terroir musical de la ville de Québec et des environs, le tout bénévolement.

Au nombre de 35 (à ce jour) les capsules de Stéréo-Séquence reflètent toute une diversité de tendances qui se dessinent dans la musique actuelle. Qu’elles soient tournées dans un café rustico-branché ou autour d’une bière dans un appartement de Saint-Roch, dans un hôtel, une église, un parc ou un bois de Stoneham, à flanc de colline sur le bord du fjord, au Capitole de Québec ou au garage municipal de Tadoussac, elles sont inévitablement des morceaux d’authenticité, croqués dans le réel.

Après The Saintes-Catherines, qui fut le premier groupe à enregistrer une capsule, Keith Kouna, Ariane Moffatt, Bloodshot Bill, Cœur de pirate, Mononc Serge, Dany Placard, Galaxie, Lisa Leblanc, Socalled, Fanny Bloom et Jérôme Minière furent quelques-uns des autres participants.

Plus près de nous

Les membres du A4 étaient par ailleurs de passage dans la région dernièrement lors de la seizième édition du Festival REGARD sur le court métrage, afin de présenter plusieurs de leurs capsules sur le site extérieur du Festival et pour procéder à deux captations avec deux beaux (et étranges) créateurs d’ici, deux saveurs locales qui roulent leurs bosses depuis de nombreux printemps, et j’ai nommé Frank et le cosmos et Joël Martel.

 

Eux qui sont la plupart du temps dans un rapport intime avec les artistes et plus impersonnel avec le public, vu que leurs capsules sont diffusées sur la communauté des internets, ont cette fois-ci pu vivre une réception totalement différente, ils ont goûté à une plus grande proximité avec le public. « On avait hâte de vivre en direct la réaction des gens (…) avoir un feedback réel et sentir l’écoute des gens c’tais vraiment trippant ». Ils n’ont pas été déçu, la réception du public fut excellente.

 

Pour l’occasion, les membres du collectif ont dû faire face à un défi nouveau, c’est-à-dire de faire le montage et tout le traitement des capsules immédiatement après les captations afin de les présenter, sans avoir le temps qu’elles refroidissent, pour la clôture du Festival REGARD.

Mais le défi a été admirablement bien relevé. Comme le soulignait Jay Kearney, « (…) on est tombé sur deux artistes qui ont vraiment apporté à notre travail. Joël est vraiment embarqué dans notre côté plus reportage qu’on voulait développer depuis longtemps et avec Frank on a pu pousser le côté artistique qui prend tout son sens, appuyé par sa musique et par le lieu. »

Vous trouverez ces capsules ici et ici

Projets futurs

En plus des captations, les membres du collectif travaillent actuellement à refondre leur site web pour le rendre plus dynamique et pour y intégrer un calendrier culturel des événements de la région de la capitale nationale.

Les artistes réfléchissent aussi à une manière d’étoffer le concept stéréo-séquence en faisant des capsules plus longues et fouillées, s’enfonçant dans l’univers de l’artiste plus directement, comme en documentaire.

Des rumeurs courent aussi à l’effet que quelque chose se préparerait pour fêter le premier anniversaire.

Pour être au courant de ce qui s’en vient ou pour tout simplement prendre connaissance de l’excellent travail des membres du collectif, rendez vous sur leur site web, leur channel YouTube ou leur page Facebook.

Crédits photo:

Maxime Wehinger:  Mononc Serge, Malajube, Canailles, Salomé Leclerc

Jérome  Kearney:  Imbert Imbert, Ariane Moffatt, Frank et le cosmos, Joel Martel,

Jimmy Voyer:  Socalled, The Sainte Catherines

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One thought on “L’intimité des artistes: Stéréo-Séquence

  1. Watch out Gazoline à sortir bientôt !

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