Laver ses péchés de féministe frustrée dans un bain de larmes d’hommes cis

Laver ses péchés de féministe frustrée dans un bain de larmes d’hommes cis

L’homme cis blanc hétérosexuel s’autoproclamant proféministe est un spécimen plein de surprises. Souvent plus plates les unes que les autres. Le 31 mars dernier se tenait une manifestation de soir féministe portant sur des enjeux spécifiquement féminins. Thèmes abordés : le projet de loi 20 avec ses restrictions dans l’accessibilité à l’IVG et à la santé reproductive, les mesures d’austérité qui touchent plus durement les femmes, la violence à caractère misogyne dont les militantes paient les frais dans tout espace public (tangible ou virtuel) et l’omniprésence de la culture du viol (à l’intérieur more »

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Culture du viol, sport et médias : le cas Leclerc

Culture du viol, sport et médias :  le cas Leclerc

Sandrine Ricci et Marie-Christine Lemieux-Couture Outre les normes de virilité et de masculinité agressives auxquelles sont soumis les athlètes, force est de constater que le milieu du sport et le traitement de la nouvelle sportive sont gangrenés par la culture du viol. Une culture où l’on déresponsabilise l’agresseur, questionne la crédibilité de la victime, blâme une féminité qui appellerait à l’agression, exige le silence autour de la violence sexuelle notamment pour ne pas gâcher la réputation de l’équipe ou la noblesse du sport. Tout se passe comme si la victime more »

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Ce qui se tait dans l’ellipse

Ce qui se tait dans l’ellipse

La rhétorique est amorale comme le serait un couteau. Exactement comme un couteau. Un outil n’est ni bien ni mal, il relève de qui l’emploie. On peut utiliser un couteau pour manger comme on peut l’utiliser pour poignarder. On peut user de la rhétorique pour manipuler, persuader, taire notre adversaire ; on peut en user pour séduire, plaire, rendre notre discours intelligible à l’autre devant nous. Elle peut aller de pair avec un pouvoir-dire, pouvoir soumettre l’autre à ses idées, autant qu’elle peut déployer un terrain de jeu où les idées more »

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Il faut qu’on parle de silence

Il faut qu’on parle de silence

C’était à prévoir, le contre-coup. Dès qu’on parle de culture du viol, de rapports de force entre les sexes, d’une socialisation de ce rapport de genres, de violence symbolique systématique, on entre dans une zone d’inconfort. J’en ai parlé dans mon dernier billet. Mais j’insiste, parce que devant le déni qui cultive le silence, reste la parole. En matière d’agressions sexuelles, une critique socialement acceptable ne saurait reposer sur autre chose (du moins en apparence) que sur des points juridiques : la notion (souvent floue) de consentement, la présomption d’innocence, le more »

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Le viol parfait

Le viol parfait

Le Bien est transparent : on voit à travers. Le Mal, lui, transparaît : c’est lui qu’on voit à travers. — Jean Baudrillard C’est en filigrane de l’actualité, pourtant chaque fois que j’évoque la notion de « culture du viol » dans une conversation (en particulier dans une conversation numérique), je constate cette tendance générale à la crise d’urticaire et aux convulsions idéologiques. Une société progressiste, civilisée, transformée par plusieurs générations de luttes féministes, une société dont la brillance d’esprit se manifeste explicitement de ses réussites technologiques au déploiement mondial de son système économique, more »

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