Il y a des choses dans la vie qu’on ne contrôle pas. Les exemples les plus explicites qui me viennent en tête en ce moment sont les oppressions dont on peut faire l’objet de même que l’environnement dans lequel on se trouve. Il y a des choses dont nous ne sommes pas responsables et qui peuvent être une réelle source de malheur.
Catégorie : Féminismes
Rompre le silence
Le Dr. Fabien Simard, président de l’AOGQ, répète sur toutes les tribunes possibles que le consentement est au cœur de la déontologie médicale et que, par conséquent, ces violences n’existent pas. Nous sommes d’accord que les instruments de droits sont bien rédigés, mais là où le bât blesse, c’est dans la pratique et dans le vécu rapporté par des centaines de femmes depuis de nombreuses années. Nous l’invitons, lui ainsi que tous les acteurs et actrices du monde médical, à lever le nez des documents officiels, et à oser prendre contact avec la réalité du terrain. Nous avons besoin de votre alliance et non de votre silence.
Rémunération des stages: une lutte féministe
Au Regroupement Naissance-Renaissance, nous sommes bien placées pour savoir ce que les stagiaires en travail social et en sexologie, notamment, peuvent abattre comme travail durant leurs stages puisque nous avons la chance d’accueillir des stagiaires depuis de nombreuses années. Ces stagiaires nous permettent de mettre en place de nombreux projets qu’autrement nous n’aurions pas le temps d’accomplir, faute de financement depuis que le gouvernement a pris en grippe le milieu communautaire et le sous-finance allègrement. Et puis, devinez quoi? Nos stagiaires sont toutes des femmes.
Pour une FFQ intersectionnelle – lettre ouverte
Depuis l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) du 28 octobre dernier, de nombreux articles et chroniques dans les médias ont tenté de convaincre le grand public que les féministes ne se reconnaissaient plus dans la FFQ, que celle-ci s’était égarée et que ses dernières positions étaient en contradiction avec les principes mêmes du féminisme. Le principal argument avancé par ces détracteurs est que la FFQ a finalement reconnu l’agentivité, c’est-à-dire la capacité d’agir, des travailleuses du sexe et que nous pouvions leur faire confiance, comme more »
Femmes et campagne électorale : le silence qui vaut mille mots !
À quelques jours des élections, force est de constater que les chef.fes de partis n’ont pas tiré de grandes leçons du mouvement planétaire #moiaussi des derniers mois. La devise du Québec ne semble pas s’appliquer aux dossiers chauds soulignant l’ampleur des discriminations, iniquités et violences diverses et variées dont sont encore victimes les femmes au quotidien dans notre société dite progressiste. Il semble malheureusement que leur vote soit considéré aussi acquis que leur consentement. Considérant l’ampleur (enfin !) démontrée de la problématique des agressions et du harcèlement sexuels, les 50.3% more »
À qui appartient l’accouchement ? À NOUS !
Les voix des femmes et des personnes qui accouchent ne cessent de dénoncer cette emprise sur leur corps depuis des décennies. Là où il devrait y avoir autonomie, il y a infantilisation. Là où il devrait avoir des choix libres et éclairés, il y a souvent une information biaisée, de la coercition et des menaces. Là où il devrait y avoir un esprit de respect des droits universels et des besoins des communautés, il y a centralisation. Et là où l’accouchement devrait prendre son temps et être reconnu comme une expérience unique, il y a une gestion active obsédée avec l’efficacité et la productivité.
Terrorisme de genre
Quand le terroriste est un homme cishétéro, qui plus est quand il est blanc, que ses motivations soient misogynes, antiféministes, racistes ou xénophobes, il est magiquement classé sous l’étiquette psychologisante de loup solitaire avec des troubles de santé mentale. Les visées politiques et idéologiques de sa rage meurtrière deviennent soudainement « incompréhensibles », « imprévisibles ». Elles ne le sont pas.
L’universel est un homme blanc cishétéro
Ce texte est une réponse à celui-là, lui-même une réponse à cette critique de ce texte. Le lectorat me pardonnera cette phrase pleine de redondances, le temps de passer un accord avec Netflix pour une série d’épisodes au sujet de deux intellectuels séparés par leur différend sur l’intersectionnalité, l’universel et la liberté. Cher ami, Je me permets la forme épistolaire, puisque ta réponse appelle un ton un peu plus intimiste. Et nommons-le, puisque cette franche camaraderie, cette complicité indéniable, qui est en partie garante du respect évoqué au début de ton more »
Il n’y a pas de lutte universelle
Il faudrait le questionner, cet homme blanc cishétéro qui ne détient pas tous les privilèges, sans doute, qui sait se faire un allié, parfois; il faudrait le questionner — ou qu’il se questionne — sur : pourquoi il ne peut envisager le discours des marges que comme une façon de l’effacer, lui qui efface depuis si longtemps toute voix qui n’est pas la sienne ?
T’as juste à ignorer…
Avez-vous déjà entendu ça? Solution facile? Manière de se débarrasser des problèmes qui nous sont confiés par un proche? Je vois ça comme de la banalisation d’une situation déplaisante. Sans s’en rendre compte, certaines personnes vont dire ça dans l’espoir que ça aide vraiment quelqu’un mais ça n’aide pas la personne qui se plaint à réaliser qu’elle est dans une situation qui mérite d’être prise au sérieux.