De la satire à lʼéristique

De la satire à lʼéristique

Pour manipuler lʼopinion, provoquer du drame, déverser le fiel de sa haine du haut de sa tribune médiatique, ça prend une intelligence plus aigüe quʼon croit, mais une intelligence qui nʼa de cesse de retourner contre elle le couteau de son arrogance et qui finit par sculpter sa propre lobotomie. Tout en haut des sphères du quatrième pouvoir, juché sur son trône de mépris, le roi se gave de son aliénation, cʼest ce quʼil crache au visage de lʼautre en s’étonnant de son indocilité.

Je pars donc de la thèse (provocatrice pour une large part de mes collègues de gauche radicale) que Richard Martineau est un homme brillant, très brillant, du moins le croit-il et le crois-je aussi.

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Ce qui se tait dans l’ellipse

Ce qui se tait dans l’ellipse

La rhétorique est amorale comme le serait un couteau. Exactement comme un couteau. Un outil n’est ni bien ni mal, il relève de qui l’emploie. On peut utiliser un couteau pour manger comme on peut l’utiliser pour poignarder. On peut user de la rhétorique pour manipuler, persuader, taire notre adversaire ; on peut en user pour séduire, plaire, rendre notre discours intelligible à l’autre devant nous. Elle peut aller de pair avec un pouvoir-dire, pouvoir soumettre l’autre à ses idées, autant qu’elle peut déployer un terrain de jeu où les idées more »

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